Défusions: Charest agira vite
Photo : Jacques Nadeau
Jean Charest a rencontré la presse hier à Québec, au lendemain des élections générales qui ont porté le Parti libéral au pouvoir. Le chef du PLQ a promis qu’une loi-cadre sera adoptée rapidement pour lancer le processus des défusions municipa
Québec — Jean Charest estime qu'il a reçu un mandat clair de la population du Québec pour amorcer le processus des défusions municipales le plus rapidement possible.
C'est ce qu'a indiqué le chef du Parti libéral du Québec à son premier point de presse depuis sa victoire de lundi. La question des défusions, «ç'a été soulevé pendant la campagne électorale. On a défendu notre point de vue. On a maintenant un mandat», a affirmé M. Charest.
L'adoption d'une loi-cadre visant à permettre les défusions ne saurait tarder. «On va aussi chercher à bouger le plus rapidement possible sur cette question-là, a dit le chef libéral. Je ne veux pas que les choses traînent. Je veux qu'on aille le plus rapidement possible.»
Il n'est toutefois pas en mesure de fixer d'échéancier puisque, a-t-il dit, il n'a pas encore rencontré le premier ministre Bernard Landry pour discuter de la passation des pouvoirs. Cette rencontre aura lieu ce matin.
Aux maires des villes fusionnées qui craignent que l'incertitude suscitée par la possibilité des défusions ne compromette leurs projets de développement, M. Charest répond qu'«ils peuvent continuer à administrer leur ville». Il a promis que son gouvernement demeurera «accessible» et montrera «une grande ouverture s'ils s'inquiètent de quoi que ce soit». Le gouvernement Charest travaillera en étroite collaboration avec les municipalités et leurs élus, a-t-il assuré, même avec les maires d'allégeance péquiste ou les maires d'allégeance libérale qui ont décrié la position du PLQ. «Pour moi, les couleurs politiques ne comptent pas. Les gens peuvent être d'autres allégeances; ce n'est pas ça, l'enjeu.»
Au cours du débat des chefs, Jean Charest s'était dit en faveur des nouvelles villes. Mais par la suite, il n'a pas voulu préciser si, en tant que citoyen de Westmount, où il a élu domicile, il voterait contre la défusion de la ville lors d'un référendum. De même, lors d'un entretien radiophonique, M. Charest a reconnu qu'une fois la loi-cadre adoptée, Hampstead ou Westmount pourraient redevenir une enclave au sein de Montréal et que Saint-Bruno et Saint-Lambert pourraient se détacher de Longueuil.
Cette loi-cadre doit définir les règles qui conduiront à des référendums sur les défusions. Un certain nombre de citoyens des anciennes villes — ce pourcentage, qui pourrait s'établir à 5 %, doit être fixé par la loi — signeraient un registre pour qu'un référendum sur la défusion de leur ville soit tenu. Par la suite, des études seraient réalisées afin d'établir les coûts de la défusion et le niveau de la fiscalité d'agglomération pour les services obtenus des municipalités voisines. Les autres citoyens des grandes villes n'auraient pas voix au chapitre; ce serait aux citoyens des villes les plus riches de trancher. Ces villes, dont les revenus fonciers sont les plus élevés, ne contribueraient plus à hausser la moyenne des revenus des taxes foncières de la grande ville.
Sur le chemin des défusions, le gouvernement libéral rencontrera l'opposition officielle, a laissé savoir Bernard Landry hier. «Nous allons, comme opposition, combattre vigoureusement toute loi en ce sens. On peut dire a contrario que nous, on a eu le mandat de la combattre, cette loi.» M. Landry a affirmé que sur cette question, le Parti québécois bénéficiait «d'alliés solides», les maires de Montréal et de Québec, «les maires de toutes les grandes villes et les maires des petites et moyennes villes».
M. Landry a soutenu que la création des grandes villes venait «d'une grande conviction» qu'elle contribuait au bien commun. «D'autres ont ajusté leur conscience en fonction des sondages», a-t-il laissé tomber.
C'est ce qu'a indiqué le chef du Parti libéral du Québec à son premier point de presse depuis sa victoire de lundi. La question des défusions, «ç'a été soulevé pendant la campagne électorale. On a défendu notre point de vue. On a maintenant un mandat», a affirmé M. Charest.
L'adoption d'une loi-cadre visant à permettre les défusions ne saurait tarder. «On va aussi chercher à bouger le plus rapidement possible sur cette question-là, a dit le chef libéral. Je ne veux pas que les choses traînent. Je veux qu'on aille le plus rapidement possible.»
Il n'est toutefois pas en mesure de fixer d'échéancier puisque, a-t-il dit, il n'a pas encore rencontré le premier ministre Bernard Landry pour discuter de la passation des pouvoirs. Cette rencontre aura lieu ce matin.
Aux maires des villes fusionnées qui craignent que l'incertitude suscitée par la possibilité des défusions ne compromette leurs projets de développement, M. Charest répond qu'«ils peuvent continuer à administrer leur ville». Il a promis que son gouvernement demeurera «accessible» et montrera «une grande ouverture s'ils s'inquiètent de quoi que ce soit». Le gouvernement Charest travaillera en étroite collaboration avec les municipalités et leurs élus, a-t-il assuré, même avec les maires d'allégeance péquiste ou les maires d'allégeance libérale qui ont décrié la position du PLQ. «Pour moi, les couleurs politiques ne comptent pas. Les gens peuvent être d'autres allégeances; ce n'est pas ça, l'enjeu.»
Au cours du débat des chefs, Jean Charest s'était dit en faveur des nouvelles villes. Mais par la suite, il n'a pas voulu préciser si, en tant que citoyen de Westmount, où il a élu domicile, il voterait contre la défusion de la ville lors d'un référendum. De même, lors d'un entretien radiophonique, M. Charest a reconnu qu'une fois la loi-cadre adoptée, Hampstead ou Westmount pourraient redevenir une enclave au sein de Montréal et que Saint-Bruno et Saint-Lambert pourraient se détacher de Longueuil.
Cette loi-cadre doit définir les règles qui conduiront à des référendums sur les défusions. Un certain nombre de citoyens des anciennes villes — ce pourcentage, qui pourrait s'établir à 5 %, doit être fixé par la loi — signeraient un registre pour qu'un référendum sur la défusion de leur ville soit tenu. Par la suite, des études seraient réalisées afin d'établir les coûts de la défusion et le niveau de la fiscalité d'agglomération pour les services obtenus des municipalités voisines. Les autres citoyens des grandes villes n'auraient pas voix au chapitre; ce serait aux citoyens des villes les plus riches de trancher. Ces villes, dont les revenus fonciers sont les plus élevés, ne contribueraient plus à hausser la moyenne des revenus des taxes foncières de la grande ville.
Sur le chemin des défusions, le gouvernement libéral rencontrera l'opposition officielle, a laissé savoir Bernard Landry hier. «Nous allons, comme opposition, combattre vigoureusement toute loi en ce sens. On peut dire a contrario que nous, on a eu le mandat de la combattre, cette loi.» M. Landry a affirmé que sur cette question, le Parti québécois bénéficiait «d'alliés solides», les maires de Montréal et de Québec, «les maires de toutes les grandes villes et les maires des petites et moyennes villes».
M. Landry a soutenu que la création des grandes villes venait «d'une grande conviction» qu'elle contribuait au bien commun. «D'autres ont ajusté leur conscience en fonction des sondages», a-t-il laissé tomber.
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