Guerre en Irak - Crimes de lèse-humanité
De combien de morts Bush, Blair et Aznar ont-ils besoin pour assouvir leur appétit?
Adolfo Perez Esquivel - prix Nobel argentin
9 avril 2003
Le texte qui suit a été publié le 26 mars dernier dans le quotidien Pagina 12 de Buenos Aires sous la plume du prix Nobel argentin Adolfo Perez Esquivel. Leandro Steinmander, étudiant au baccalauréat en droit de l'UQAM, a eu l'idée de le traduire en français pour Le Devoir.
La guerre annoncée et souhaitée par le président Bush a été déclenchée. On n'a pas voulu écouter les milliards de voix qui se sont fait entendre partout dans le monde pour réclamer le droit à la paix. L'ONU a été ignorée et le droit international bafoué. L'orgueil du pouvoir n'a d'oreille que pour lui-même.
De combien de morts Bush, Blair et Aznar ont-ils besoin pour assouvir leur appétit? De combien de mensonges et de désinformation les grands médias, qui cherchent à occulter morts et blessés, ont-ils besoin pour continuer à tromper les peuples, voulant assimiler la guerre à un jeu vidéo en cachant sa cruauté et ses horreurs?
La réalité est douloureuse quand on constate l'impossibilité de freiner autant de folie et de mensonges. Nous faisons face à une forme de pensée privée de sentiments. Ce qui est tragique, c'est l'absence de valeurs éthiques et spirituelles qui a mené l'humanité à ce point de non-retour, provoqué par les responsables du déclenchement de cette guerre qui cherchent des justificatifs pour s'approprier les ressources de l'Irak et poursuivre leurs politiques d'expansion mondiale.
Un génocide
L'hypocrisie atteint des limites insoupçonnées. Ils ont fait abstraction des êtres humains et des peuples, et le génocide ne les empêchera pas d'atteindre leurs objectifs. Ils ont vidé de contenu leurs mots et leurs discours, et ils les couvrent de mensonges pour occulter l'horreur et les morts.
L'ONU doit réagir et sanctionner sévèrement ceux qui ont violé la charte de l'organisation et le droit international et qui ont conduit l'humanité à cette situation critique. Ils doivent être traduits devant la Cour pénale internationale pour être jugés de crimes contre l'humanité, même si les États-Unis ont rejeté la compétence de cette juridiction.
L'ONU a condamné d'autres pays et doit aussi sanctionner ceux qui sont au pouvoir. La force des armes ne leur donne pas raison ni le droit d'agir avec une totale impunité puisqu'un tel comportement est un grave danger pour tous les pays. Les peuples persistent à réclamer la fin de la guerre et le respect du droit des peuples à l'autodétermination, à la vie et à la paix. Les responsables qui ne savent pas ou ne veulent pas écouter leurs populations ne sont pas dignes de les gouverner. Il faut repenser les démocraties et les organismes internationaux et, ainsi, trouver de nouvelles façons de vivre et de coexister entre peuples.
La guerre annoncée et souhaitée par le président Bush a été déclenchée. On n'a pas voulu écouter les milliards de voix qui se sont fait entendre partout dans le monde pour réclamer le droit à la paix. L'ONU a été ignorée et le droit international bafoué. L'orgueil du pouvoir n'a d'oreille que pour lui-même.
De combien de morts Bush, Blair et Aznar ont-ils besoin pour assouvir leur appétit? De combien de mensonges et de désinformation les grands médias, qui cherchent à occulter morts et blessés, ont-ils besoin pour continuer à tromper les peuples, voulant assimiler la guerre à un jeu vidéo en cachant sa cruauté et ses horreurs?
La réalité est douloureuse quand on constate l'impossibilité de freiner autant de folie et de mensonges. Nous faisons face à une forme de pensée privée de sentiments. Ce qui est tragique, c'est l'absence de valeurs éthiques et spirituelles qui a mené l'humanité à ce point de non-retour, provoqué par les responsables du déclenchement de cette guerre qui cherchent des justificatifs pour s'approprier les ressources de l'Irak et poursuivre leurs politiques d'expansion mondiale.
Un génocide
L'hypocrisie atteint des limites insoupçonnées. Ils ont fait abstraction des êtres humains et des peuples, et le génocide ne les empêchera pas d'atteindre leurs objectifs. Ils ont vidé de contenu leurs mots et leurs discours, et ils les couvrent de mensonges pour occulter l'horreur et les morts.
L'ONU doit réagir et sanctionner sévèrement ceux qui ont violé la charte de l'organisation et le droit international et qui ont conduit l'humanité à cette situation critique. Ils doivent être traduits devant la Cour pénale internationale pour être jugés de crimes contre l'humanité, même si les États-Unis ont rejeté la compétence de cette juridiction.
L'ONU a condamné d'autres pays et doit aussi sanctionner ceux qui sont au pouvoir. La force des armes ne leur donne pas raison ni le droit d'agir avec une totale impunité puisqu'un tel comportement est un grave danger pour tous les pays. Les peuples persistent à réclamer la fin de la guerre et le respect du droit des peuples à l'autodétermination, à la vie et à la paix. Les responsables qui ne savent pas ou ne veulent pas écouter leurs populations ne sont pas dignes de les gouverner. Il faut repenser les démocraties et les organismes internationaux et, ainsi, trouver de nouvelles façons de vivre et de coexister entre peuples.
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