Responsabilité ministérielle en régime parlementaire
Louis Duclos - Ex-député fédéral de Montmorency-Orléans de 1974 à 1984, Sainte-Pétronille, île d'Orléans, le 2 juin 2009
4 juin 2009
Depuis que s'est engagé le débat suscité par les résultats désastreux obtenus par la Caisse de dépôt et placement du Québec (CPDQ) en 2008, le premier ministre Jean Charest persiste à nier toute responsabilité de son gouvernement dans cette lamentable affaire. Pourtant, il devrait au moins reconnaître que la nouvelle orientation générale donnée à la CPDQ après sa prise du pouvoir en 2003, laquelle visait à privilégier le rendement optimal de ses placements au détriment de sa contribution au développement économique du Québec, n'est pas tout à fait étrangère à ce dérapage sans précédent.
Il devrait également reconnaître que dans un régime parlementaire britannique, c'est le premier ministre qui est ultimement responsable de l'action de son gouvernement, en vertu du principe de la responsabilité ministérielle. D'ailleurs, c'est sans doute en vertu de ce même principe qu'au cours de la campagne électorale de 2003, Jean Charest tenait Bernard Landry personnellement responsable des pertes de quelque 30 millions de dollars qu'avait encourues la CPDQ en investissant dans Montréal Modes. C'était pourtant de la petite bière, comme on dit chez nous, comparativement à l'hémorragie de 40 milliards de dollars qui a affligé la CPDQ sous le gouvernement de Jean Charest en 2008. Il est proprement scandaleux qu'il s'en lave les mains et qu'il traite avec autant de désinvolture cette véritable catastrophe financière pour la population du Québec.
Il devrait également reconnaître que dans un régime parlementaire britannique, c'est le premier ministre qui est ultimement responsable de l'action de son gouvernement, en vertu du principe de la responsabilité ministérielle. D'ailleurs, c'est sans doute en vertu de ce même principe qu'au cours de la campagne électorale de 2003, Jean Charest tenait Bernard Landry personnellement responsable des pertes de quelque 30 millions de dollars qu'avait encourues la CPDQ en investissant dans Montréal Modes. C'était pourtant de la petite bière, comme on dit chez nous, comparativement à l'hémorragie de 40 milliards de dollars qui a affligé la CPDQ sous le gouvernement de Jean Charest en 2008. Il est proprement scandaleux qu'il s'en lave les mains et qu'il traite avec autant de désinvolture cette véritable catastrophe financière pour la population du Québec.
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