Aux abonnés absents... le silence
«Les feuilles d'un noisetier tremblent sous le vent: rien n'est plus pur que cette clarté d'un feuillage, éparpillée en mille éclats contraires. Rien n'apaise plus que l'humilité de ces feuilles tendres, soumises sans réserve au déluge des lumières. Elles parlent une langue suave, traversée de silence.» - Christian Bobin
«Vivre à proximité de la mort, parler à proximité du silence.» - André Comte-Sponville
Si je devais choisir une seule chose à apporter avec moi sur une île déserte, ce serait une réserve de silence. Je me doute que même sur les îles perdues l'agression sonore doit être de mise. De toutes les pollutions, celle-là s'avère probablement la plus pernicieuse, la plus dommageable pour l'être humain, une bouffeuse de sérénité, générant anxiété et agressivité.
À quand remonte votre dernière cure de silence? Aussi loin que votre dernier repas gastronomique, j'imagine.
Le silence est si rare qu'on doit prendre des réservations pour y goûter. Et comme pour la pollution lumineuse qui masque les étoiles, il faut s'éloigner de plus en plus pour aller à sa rencontre. Le silence n'est plus jamais un hasard. C'est même une matière première qui s'épuise. Faudra songer à en importer du Tibet ou de la Patagonie; vous verrez, ça vaudra cher l'once. Le silence est d'or, ne l'oublions pas.
En attendant, le silence étouffe sous l'effet d'un smog sonore de plus en plus tonitruant. «On ne peut plus faire d'entrevues en extérieur, dans les reportages ou documentaires, comme on le faisait il y a 20 ans. Il y a du bruit partout», me faisait remarquer le cinéaste Jacques Godbout l'automne dernier. La science semble lui donner raison. Sur le site du Regroupement québécois contre le bruit (RQCB), on apprend que le bruit ambiant double tous les dix ans. La dernière édition de Québec Science s'intéresse également au phénomène: «Le bruit qui rend malade. Si la tendance se maintient nous deviendrons tous sourds, fous ou malades», titre le magazine à l'occasion du mois de Marie qui est aussi celui de l'ouïe. 3% des infarctus et un nombre incalculable de comportements agressifs seraient imputables au bruit ou à l'absence de silence. Les abbayes vont pouvoir doubler leur prix d'entrée et si j'étais hôtelier, je songerais au concept «hôtel de charme en silence». Succès garanti.
Cultiver le silence
De plus en plus de gens autour de moi se baladent avec leurs bouchons d'oreille ou des casques d'écoute pour assourdir les bruits ambiants. Pas des aspirantes carmélites ou des bibliothécaires à la retraite, non, du vrai monde qui aime la musique, va au cinéma, apprécie une conversation entre amis mais hésite à le faire dans les endroits publics, même au restaurant en raison de la musique assourdissante. Le pré-ado d'un de mes amis refuse d'aller au cinéma à cause du niveau de décibels: il préfère louer ses films et les visionner à la maison.
Combien de personnes souffrent en silence de ce fait moderne et inéluctable? Difficile à dire tant qu'ils restent «silencieux». «Plus nous serons nombreux et plus nous pourrons faire pression sur la ministre de l'Environnement», explique Patrick Leclerc, fondateur du RQCB et persuadé qu'une politique nationale du bruit est désormais nécessaire. «En attendant, ceux qui expriment leur ras-le-bol passent pour des "dérangés", de vieux croûtons qui n'apprécient pas "la vie". Mais le droit de polluer, même par le bruit, n'existe pas!»
Cultiver le silence fait partie du jardinage extrême, même à la campagne. Et l'été n'a rien de feutré, il nous inflige un stress supplémentaire. Cette période coïncide avec les fenêtres qu'on ouvre, le festival de la construction qui débute, des rénovations domiciliaires, des souffleuses à feuilles, des tondeuses, des climatiseurs, des scies mécaniques, des motos ultra-bruyantes, des silencieux modifiés, des chaînes stéréophoniques puissantes, des trottinettes à moteur, des motomarines, des quads; tout ça jouera à guichets ouverts toute la saison. Que vous prisiez ou non, vous êtes abonnés permanents à la tyrannie du vacarme.
