Idéologie et science
Pierre-Olivier Quirion - Astronome, Université d'Aarhus, Danemark, le 21 avril 2009
23 avril 2009
L'observatoire du mont Mégantic, c'est une fenêtre sur le reste de l'univers, c'est un bout de rêve qui allume une étincelle chez les petits culs de quatre ans (comme ç'a été mon cas) et qui leur donne le goût de devenir astronome quand ils seront grands. C'est un lien entre la population et la science, l'émerveillement qu'il peut apporter.
C'est le coeur d'un parc national, un lieu de découverte qui s'intéresse à tout ce qui se trouve à plus de 400 kilomètres de la surface de la Terre. Ce sont des étudiants à la maîtrise et au doctorat qui développent des connaissances théoriques et pratiques en astronomie, en physique et en informatique. Si, comme moi, ils ont en plus eu la chance de passer un peu de temps avec les visiteurs, toujours nombreux au sommet de la montagne, ils ont pu partager leur savoir avec des gens qui se questionnent sur leur place dans l'univers. Sur tous les continents, des astronomes québécois et canadiens utilisent les techniques apprises au sommet de la montagne et font leur place dans les universités, les centres de recherche et d'autres lieux de savoir.
Je développe présentement un logiciel-clé pour l'analyse des observations du satellite Kepler lancé à Cap Canaveral le 7 mars dernier. Ce satellite, dont la mission principale est la découverte de planètes semblables à la Terre à l'extérieur du système solaire, aura donc un peu du mont Mégantic dans son champ de vision.
L'observatoire, c'est aussi un banc d'essai pour la haute technologie, pour le développement de systèmes optiques, électroniques, mécaniques et de traitement d'images, en collaboration avec d'autres laboratoires gouvernementaux, des départements d'ingénierie et l'industrie de pointe.
Ça prend une politique à courte vue pour ne pas comprendre les retombées d'un établissement comme celui qui trône au sommet du mont Mégantic. Vu les déclarations ambiguës — et aux accents créationnistes — du ministre canadien des Sciences et Technologies, on est en droit de demander s'il voit un intérêt dans le financement d'un labo rempli de gens qui croient que l'univers a 15 milliards d'années. Est-on en train de s'engager sur une pente glissante où l'idéologue dicte les actes du scientifique?
C'est le coeur d'un parc national, un lieu de découverte qui s'intéresse à tout ce qui se trouve à plus de 400 kilomètres de la surface de la Terre. Ce sont des étudiants à la maîtrise et au doctorat qui développent des connaissances théoriques et pratiques en astronomie, en physique et en informatique. Si, comme moi, ils ont en plus eu la chance de passer un peu de temps avec les visiteurs, toujours nombreux au sommet de la montagne, ils ont pu partager leur savoir avec des gens qui se questionnent sur leur place dans l'univers. Sur tous les continents, des astronomes québécois et canadiens utilisent les techniques apprises au sommet de la montagne et font leur place dans les universités, les centres de recherche et d'autres lieux de savoir.
Je développe présentement un logiciel-clé pour l'analyse des observations du satellite Kepler lancé à Cap Canaveral le 7 mars dernier. Ce satellite, dont la mission principale est la découverte de planètes semblables à la Terre à l'extérieur du système solaire, aura donc un peu du mont Mégantic dans son champ de vision.
L'observatoire, c'est aussi un banc d'essai pour la haute technologie, pour le développement de systèmes optiques, électroniques, mécaniques et de traitement d'images, en collaboration avec d'autres laboratoires gouvernementaux, des départements d'ingénierie et l'industrie de pointe.
Ça prend une politique à courte vue pour ne pas comprendre les retombées d'un établissement comme celui qui trône au sommet du mont Mégantic. Vu les déclarations ambiguës — et aux accents créationnistes — du ministre canadien des Sciences et Technologies, on est en droit de demander s'il voit un intérêt dans le financement d'un labo rempli de gens qui croient que l'univers a 15 milliards d'années. Est-on en train de s'engager sur une pente glissante où l'idéologue dicte les actes du scientifique?
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