La démocratie à l'algérienne
David Haziza - Ottawa, le 12 avril 2009
17 avril 2009
Il y a quelques jours, nous avons assisté à une parodie abjecte de la démocratie en Algérie. Le président Bouteflika a remporté ses élections «démocratiques» avec plus de 90 % des voix, les partis d'opposition ne récoltant que des miettes.
Les élections sont toujours plus faciles à remporter lorsque la presse et l'opposition sont réduites au silence! Ne craignant pas le ridicule, le président algérien a expliqué le plus sérieusement du monde que la population avait choisi la voie de la «stabilité» et celle de la «continuité». En réalité, ce pays, où la corruption est érigée en système, bouillonne et risque d'éclater dans les prochaines années si rien n'est fait. L'Algérie est l'un des plus riches pays du Maghreb: il compte sur de grandes réserves de pétrole et de gaz naturel, une agriculture florissante et une industrie touristique ayant un grand potentiel. Pourtant, une majorité d'Algériens crève de faim, les gouvernants détournant la rente pétrolière (se chiffrant à plusieurs milliards de dollars par année) sans scrupule. Sans compter sur une montée de l'islamisme qui s'est amorcée au début des années 1990 et qui est responsable de plus de 100 000 morts. Bien sûr, il est toujours plus facile d'accabler les États-Unis et les Occidentaux de tous les maux dont souffre la majorité des peuples arabes, mais il serait grand temps d'ouvrir les yeux et de s'attaquer aux véritables responsables de ce gâchis.
Les élections sont toujours plus faciles à remporter lorsque la presse et l'opposition sont réduites au silence! Ne craignant pas le ridicule, le président algérien a expliqué le plus sérieusement du monde que la population avait choisi la voie de la «stabilité» et celle de la «continuité». En réalité, ce pays, où la corruption est érigée en système, bouillonne et risque d'éclater dans les prochaines années si rien n'est fait. L'Algérie est l'un des plus riches pays du Maghreb: il compte sur de grandes réserves de pétrole et de gaz naturel, une agriculture florissante et une industrie touristique ayant un grand potentiel. Pourtant, une majorité d'Algériens crève de faim, les gouvernants détournant la rente pétrolière (se chiffrant à plusieurs milliards de dollars par année) sans scrupule. Sans compter sur une montée de l'islamisme qui s'est amorcée au début des années 1990 et qui est responsable de plus de 100 000 morts. Bien sûr, il est toujours plus facile d'accabler les États-Unis et les Occidentaux de tous les maux dont souffre la majorité des peuples arabes, mais il serait grand temps d'ouvrir les yeux et de s'attaquer aux véritables responsables de ce gâchis.
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