Pire! Toute une génération ne sait plus ce qu'est le silence, n'y a jamais trempé le lobe de l'oreille. Et quand on ne connaît pas quelque chose, on ne le recherche pas, forcément. Prisonniers de leurs écouteurs, les plus jeunes sont devenus des clients de choix pour les audiologistes, un métier d'avenir. Autrefois, la masturbation rendait sourd, maintenant, c'est l'air du temps. On apprenait dans Le Soleil, la semaine dernière, que la hausse des consultations pour des problèmes d'audition chez les 25-27 ans était de 150 % depuis 10 ans. Quant à la proportion d'adolescents qui s'exposent à des niveaux de bruit comparables à ceux des travailleurs en usine, à cause de leur iPod, elle est de 70 %. L'acouphène est leur meilleur ami...
La science du silence
Le sujet m'inquiète d'autant que je ménage le silence; j'en suis secrètement amoureuse. Je suis entourée de silences depuis toujours. Des silences choisis et d'autres inspirés, des rêveries comme des méditations, des recueillements comme des réflexions, des silences créateurs et révélateurs, des silences intérieurs et extérieurs. Mon métier épouse le silence de l'écriture et de la lecture mais par goût, je choisis aussi la nature et son havre de silence le plus souvent possible.
Écouter le vent dans ses feuilles, la mer caresser les rochers, percevoir les battements de mon coeur et la marée haute de mes pensées secrètes, faire silence avec quelqu'un comme ultime marque de confiance. On n'accède à soi et à l'autre que par la porte sacrée du silence. C'est peut-être pourquoi on le fuit tant. Le silence à la fois réparateur et inquisiteur fait peur.
«Quelle tristesse (pour ne pas dire quelle stupidité!) d'avoir fait disparaître le silence de nos vies en tant que civilisation. Même les films silencieux à la Ingmar Bergman son devenus rares», m'écrit ma nonne bouddhiste préférée, Kelsang Drenpa, du centre Kankala. «Le silence permet de guérir et d'apprendre à se connaître. Notre nature pure se manifeste et nos intentions les plus bienveillantes prennent forme. Nous pouvons entendre et écouter, comprendre et réaliser, trouver la solution à tous nos problèmes. Dans le silence, nos souhaits sincères se révèlent.»
Nul besoin d'être abonné à un zendo ou à une chapelle pour apprécier ce qui fait partout défaut. Comme une seconde peau qui nous protégeait de la brutalité du monde, le silence tué s'est tu.
***
cherejoblo@ledevoir.com
***
Appelé: à l'abbaye cistercienne d'Oka qui vient de déménager ses pénates et ses moines à Saint-Jean-de-Matha. Vous irez voir les photos du site, magnifique, qui a remporté un prix d'architecture. Une oeuvre de Pierre Thibault. www.abbayevalnotredame.ca. On ouvrira l'hôtellerie mixte dès la première semaine de septembre 2009; 13 chambres à votre disposition, et on prend déjà les réservations. 450 960-2889. Le père qui m'a répondu m'a dit qu'il reste beaucoup de silence...
Lu: l'article de Catherine Dubé dans le magazine Québec Science, en kiosque (mai 2009): «Le bruit, c'est assez!». Ça donne envie de se balader avec un sonomètre dans les poches, de calfeutrer ses fenêtres, de déménager sur une autre planète, mais surtout de faire pression auprès du gouvernement. Pour visiter la carte sonographique de Montréal et ses 124 prises de son: http://cessa.music.concordia.ca/soundmap/fr.
