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Serge Ménard critique les choix du PQ

Marie-Andrée Chouinard   16 avril 2003 
Au lendemain de sa défaite dans Laval-des-Rapides, l'ex-ministre Serge Ménard réserve quelques critiques acides sur les choix de campagne de son parti. Parallèlement à la conciliation travail-famille, il aurait fallu appuyer sur le levier des groupes de médecine familiale, croit-il. «On avait des idées fortes, mais on ne les a pas sorties.»
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  • Jean-Pierre Lusignan
    Abonné
    mercredi 16 avril 2003 14h09
    Démocratie participative, santé et soins de santé
    « Rimouski, ce 16 avril 2003,

    Bonjour,

    Je suis membre du Parti québécois depuis plusieurs années. Je ne me suis pas impliqué dans la dernière campagne électorale pour raison de maladie.

    Sauf erreur de ma part, la campagne du Parti Québécois n'a pas assez mis en évidence les ministres et anciens députés: l'image d'un parti ne devrait jamais se coller à une seule personne, un peu comme ce fut le cas lors des deux précédentes élections. Autant d'images, autant de saveurs et douceurs, autant de légitimités et d'émotions, autant de raisons pour voter au lieu de s'abstenir. La baisse du taux de participation aux dernières élections est ce qui me désole le plus. À mon avis, ceci suffit pour changer de gouvernement. Je m'explique.

    Sauf erreur de ma part, le Parti Québécois a eu tout le temps requis pour partager ses soucis en "soins de santé" avec l'ensemble de la population, la consulter sur les choix à faire, présenter des stratégies, les faire adopter par l'Assemblée nationale ou à un référendum, et les appliquer. Les citoyens sont capables de faire des choix et d'en devenir collectivement et individuellement responsables. Ils savent que la santé n'est pas seulement affaire de soins de santé et que la pauvreté en est le pire ennemi. Ils connaissent également l'importance de l'environnement en santé. Ils savent que la conciliation harmonieuse du travail et de la famille est un important facteur de santé. Il suffit de faire confiance à la population et de lui donner réellement le pouvoir décisionnel sur un sujet majeur. Si les soins de santé ont été un enjeu aux dernières élections, c'est parce qu'ils n'ont pas été, de l'avis d'une bonne partie de la population, convenablement réglés antérieurement. Il aurait été important que a population du Québec remercie l'Assemblée nationale pour les choix faits en santé et aille massivement voter!

    Jean-Pierre Lusignan, personne chargée de cours, étudiant au doctorat en développement régional à l'UQAR et membre du Barreau depuis 1974. »

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