Les devoirs du ministre Paradis
André Tremblay - Montréal
23 avril 2009
Le lieutenant politique de Stephen Harper au Québec, le ministre des Travaux publics Christian Paradis, souhaite mettre fin aux hostilités au sein du Parti conservateur en vue des prochaines élections fédérales. Afin de l'aider, il embauche présentement du personnel politique issu de l'ADQ et du PLQ pour oeuvrer dans l'équipe de Stephen Harper au Québec. Mais si le ministre Paradis souhaite redonner de la crédibilité à sa formation politique au Québec au-delà de la région de Québec, il devra tout d'abord demander à son chef de respecter la population québécoise au sujet de plusieurs dossiers d'importance.
Il devra dire à M. Stephen Harper que le Québec ne veut pas d'une Commission des valeurs mobilières unique à Toronto. Il devra lui dire que le Québec attend toujours son chèque de 2,6 milliards pour le règlement de l'harmonisation de la TPS et de la TVQ. Il devra expliquer pourquoi le gouvernement conservateur revient à la charge dans son intention de rendre inutile le registre canadien des armes à feu [...]. Il devra également demander à son premier ministre pourquoi il s'entête à envoyer nos jeunes militaires se faire tuer en Afghanistan dans une guerre passablement coûteuse sur le plan financier, mais surtout en vies humaines. Finalement, avant de chercher à convaincre la population québécoise du bien-fondé de sa formation politique, le ministre Paradis devrait creuser davantage afin de comprendre pourquoi le Canada est un des seuls endroits au monde où l'État coupe dans la recherche pour investir massivement dans le domaine militaire.
Le lieutenant politique de Stephen Harper au Québec, le ministre Christian Paradis, peut bien espérer reconquérir l'estime de la population du Québec tant qu'il le veut. En politicien professionnel qu'il est, il devrait cependant savoir que la population est en droit d'exiger des réponses franches et honnêtes lorsqu'il s'agit du traitement des revendications du gouvernement du Québec de la part de son cousin à Ottawa. [...]
Il devra dire à M. Stephen Harper que le Québec ne veut pas d'une Commission des valeurs mobilières unique à Toronto. Il devra lui dire que le Québec attend toujours son chèque de 2,6 milliards pour le règlement de l'harmonisation de la TPS et de la TVQ. Il devra expliquer pourquoi le gouvernement conservateur revient à la charge dans son intention de rendre inutile le registre canadien des armes à feu [...]. Il devra également demander à son premier ministre pourquoi il s'entête à envoyer nos jeunes militaires se faire tuer en Afghanistan dans une guerre passablement coûteuse sur le plan financier, mais surtout en vies humaines. Finalement, avant de chercher à convaincre la population québécoise du bien-fondé de sa formation politique, le ministre Paradis devrait creuser davantage afin de comprendre pourquoi le Canada est un des seuls endroits au monde où l'État coupe dans la recherche pour investir massivement dans le domaine militaire.
Le lieutenant politique de Stephen Harper au Québec, le ministre Christian Paradis, peut bien espérer reconquérir l'estime de la population du Québec tant qu'il le veut. En politicien professionnel qu'il est, il devrait cependant savoir que la population est en droit d'exiger des réponses franches et honnêtes lorsqu'il s'agit du traitement des revendications du gouvernement du Québec de la part de son cousin à Ottawa. [...]
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