Visité: le site du Regroupement québécois contre le bruit. Près de 1000 sympathisants et beaucoup de dossiers en cours, dont les motomarines, quads, systèmes de son de voitures, silencieux, baladeurs, tintamarre dans les commerces. Parmi les objectifs: échanger des adresses de lieux «sans bruit». J'aurais plutôt tendance à garder ces adresses pour moi, mais voici celle du site... www.rqcb.ca.
Aimé: Les Printemps du silence du philosophe Nicolas Go, un essai anti bling-bling sur le silence! L'auteur s'intéresse à tous les silences, méditatifs ou de recueillement, même les silences en musique et en peinture, en poésie, le silence de la création et de la nature. Un angle intello et philosophique pour qui veut réfléchir davantage à ce parent pauvre de l'écologie. Des références à Bobin, Bachelard, René Char.
***
Joblog
Un trou dans le temps
Un docu sur des prisonniers, passe encore. Mais un documentaire avec de vieux prisonniers qui s'inquiètent de la mentalité des jeunes, du manque de solidarité à l'intérieur des murs, c'est inusité.
Même en prison, les temps changent et l'individualisme règne. La première du film a lieu ce soir au cinéma Parallèle, en présence de la réalisatrice Catherine Proulx.
Certains personnages sont très attachants, d'autres moins, forcément. On ne verse pas de larmes mais on comprend mieux ces vies gâchées dont on essaie de tirer le meilleur parti. La transition vers la vie civile est également abordée et on assiste à une rechute... www.cinemaparallele.ca.
Cul par-dessus tête
Un autre docu qui parle de cul, çui-là. Pas tellement le cul comme le popotin, celui qu'on découvre lentement, lascivement, avec style, dans le plus pur burlesque. A wink and a smile présente dix femmes de Seattle de tous les âges et de tous les formats, qui se sont inscrites au cours «Burlesque 101».
En six semaines, elles se mettent à nu progressivement et explorent une forme d'art en perdition. De la naturopathe à la journaliste en passant par la chanteuse d'opéra et la taxidermiste, on assiste à l'art de l'effeuillage dans tous les sens du terme, mais également à une mutation intime. Du strip coquin et plutôt pudique, pour intellos... Au cinéma du Parc en version originale anglaise, à partir d'aujourd'hui et jusqu'au 21 mai.
***
www.chatelaine.com/joblo
«Vivre à proximité de la mort, parler à proximité du silence.» - André Comte-Sponville
Si je devais choisir une seule chose à apporter avec moi sur une île déserte, ce serait une réserve de silence. Je me doute que même sur les îles perdues l'agression sonore doit être de mise. De toutes les pollutions, celle-là s'avère probablement la plus pernicieuse, la plus dommageable pour l'être humain, une bouffeuse de sérénité, générant anxiété et agressivité.
À quand remonte votre dernière cure de silence? Aussi loin que votre dernier repas gastronomique, j'imagine.
Le silence est si rare qu'on doit prendre des réservations pour y goûter. Et comme pour la pollution lumineuse qui masque les étoiles, il faut s'éloigner de plus en plus pour aller à sa rencontre. Le silence n'est plus jamais un hasard. C'est même une matière première qui s'épuise. Faudra songer à en importer du Tibet ou de la Patagonie; vous verrez, ça vaudra cher l'once. Le silence est d'or, ne l'oublions pas.
En attendant, le silence étouffe sous l'effet d'un smog sonore de plus en plus tonitruant. «On ne peut plus faire d'entrevues en extérieur, dans les reportages ou documentaires, comme on le faisait il y a 20 ans. Il y a du bruit partout», me faisait remarquer le cinéaste Jacques Godbout l'automne dernier. La science semble lui donner raison. Sur le site du Regroupement québécois contre le bruit (RQCB), on apprend que le bruit ambiant double tous les dix ans. La dernière édition de Québec Science s'intéresse également au phénomène: «Le bruit qui rend malade. Si la tendance se maintient nous deviendrons tous sourds, fous ou malades», titre le magazine à l'occasion du mois de Marie qui est aussi celui de l'ouïe. 3% des infarctus et un nombre incalculable de comportements agressifs seraient imputables au bruit ou à l'absence de silence. Les abbayes vont pouvoir doubler leur prix d'entrée et si j'étais hôtelier, je songerais au concept «hôtel de charme en silence». Succès garanti.
