Un discours fumeux !
Réal Gingras - Le 14 mai 2009
15 mai 2009
Le débat sur les signes religieux a repris, et la ministre St-Pierre nous répète que l'État et la religion sont séparés. «Nous sommes un État laïque», dit-elle.
Mais voyons donc! Le préambule de la Charte canadienne indique toujours que le Canada est basé sur la suprématie de Dieu et à l'unanimité, le Parlement québécois, par un vote qui a suivi le dépôt de la commission Bouchard-Taylor, a maintenu le crucifix au-dessus du siège du président de l'Assemblée nationale sous prétexte que le crucifix fait partie de notre patrimoine et de notre histoire.
Tout ce discours est donc bien fumeux puisqu'il ne s'appuie pas sur des écrits inscrits dans la Constitution. Qu'est-ce que les Français ont donc compris en 1946 en inscrivant noir sur blanc dans leur Constitution la reconnaissance du principe de la laïcité de l'État et que nous, au Québec, nous n'avons pas encore compris?
Autrement dit, pour que ce discours soit crédible, il faut tout simplement amender le préambule de la Charte en y inscrivant le principe de laïcité en remplacement du principe de la suprématie de Dieu... Mais là, nous touchons à du fondamental, et nos politiciens au Québec ne sont pas là pour toucher au fondamental.
Mais voyons donc! Le préambule de la Charte canadienne indique toujours que le Canada est basé sur la suprématie de Dieu et à l'unanimité, le Parlement québécois, par un vote qui a suivi le dépôt de la commission Bouchard-Taylor, a maintenu le crucifix au-dessus du siège du président de l'Assemblée nationale sous prétexte que le crucifix fait partie de notre patrimoine et de notre histoire.
Tout ce discours est donc bien fumeux puisqu'il ne s'appuie pas sur des écrits inscrits dans la Constitution. Qu'est-ce que les Français ont donc compris en 1946 en inscrivant noir sur blanc dans leur Constitution la reconnaissance du principe de la laïcité de l'État et que nous, au Québec, nous n'avons pas encore compris?
Autrement dit, pour que ce discours soit crédible, il faut tout simplement amender le préambule de la Charte en y inscrivant le principe de laïcité en remplacement du principe de la suprématie de Dieu... Mais là, nous touchons à du fondamental, et nos politiciens au Québec ne sont pas là pour toucher au fondamental.
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