Les détrousseurs du bien commun
Christiane Gervais - Le 21 mai 2009
23 mai 2009
Dans la cuvée des gestionnaires, fonctionnaires, élus et grands commis de l'État, les dirigeants de la SODEC se joignent au rang des détrousseurs du bien commun.
En fait, le problème, c'est que ces gens-là dirigent le gouvernement, les institutions publiques et parapubliques comme si elles étaient les leurs. Je ne sais pas si c'est parce que, au Québec, la grande entreprise privée est tellement subventionnée que les gestionnaires et dirigeants, en passant du privé au public, continuent allègrement à dépenser pour eux l'argent de tous, ou si c'est parce que l'argent, quand on travaille à ce niveau, est virtuel, inépuisable, sans réelle consistance, sans réalité autre que sur papier. Alors que, pour nous, il est si durement gagné et disparaît si rapidement de notre petit compte d'épargne... Mais on dirait vraiment que nous ne vivons pas dans la même réalité quotidienne au Québec en l'an 2009.
C'est répugnant de voir à quel point, chez ces gens-là, on vit dans l'abondance, sans devoir rendre de comptes, sans s'imposer de résultats à la hauteur de ce qu'on coûte à la population et qu'on génère en dépenses somptuaires pendant qu'on est en poste et après. Et c'est indécent que personne à l'Assemblée nationale, tous partis politiques confondus, ne s'élève pour dire: «Ça va faire, nettoyons nos écuries d'Augias!»
En fait, le problème, c'est que ces gens-là dirigent le gouvernement, les institutions publiques et parapubliques comme si elles étaient les leurs. Je ne sais pas si c'est parce que, au Québec, la grande entreprise privée est tellement subventionnée que les gestionnaires et dirigeants, en passant du privé au public, continuent allègrement à dépenser pour eux l'argent de tous, ou si c'est parce que l'argent, quand on travaille à ce niveau, est virtuel, inépuisable, sans réelle consistance, sans réalité autre que sur papier. Alors que, pour nous, il est si durement gagné et disparaît si rapidement de notre petit compte d'épargne... Mais on dirait vraiment que nous ne vivons pas dans la même réalité quotidienne au Québec en l'an 2009.
C'est répugnant de voir à quel point, chez ces gens-là, on vit dans l'abondance, sans devoir rendre de comptes, sans s'imposer de résultats à la hauteur de ce qu'on coûte à la population et qu'on génère en dépenses somptuaires pendant qu'on est en poste et après. Et c'est indécent que personne à l'Assemblée nationale, tous partis politiques confondus, ne s'élève pour dire: «Ça va faire, nettoyons nos écuries d'Augias!»
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