Une mort qui s'excuse
Alliance
Une scène du film La Sainte Fille, de Lucrecia Martel.
Chère Catherine, Encore écorchée vive, vous m'écrivez au sujet de votre meilleure amie disparue, victime d'un accident de la route cet hiver. Février ou juin, il n'y a pas de saison pour les deuils. Ils nous traversent, nous les traversons, du premier au dernier jour, la vie nous les offre en gerbes ou en brindilles, nous les sert en guise de rappel funeste. Nous ne contrôlons rien, malgré les coussins gonflables, les freins ABS, le cellulaire à portée de main et le GPS intégré.
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