Élections 2003 - Se rassembler autour de l'essentiel
Nous sommes tous responsables de l'avenir du Québec, singulièrement à une époque d'accélération de l'histoire et de mondialisation incontrôlée. Pareil contexte fait ressortir davantage la fragilité de nombreux peuples dont la survie tient à la volonté, à l'audace, à la lucidité et à l'aptitude à refaire constamment une synthèse dynamique de l'héritage et de l'innovation. On ne joue pas l'avenir de la nation, le sort des générations qui montent, sur un coup de tête ou un coup de dés, en fonction de la mode ou de l'air du temps, par un désir inconsidéré de changement à tout prix, désir qu'il ne faut pas confondre avec une évolution saine et féconde.
Dans quelques jours, le peuple québécois sera appelé à élire son gouvernement pour les quatre à cinq années subséquentes. Plus encore qu'un choix entre des orientations, des propositions et des équipes, c'est un choix de société que les électeurs seront en réalité appelés à faire. Un éventuel changement de gouvernement pourrait, dans la présente conjoncture, déboucher sur un véritable changement d'orientation, de type de société, dont les conséquences seraient graves surtout pour le progrès social et la possibilité d'assumer un jour la pleine maîtrise de notre destin.
Les ultimes tenants d'un renouveau du fédéralisme canadien paraissent avoir perdu depuis longtemps leurs dernières illusions. Ottawa a plutôt renforcé, au cours des récentes années, sa vision et ses mesures centralisatrices, y compris dans les domaines clés de compétences «provinciale» que sont la santé, l'éducation et la recherche, la protection sociale et, désormais, les collectivités locales et régionales (avec le projet d'un office ou même d'un ministère fédéral des municipalités). Le Gouvernement du Québec a dénoncé et combattu le déséquilibre fiscal dont tous les partis et tous les groupes sociaux ont pourtant reconnu à l'unanimité l'ampleur et la nocivité. C'est plutôt d'injustice ou d'iniquité fiscale qu'il convient de parler, le déséquilibre en étant la conséquence et l'illustration permanente. Il faut continuer à dénoncer et à combattre cet état de choses, tout en sachant que là comme sur les autres plans et plus que sur les autres, la seule solution véritable réside dans la pleine capacité de lever tous nos impôts et d'en disposer nous-mêmes, c'est-à-dire dans la souveraineté.
Le Parti québécois, c'est près de 35 ans de l'histoire du Québec contemporain. Il en a marqué un tournant majeur et en a écrit un chapitre capital, qui s'inscrivaient dans le prolongement de la révolution tranquille, notamment par le souci du progrès social, la démocratisation de la vie politique, le préjugé favorable à l'égard des travailleurs, la loi 101 bouclier de protection de la langue française, pour ne retenir que certaines des mesures les plus utiles et les plus fécondes qu'il a suscitées. Le PQ a rappelé par là, avec constance, la liaison étroite entre l'avancement global de la société et la recherche de la souveraineté. L'une et l'autre sont plus que jamais nécessaires, plus que jamais interdépendantes.
C'est pourquoi, à l'occasion de la prochaine élection, nous invitons les citoyens et citoyennes du Québec, à quelque courant et à quelque famille qu'ils se rattachent, en particulier les souverainistes et les nationalistes de toutes tendances, à unir leurs forces à celles du Parti québécois, formation politique porteuse du grand dessein souverainiste, global et cohérent, garant de la sauvegarde de la langue et, par la récupération de tous nos impôts, d'un véritable progrès social. C'est deux conditions sont essentielles à notre survivance et à notre épanouissement comme nation. Le sursaut est d'autant plus pressant que surgissent de nouvelles menaces, en particulier celles qu'engendre une fausse mondialisation, porteuse non pas de véritables échanges et d'un authentique dialogue mais d'une nouvelle hégémonie et d'une uniformisation qui est le contraire de l'universalisme.
