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Caisse de dépôt - Les risques de crise

Jean-Robert Sansfaçon   20 mai 2009 
Henri-Paul Rousseau est désolé et il s'excuse de l'erreur des PCAA, mais pour le reste, il n'y est pour rien: meilleure chance la prochaine fois!

Ainsi peut-on résumer le témoignage de l'ancien grand manitou de la Caisse de dépôt devant la commission parlementaire chargée d'étudier les mauvais rendements de 2008. Même si M. Rousseau avait quitté l'institution au moment de la crise financière, tous les mécanismes d'investissement et de gestion de risque qui ont failli lamentablement avaient été mis en place ou, à tout le moins, revus sous son règne.

Malgré les six heures de comparution, hier, on ne sait toujours par pourquoi la Caisse détenait autant de PCAA, pourquoi personne ne faisait de différence entre le papier bancaire et non bancaire, pourquoi aucun dirigeant ne savait qu'on en détenait autant, et pourquoi personne n'y voyait de danger contrairement aux autres sociétés de placement? Voilà un troublant aveu d'ignorance!

Dans la même veine, M. Rousseau refuse d'admettre que la perte de 2 milliards $ enregistrée au seul chapitre du nébuleux portefeuille de «Répartition de l'actif» soit le résultat de placements spéculatifs. Arbitrage de taux d'intérêt, gageures sur la direction empruntée par les obligations à long terme... les bollés de la Caisse ont eu tout faux. Il a donc fallu liquider la totalité du portefeuille au plus fort de la crise. Une perte sèche, majeure et inexcusable, comme au Casino.

Dans le secteur des investissements immobiliers, on ne comprend pas non plus l'écart qui sépare le rendement négatif de la Caisse de celui des autres grands fonds de placement canadiens. Et lorsqu'il est question du portefeuille d'actions américaines, M. Rousseau se contente de dire qu'il s'agit d'un marché très difficile, sans admettre que la Caisse a pris, là aussi, des risques inutiles quand on compare sa performance à celle des indices du marché qui sont pourtant beaucoup moins coûteux à gérer.

En somme, si on fait le bilan des interventions de M. Rousseau, on constate que malgré l'importance fondamentale de la Caisse de dépôt dans la vie de tous les Québécois, cette institution n'a pas été capable de faire face à la crise. Non seulement la direction de la Caisse ne connaissait pas les risques inhérents à plusieurs de ses activités, mais elle n'avait aucun plan de contingence pour limiter les dégâts.

Hier, M. Rousseau ne nous a pas beaucoup appris. Mais il nous a convaincus de la nécessité absolue pour le gouvernement de forcer la Caisse à se doter d'un plan de gestion détaillé qui tienne compte non seulement des périodes de croissance, mais surtout des risques qu'une nouvelle crise encore plus forte ferait peser sur l'avenir financier de tous les Québécois.






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  • Sylvain Racine
    Abonné
    mercredi 20 mai 2009 04h17
    Peu importe ce qu'ils feront, les Québécois présenteront l'autre joue ad vitam eternam. C'est ça être né pour un petit pain
    « Avant on disait que les Québécois étaient nés pour un petit pain, image qui est très bien représenté dans le plus récent vidéo de Prenez garde aux chiens http://www.youtube.com/watch?v=jBHYmDQUaiM avec Québec, un Tanguy?

    Maintenant, on vit dans l'illusion, l'illusion que parce que les médias en parle de toutes ces magouilles et incompétences, que le peuple lit et écoute. Le peuple ne sait tellement pas ce qui se passe. La grande majorité de son temps est dépensé dans le section des sports des quotidiens ou de l'horoscope. Si les Québécois s'en faisaient autant pour la chose politique que pour l'avenir des Canadiens de Montréal. Et l'ironie, on veut garder chez nous les habitants, terme péjoratif qui se rapproche de "colons" historiquement.

    Dès 2004, il était évident que le Québec entrait dans une phase de totale déconstruction et que les charognards allaient venir se servir.