Cultiver le silence
De plus en plus de gens autour de moi se baladent avec leurs bouchons d'oreille ou des casques d'écoute pour assourdir les bruits ambiants. Pas des aspirantes carmélites ou des bibliothécaires à la retraite, non, du vrai monde qui aime la musique, va au cinéma, apprécie une conversation entre amis mais hésite à le faire dans les endroits publics, même au restaurant en raison de la musique assourdissante. Le pré-ado d'un de mes amis refuse d'aller au cinéma à cause du niveau de décibels: il préfère louer ses films et les visionner à la maison.
Combien de personnes souffrent en silence de ce fait moderne et inéluctable? Difficile à dire tant qu'ils restent «silencieux». «Plus nous serons nombreux et plus nous pourrons faire pression sur la ministre de l'Environnement», explique Patrick Leclerc, fondateur du RQCB et persuadé qu'une politique nationale du bruit est désormais nécessaire. «En attendant, ceux qui expriment leur ras-le-bol passent pour des "dérangés", de vieux croûtons qui n'apprécient pas "la vie". Mais le droit de polluer, même par le bruit, n'existe pas!»
Cultiver le silence fait partie du jardinage extrême, même à la campagne. Et l'été n'a rien de feutré, il nous inflige un stress supplémentaire. Cette période coïncide avec les fenêtres qu'on ouvre, le festival de la construction qui débute, des rénovations domiciliaires, des souffleuses à feuilles, des tondeuses, des climatiseurs, des scies mécaniques, des motos ultra-bruyantes, des silencieux modifiés, des chaînes stéréophoniques puissantes, des trottinettes à moteur, des motomarines, des quads; tout ça jouera à guichets ouverts toute la saison. Que vous prisiez ou non, vous êtes abonnés permanents à la tyrannie du vacarme.
Pire! Toute une génération ne sait plus ce qu'est le silence, n'y a jamais trempé le lobe de l'oreille. Et quand on ne connaît pas quelque chose, on ne le recherche pas, forcément. Prisonniers de leurs écouteurs, les plus jeunes sont devenus des clients de choix pour les audiologistes, un métier d'avenir. Autrefois, la masturbation rendait sourd, maintenant, c'est l'air du temps. On apprenait dans Le Soleil, la semaine dernière, que la hausse des consultations pour des problèmes d'audition chez les 25-27 ans était de 150 % depuis 10 ans. Quant à la proportion d'adolescents qui s'exposent à des niveaux de bruit comparables à ceux des travailleurs en usine, à cause de leur iPod, elle est de 70 %. L'acouphène est leur meilleur ami...
La science du silence
Le sujet m'inquiète d'autant que je ménage le silence; j'en suis secrètement amoureuse. Je suis entourée de silences depuis toujours. Des silences choisis et d'autres inspirés, des rêveries comme des méditations, des recueillements comme des réflexions, des silences créateurs et révélateurs, des silences intérieurs et extérieurs. Mon métier épouse le silence de l'écriture et de la lecture mais par goût, je choisis aussi la nature et son havre de silence le plus souvent possible.
Écouter le vent dans ses feuilles, la mer caresser les rochers, percevoir les battements de mon coeur et la marée haute de mes pensées secrètes, faire silence avec quelqu'un comme ultime marque de confiance. On n'accède à soi et à l'autre que par la porte sacrée du silence. C'est peut-être pourquoi on le fuit tant. Le silence à la fois réparateur et inquisiteur fait peur.
