Lettres: Réaction à un éditorial du 31 mars
Albert Côté - Économiste et démographe, Boucherville, le 4 avril 2003
7 avril 2003
Monsieur Descôteaux,
Vous prétendez que Jean Charest est «prisonnier» de sa prise de position, «qu'il maintient contre toute logique»...
Mais, où est la logique? Vous semblez croire qu'elle est du côté des maires des nouvelles méga-villes nées des fusions.
Or, ceux-ci et leurs nouveaux conseillers municipaux touchent maintenant des méga-salaires pour tenter de gérer des monstres administratifs dans des structures gigantesques qui coûteront de plus en plus cher, en devenant de plus en plus inefficaces.
Vous faites fausse route M. Descôteaux. Ce n'est pas en rendant microscopique le rôle et l'influence du simple citoyen que la démocratie triomphe.
Ce n'est pas en éliminant des villes historiques comme Boucherville que la mémoire et le sentiment d'appartenance d'un peuple se conservent. Boucherville n'a que 25 ans de moins que Montréal et 59 ans de moins que la ville de Québec.
On n'a pas à faire disparaître des collectivités qui se sont développées dans le temps avec persévérance pour assurer un développement national plus cohérent...
Une Communauté économique régionale efficace vaut mille fois mieux qu'un géant sans tête, sans coeur et sans racine.
Il est fallacieux d'affirmer, comme vous le faites, que Jean Charest se «heurte à une très large majorité d'électeurs», quand les électeurs n'ont pas eu le choix de voter pour ou contre les fusions.
Saddam Hussein et Fidel Castro seraient-ils de grands démocrates (???), puisque leurs électeurs ne peuvent nullement voter contre eux?
82 % des Bouchervillois ont dit non, par sondage scientifique, à la fusion forcée de leur ville à celle de Longueuil... Où est la démocratie, où est la logique?
Vous prétendez que Jean Charest est «prisonnier» de sa prise de position, «qu'il maintient contre toute logique»...
Mais, où est la logique? Vous semblez croire qu'elle est du côté des maires des nouvelles méga-villes nées des fusions.
Or, ceux-ci et leurs nouveaux conseillers municipaux touchent maintenant des méga-salaires pour tenter de gérer des monstres administratifs dans des structures gigantesques qui coûteront de plus en plus cher, en devenant de plus en plus inefficaces.
Vous faites fausse route M. Descôteaux. Ce n'est pas en rendant microscopique le rôle et l'influence du simple citoyen que la démocratie triomphe.
Ce n'est pas en éliminant des villes historiques comme Boucherville que la mémoire et le sentiment d'appartenance d'un peuple se conservent. Boucherville n'a que 25 ans de moins que Montréal et 59 ans de moins que la ville de Québec.
On n'a pas à faire disparaître des collectivités qui se sont développées dans le temps avec persévérance pour assurer un développement national plus cohérent...
Une Communauté économique régionale efficace vaut mille fois mieux qu'un géant sans tête, sans coeur et sans racine.
Il est fallacieux d'affirmer, comme vous le faites, que Jean Charest se «heurte à une très large majorité d'électeurs», quand les électeurs n'ont pas eu le choix de voter pour ou contre les fusions.
Saddam Hussein et Fidel Castro seraient-ils de grands démocrates (???), puisque leurs électeurs ne peuvent nullement voter contre eux?
82 % des Bouchervillois ont dit non, par sondage scientifique, à la fusion forcée de leur ville à celle de Longueuil... Où est la démocratie, où est la logique?
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