    Le PLQ va encore être réélu en 2013 à moins d'un changement majeur au niveau du mode de scrutin, et le Québec va compléter sa chute libre. »

  • Jean-Gabriel Lauzier
    Abonné
    mercredi 20 mai 2009 04h19
    et Québécoises.
    « et Québécoises. »

  • Claude-Yves de Repentigny
    Abonné
    mercredi 20 mai 2009 07h14
    L'absence
    « L'absence d'éthique, de gouvernance, de compétence à tous les niveaux. Un pm qui ne remplace pas les membres du conseil et n'en a que pour les contacts avec Mulroney et Desmarais, un Rousseau qui fait des pirouettes pour sauver sa réputation, un système d'opération par des amateurs de bonis. Y a-t-il quelque chose de changé depuis? On nomme Sabia emmêlé dans ses options, pendant que son mentor se débat en commission parlementaire, et que son patron fait la belle sur la Romaine! On sait déjà qu'il ne veut pas remplacer le conseil d'administration du fond de Solidarité de la FTQ. Mulroney ne doit pourtant pas avoir des amis FTQ!!

    Claude de Repentigny



    e

    Solidarité FTQ »

  • Nicole Lamoureux
    Inscrite
    mercredi 20 mai 2009 07h54
    cotisons-nous!
    « Oui, québécois/québécoises cotisons-nous pour offrir un repas à la soupe populaire à ce pauvre Rousseau. Hier il faisait vraiment pitié, si nous ne lui offrons pas ce repas nous le verrons presque tous les jours au coin d'une rue de Mtl. »

  • Jean Lapointe
    Abonné
    mercredi 20 mai 2009 08h18
    Un plan de gestion détaillé que vous dites.
    « Peut-être est-ce ce qu'il faudrait à la Caisse mais encore faudrait-il qu'on nous explique un peu plus en quoi un tel plan pourrait consister.

    Bien sûr ce n'est pas dans un éditorial que cela pourrait se faire mais LE DEVOIR pourrait peut-être contribuer à l'élaboration d'un tel plan. Non ? »

  • Guy Morin
    Abonné
    mercredi 20 mai 2009 10h10
    Aidez-moi quelqu'un...
    « Je ne comprend plus du tout notre monde du travail. Je ne saisi plus la façon que fonctionne le monde du travail. Aujourd'hui quand un dirigeant d'entreprise tel que H.P. Rousseau, ex. Président de la caisse de dépôt du QC, fait une erreur ou deux, ou s'excuse publiquement d'avoir fait une erreur, il reçoit une prime de bonification en plus de tout le reste. Nous le peuple quelque soit notre domaine d'activité de travail, quand un employé fait une erreur il est congédié. Son grand patron ne lui donne pas de prime et la plus part du temps on exige une enquête interne afin de découvrir si l'employé a fait une erreur criminelle pour que l'entreprise puisse collecter de l'argent de l'employé. Ce n'est surement pas le cas de H.P.Rousseau et la caisse. Ce n'est surement pas le cas du gouvernement du Québec qui est le patron de la caisse de dépôt et de placement du Québec.
    Aidez-moi quelqu'un à comprendre ce qui se passe aujourd'hui dans notre monde de fou de travail. Il est à peu près temps pour nous les citoyens de notre société de se réveiller et débuter à contester nos dirigeants qui se lavent nettement des irrigularités profondes envers nous le peuple. Que la révolution commence si ça prend que cela. Que le peuple se réveille et qu'il puisse utiliser la rue pour faire passer à nos gouvernements et à nos dirigeants notre frustration totale à toutes ces hypocrisies de nos dirigeants. Quand je travaillais, dans le monde de la vente, quand le vendeur ne vendait pas il était mis sur le pavé sans hésitation de la part des grands patrons de l'entreprise. Jeter sur le pavé sans respect quelconcque. Est-ce le cas pour H.P.Rousseau?

    GUY MORIN. Saint-Jérôme. »

  • Bernard Gervais
    Abonné
    mercredi 20 mai 2009 10h56
    L'unique solution : une vraie commmission d'enquête publique
    « C'est trop facile, comme Henri-Paul Rousseau l'a fait hier en commission parlementaire, d'attribuer uniquement la crise économique actuelle les récents déboires de la Caisse de Dépôt.

    Si on veut vraiment aller au fond des choses et comprendre pourquoi, malgré les mises en garde de la Banque du Canada, les gestionnaires de la Caisse ont autant investi dans les fichus PCAA, il faudrait que cette question fasse l'objet d'une véritable enquête publique et indépendante du gouvernement.

    Cependant, tant que Charest (celui qui aime bien avoir les 2 mains sur le volant !) sera premier ministre, ce n'est pas demain qu'une telle enquête verra le jour ! »

  • Sylvain Guilbault
    Abonné
    mercredi 20 mai 2009 23h33
    L'unique solution
    « Pour ceux qui se souviennent de la chanson de Boris Vian: La Java des bombes atomiques. C'est clair, net et précis. »

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