«Quelle tristesse (pour ne pas dire quelle stupidité!) d'avoir fait disparaître le silence de nos vies en tant que civilisation. Même les films silencieux à la Ingmar Bergman son devenus rares», m'écrit ma nonne bouddhiste préférée, Kelsang Drenpa, du centre Kankala. «Le silence permet de guérir et d'apprendre à se connaître. Notre nature pure se manifeste et nos intentions les plus bienveillantes prennent forme. Nous pouvons entendre et écouter, comprendre et réaliser, trouver la solution à tous nos problèmes. Dans le silence, nos souhaits sincères se révèlent.»
Nul besoin d'être abonné à un zendo ou à une chapelle pour apprécier ce qui fait partout défaut. Comme une seconde peau qui nous protégeait de la brutalité du monde, le silence tué s'est tu.
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cherejoblo@ledevoir.com
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Appelé: à l'abbaye cistercienne d'Oka qui vient de déménager ses pénates et ses moines à Saint-Jean-de-Matha. Vous irez voir les photos du site, magnifique, qui a remporté un prix d'architecture. Une oeuvre de Pierre Thibault. www.abbayevalnotredame.ca. On ouvrira l'hôtellerie mixte dès la première semaine de septembre 2009; 13 chambres à votre disposition, et on prend déjà les réservations. 450 960-2889. Le père qui m'a répondu m'a dit qu'il reste beaucoup de silence...
Lu: l'article de Catherine Dubé dans le magazine Québec Science, en kiosque (mai 2009): «Le bruit, c'est assez!». Ça donne envie de se balader avec un sonomètre dans les poches, de calfeutrer ses fenêtres, de déménager sur une autre planète, mais surtout de faire pression auprès du gouvernement. Pour visiter la carte sonographique de Montréal et ses 124 prises de son: http://cessa.music.concordia.ca/soundmap/fr.
Visité: le site du Regroupement québécois contre le bruit. Près de 1000 sympathisants et beaucoup de dossiers en cours, dont les motomarines, quads, systèmes de son de voitures, silencieux, baladeurs, tintamarre dans les commerces. Parmi les objectifs: échanger des adresses de lieux «sans bruit». J'aurais plutôt tendance à garder ces adresses pour moi, mais voici celle du site... www.rqcb.ca.
Aimé: Les Printemps du silence du philosophe Nicolas Go, un essai anti bling-bling sur le silence! L'auteur s'intéresse à tous les silences, méditatifs ou de recueillement, même les silences en musique et en peinture, en poésie, le silence de la création et de la nature. Un angle intello et philosophique pour qui veut réfléchir davantage à ce parent pauvre de l'écologie. Des références à Bobin, Bachelard, René Char.
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Joblog
Un trou dans le temps
Un docu sur des prisonniers, passe encore. Mais un documentaire avec de vieux prisonniers qui s'inquiètent de la mentalité des jeunes, du manque de solidarité à l'intérieur des murs, c'est inusité.
Même en prison, les temps changent et l'individualisme règne. La première du film a lieu ce soir au cinéma Parallèle, en présence de la réalisatrice Catherine Proulx.
Certains personnages sont très attachants, d'autres moins, forcément. On ne verse pas de larmes mais on comprend mieux ces vies gâchées dont on essaie de tirer le meilleur parti. La transition vers la vie civile est également abordée et on assiste à une rechute... www.cinemaparallele.ca.
Cul par-dessus tête
Un autre docu qui parle de cul, çui-là. Pas tellement le cul comme le popotin, celui qu'on découvre lentement, lascivement, avec style, dans le plus pur burlesque. A wink and a smile présente dix femmes de Seattle de tous les âges et de tous les formats, qui se sont inscrites au cours «Burlesque 101».
En six semaines, elles se mettent à nu progressivement et explorent une forme d'art en perdition. De la naturopathe à la journaliste en passant par la chanteuse d'opéra et la taxidermiste, on assiste à l'art de l'effeuillage dans tous les sens du terme, mais également à une mutation intime. Du strip coquin et plutôt pudique, pour intellos... Au cinéma du Parc en version originale anglaise, à partir d'aujourd'hui et jusqu'au 21 mai.
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