Plan de lutte à la pauvreté - Un espace contestable pour la Fondation Chagnon
Lettre adressée à M. Sam Hamad, ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale
Mathieu Robillard - Membre de la Table régionale des organismes volontaires d'éducation populaire de Montréal
30 mai 2009
Vous lancerez le 15 juin prochain une consultation publique concernant le plan de lutte à la pauvreté. Nous devons vous avouer notre scepticisme et tenons à vous présenter ce qui alimente nos doutes.
En effet, la place privilégiée que vous venez d'offrir à la Fondation Chagnon relève d'une stratégie de partenariat public-privé qui nous semble d'autant plus contestable qu'elle lui a été offerte avant même les débuts des «rendez-vous de la solidarité».
Nous avons été indignés de constater la surdité de votre gouvernement face aux critiques émises par les organismes communautaires et votre empressement à contenter cette fondation qui n'a pas daigné se présenter à ces consultations pour répondre aux critiques d'organismes avec lesquels elle prétend vouloir travailler. Votre gouvernement favorise-t-il à ce point le privé que même dans les processus de consultations, celles faites dans le privé soient davantage privilégiées que les consultations publiques?
Centres locaux d'emploi
D'autre part, la manière dont s'effectue en catimini une réorganisation majeure des centres locaux d'emploi (CLE) sur l'île de Montréal nous fait douter de la capacité de votre ministère d'écouter le point de vue des organismes oeuvrant avec les personnes vivant en situation de pauvreté.
En effet, à pareille date l'année dernière, la Direction régionale d'Emploi-Québec prévoyait fermer 10 CLE sur 22. Suite à une mobilisation d'organismes communautaires dans une entrevue au Devoir, le responsable des relations médias pour le MESS lançait le même message: «il y aura consultation auprès des différents partenaires, dont les groupes communautaires».
Or, depuis ce temps, les rumeurs de réorganisation des CLE vont bon train et il semble que certains soient particulièrement menacés (par exemple le CLE Crémazie).
Les CLE permettent à des personnes en situation de pauvreté de s'informer des prestations et des services auxquels elles ont droit. Les CLE servent aussi à consulter des offres d'emploi et à obtenir des services d'Emploi-Québec. Dans cette lutte à la pauvreté, il doit y avoir plusieurs pistes de solution. Une augmentation substantielle des revenus accordés aux prestataires, bien sûr, mais aussi le maintien, l'amélioration et l'humanisation des services de proximité.
Tout cela, Monsieur le ministre, alimente grandement notre scepticisme. Dans la réorganisation des CLE de Montréal comme dans l'élaboration du futur plan de lutte à la pauvreté, votre manière de faire soulève d'importantes questions.
En effet, la place privilégiée que vous venez d'offrir à la Fondation Chagnon relève d'une stratégie de partenariat public-privé qui nous semble d'autant plus contestable qu'elle lui a été offerte avant même les débuts des «rendez-vous de la solidarité».
Nous avons été indignés de constater la surdité de votre gouvernement face aux critiques émises par les organismes communautaires et votre empressement à contenter cette fondation qui n'a pas daigné se présenter à ces consultations pour répondre aux critiques d'organismes avec lesquels elle prétend vouloir travailler. Votre gouvernement favorise-t-il à ce point le privé que même dans les processus de consultations, celles faites dans le privé soient davantage privilégiées que les consultations publiques?
Centres locaux d'emploi
D'autre part, la manière dont s'effectue en catimini une réorganisation majeure des centres locaux d'emploi (CLE) sur l'île de Montréal nous fait douter de la capacité de votre ministère d'écouter le point de vue des organismes oeuvrant avec les personnes vivant en situation de pauvreté.
En effet, à pareille date l'année dernière, la Direction régionale d'Emploi-Québec prévoyait fermer 10 CLE sur 22. Suite à une mobilisation d'organismes communautaires dans une entrevue au Devoir, le responsable des relations médias pour le MESS lançait le même message: «il y aura consultation auprès des différents partenaires, dont les groupes communautaires».
Or, depuis ce temps, les rumeurs de réorganisation des CLE vont bon train et il semble que certains soient particulièrement menacés (par exemple le CLE Crémazie).
Les CLE permettent à des personnes en situation de pauvreté de s'informer des prestations et des services auxquels elles ont droit. Les CLE servent aussi à consulter des offres d'emploi et à obtenir des services d'Emploi-Québec. Dans cette lutte à la pauvreté, il doit y avoir plusieurs pistes de solution. Une augmentation substantielle des revenus accordés aux prestataires, bien sûr, mais aussi le maintien, l'amélioration et l'humanisation des services de proximité.
Tout cela, Monsieur le ministre, alimente grandement notre scepticisme. Dans la réorganisation des CLE de Montréal comme dans l'élaboration du futur plan de lutte à la pauvreté, votre manière de faire soulève d'importantes questions.
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