Un pacte moral entre le pays et le parti
Il importe que le Parti québécois, fondé par René Lévesque dans la fidélité à ses origines et dans l'adaptation de son grand dessein aux exigences du moment, reconnaisse la nécessité d'une sorte de contrat ou de pacte moral entre un prochain gouvernement du PQ et le peuple. Ce pacte comprendrait notamment les objectifs suivants:
- actualisation, approfondissement et renforcement de la loi 101, la langue française étant la raison primordiale du combat pour la souveraineté;
- adoption d'une véritable politique de la population, globale et audacieuse, autour des trois dimensions essentielles: politique familiale, soutien à la natalité, intégration des immigrants;
- préservation et renforcement des grands outils d'émancipation économique et de progrès social dont le Québec s'est doté depuis le début des années soixante;
- politique sociale résolument progressiste qui ait le souci prioritaire des plus démunis et prévoie l'institution d'un revenu minimum garanti;
- maintien du régime public universel de santé et de la gratuité de l'enseignement public;
- défense et renforcement de notre politique et de nos instruments de relations internationales en privilégiant la notion fondamentale de la diversité des cultures;
- réintroduction de l'enseignement de l'histoire nationale à tous les niveaux du système éducatif, condition de fierté, de confiance en soi, de sens de l'identité nationale et d'intégration des immigrants à notre mémoire collective;
- mise en oeuvre d'une politique intégrée de l'environnement dans le but de préserver nos ressources fondamentales, notamment l'eau, le sol et la forêt et le milieu de vie des citoyens d'aujourd'hui et des générations futures.
Un pareil «pacte», sorte de contrat moral entre le prochain gouvernement du PQ et le peuple, autour de ces hautes priorités, conforterait le nécessaire climat de confiance entre l'électorat et sa représentation ferait ressortir et confirmerait, à chaque étape, le lien entre le progrès collectif et la libération politique.
Lors des élections du 14 avril, nous appelons tous les citoyens et les citoyennes du Québec qui refusent la régression que comporterait un changement de cap en direction d'un néo-libéralisme coloré de populisme, qui ont confiance dans les possibilités de notre peuple, qui mesurent les risques d'un changement d'orientation où serait inscrite notre réduction au sort et à la mentalité d'une minorité sans perspective, à se retrouver dans l'appui au Parti québécois pour une nouvelle étape vers la maîtrise de notre destin.
Dans quelques jours, le peuple québécois sera appelé à élire son gouvernement pour les quatre à cinq années subséquentes. Plus encore qu'un choix entre des orientations, des propositions et des équipes, c'est un choix de société que les électeurs seront en réalité appelés à faire. Un éventuel changement de gouvernement pourrait, dans la présente conjoncture, déboucher sur un véritable changement d'orientation, de type de société, dont les conséquences seraient graves surtout pour le progrès social et la possibilité d'assumer un jour la pleine maîtrise de notre destin.
Les ultimes tenants d'un renouveau du fédéralisme canadien paraissent avoir perdu depuis longtemps leurs dernières illusions. Ottawa a plutôt renforcé, au cours des récentes années, sa vision et ses mesures centralisatrices, y compris dans les domaines clés de compétences «provinciale» que sont la santé, l'éducation et la recherche, la protection sociale et, désormais, les collectivités locales et régionales (avec le projet d'un office ou même d'un ministère fédéral des municipalités). Le Gouvernement du Québec a dénoncé et combattu le déséquilibre fiscal dont tous les partis et tous les groupes sociaux ont pourtant reconnu à l'unanimité l'ampleur et la nocivité. C'est plutôt d'injustice ou d'iniquité fiscale qu'il convient de parler, le déséquilibre en étant la conséquence et l'illustration permanente. Il faut continuer à dénoncer et à combattre cet état de choses, tout en sachant que là comme sur les autres plans et plus que sur les autres, la seule solution véritable réside dans la pleine capacité de lever tous nos impôts et d'en disposer nous-mêmes, c'est-à-dire dans la souveraineté.
