Tout le monde n'en parle pas
Gilles Derome - Laval, le 2 juin 2009
4 juin 2009
Le mardi 2 juin, à Radio-Canada, une émission de 30 minutes sur la grève de 1959. Un devoir de mémoire. Beaucoup de beau monde. Lévesque, Sylvestre, Roux, Quirion, Duceppe, Pelletier, Trudeau... Et un grand absent.
Celui qui a rédigé, génialement, le texte de la convention. Et qui a su habilement l'imposer. Et qui a su initier les réalisateurs à la comprendre. C'est aussi par lui que les réalisateurs ont appris à la défendre et à faire respecter leur profession. Ce texte fut le noeud même de la nouvelle vie de la «Société». La «Société» devait désormais vivre avec ses nouveaux employés, et «l'Association» devait désormais vivre avec ses nouveaux employeurs.
Les réalisateurs ont été formés par cet homme secret, généreux et d'une grande intelligence: Jean-Paul Geoffroy. J'ai été vice-président de l'Association des réalisateurs plusieurs années après la grève. Et encore à cette époque, quelques petites têtes fortes de la direction ont tenté de ne pas tenir compte de cette convention. Ils ont été remis en douce à leur place, mais fermement par un homme qui savait ce que voulait dire «apposer sa signature» au bas d'un document. Quelques réalisateurs ont eux aussi appris à relire leur convention et à respecter leur propre signature.
Jean-Paul Geoffroy n'a rien d'une vedette syndicaliste ou médiatique. Pour cette raison, il n'est pas vu dans l'émission. Geoffroy savait déjà que ce qui se passe devant la caméra est moins important que ce qui se passe derrière. Son bonheur était de servir et non pas de se servir. Il sera un jour découvert par l'Histoire. Un pilier.
Celui qui a rédigé, génialement, le texte de la convention. Et qui a su habilement l'imposer. Et qui a su initier les réalisateurs à la comprendre. C'est aussi par lui que les réalisateurs ont appris à la défendre et à faire respecter leur profession. Ce texte fut le noeud même de la nouvelle vie de la «Société». La «Société» devait désormais vivre avec ses nouveaux employés, et «l'Association» devait désormais vivre avec ses nouveaux employeurs.
Les réalisateurs ont été formés par cet homme secret, généreux et d'une grande intelligence: Jean-Paul Geoffroy. J'ai été vice-président de l'Association des réalisateurs plusieurs années après la grève. Et encore à cette époque, quelques petites têtes fortes de la direction ont tenté de ne pas tenir compte de cette convention. Ils ont été remis en douce à leur place, mais fermement par un homme qui savait ce que voulait dire «apposer sa signature» au bas d'un document. Quelques réalisateurs ont eux aussi appris à relire leur convention et à respecter leur propre signature.
Jean-Paul Geoffroy n'a rien d'une vedette syndicaliste ou médiatique. Pour cette raison, il n'est pas vu dans l'émission. Geoffroy savait déjà que ce qui se passe devant la caméra est moins important que ce qui se passe derrière. Son bonheur était de servir et non pas de se servir. Il sera un jour découvert par l'Histoire. Un pilier.
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