Le Parti québécois, c'est près de 35 ans de l'histoire du Québec contemporain. Il en a marqué un tournant majeur et en a écrit un chapitre capital, qui s'inscrivaient dans le prolongement de la révolution tranquille, notamment par le souci du progrès social, la démocratisation de la vie politique, le préjugé favorable à l'égard des travailleurs, la loi 101 bouclier de protection de la langue française, pour ne retenir que certaines des mesures les plus utiles et les plus fécondes qu'il a suscitées. Le PQ a rappelé par là, avec constance, la liaison étroite entre l'avancement global de la société et la recherche de la souveraineté. L'une et l'autre sont plus que jamais nécessaires, plus que jamais interdépendantes.
C'est pourquoi, à l'occasion de la prochaine élection, nous invitons les citoyens et citoyennes du Québec, à quelque courant et à quelque famille qu'ils se rattachent, en particulier les souverainistes et les nationalistes de toutes tendances, à unir leurs forces à celles du Parti québécois, formation politique porteuse du grand dessein souverainiste, global et cohérent, garant de la sauvegarde de la langue et, par la récupération de tous nos impôts, d'un véritable progrès social. C'est deux conditions sont essentielles à notre survivance et à notre épanouissement comme nation. Le sursaut est d'autant plus pressant que surgissent de nouvelles menaces, en particulier celles qu'engendre une fausse mondialisation, porteuse non pas de véritables échanges et d'un authentique dialogue mais d'une nouvelle hégémonie et d'une uniformisation qui est le contraire de l'universalisme.
Un pacte moral entre le pays et le parti
Il importe que le Parti québécois, fondé par René Lévesque dans la fidélité à ses origines et dans l'adaptation de son grand dessein aux exigences du moment, reconnaisse la nécessité d'une sorte de contrat ou de pacte moral entre un prochain gouvernement du PQ et le peuple. Ce pacte comprendrait notamment les objectifs suivants:
- actualisation, approfondissement et renforcement de la loi 101, la langue française étant la raison primordiale du combat pour la souveraineté;
- adoption d'une véritable politique de la population, globale et audacieuse, autour des trois dimensions essentielles: politique familiale, soutien à la natalité, intégration des immigrants;
- préservation et renforcement des grands outils d'émancipation économique et de progrès social dont le Québec s'est doté depuis le début des années soixante;
- politique sociale résolument progressiste qui ait le souci prioritaire des plus démunis et prévoie l'institution d'un revenu minimum garanti;
- maintien du régime public universel de santé et de la gratuité de l'enseignement public;
- défense et renforcement de notre politique et de nos instruments de relations internationales en privilégiant la notion fondamentale de la diversité des cultures;
- réintroduction de l'enseignement de l'histoire nationale à tous les niveaux du système éducatif, condition de fierté, de confiance en soi, de sens de l'identité nationale et d'intégration des immigrants à notre mémoire collective;
- mise en oeuvre d'une politique intégrée de l'environnement dans le but de préserver nos ressources fondamentales, notamment l'eau, le sol et la forêt et le milieu de vie des citoyens d'aujourd'hui et des générations futures.
Un pareil «pacte», sorte de contrat moral entre le prochain gouvernement du PQ et le peuple, autour de ces hautes priorités, conforterait le nécessaire climat de confiance entre l'électorat et sa représentation ferait ressortir et confirmerait, à chaque étape, le lien entre le progrès collectif et la libération politique.
Lors des élections du 14 avril, nous appelons tous les citoyens et les citoyennes du Québec qui refusent la régression que comporterait un changement de cap en direction d'un néo-libéralisme coloré de populisme, qui ont confiance dans les possibilités de notre peuple, qui mesurent les risques d'un changement d'orientation où serait inscrite notre réduction au sort et à la mentalité d'une minorité sans perspective, à se retrouver dans l'appui au Parti québécois pour une nouvelle étape vers la maîtrise de notre destin.
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