La justice et la langue
Monique Héroux Armagh - Le 24 mars 2009
26 mars 2009
Le dépôt du projet de loi privé à la Chambre des communes à Ottawa de la part du député néodémocrate Yvon Godin pour que les prochains juges nommés à la Cour suprême soient bilingues laisse pantois. Il est surprenant de constater que cette obligation ne figure pas déjà dans le règlement concernant la plus haute cour du Canada. Cela pourrait laisser planer une apparence de préjudice grave à un plaignant s'exprimant exclusivement en français. Comment celui-ci pourrait-il se sentir bien représenté devant un tribunal fonctionnant exclusivement dans la langue de Shakespeare?
Alors que le Canada est un pays où logent deux langues officielles, il serait peut-être juste de s'assurer que ces deux langues cohabitent au tribunal suprême du pays. Il s'agit d'une question d'équité face à la justice. Le Parti conservateur peut bien être contre l'initiative de M. Godin sur le principe d'avoir le meilleur candidat, peu importent ses capacités linguistiques. Cette attitude ne devrait pas sous-tendre les actions gouvernementales. Il y a sûrement d'excellents juges qui sont minimalement bilingues au Canada.
La vitalité du français en Amérique du Nord dépend de ces petits gestes d'une très haute importance qui assurent la pérennité de la langue. Connaissant le positionnement géographique du Parti conservateur fortement ancré dans l'ouest du pays, il est particulièrement troublant de voir pareille insouciance par rapport à la fragilité du français au Canada. Contrairement au député conservateur Steven Blaney, qui se dit contre ce projet de loi privé, le député Godin refuse de se comporter comme le «francophone de service» au sein de sa formation politique. Heureusement et paradoxalement, un élu des Maritimes défend la réalité francophone dans les institutions fédérales. Merci M. Godin.
Alors que le Canada est un pays où logent deux langues officielles, il serait peut-être juste de s'assurer que ces deux langues cohabitent au tribunal suprême du pays. Il s'agit d'une question d'équité face à la justice. Le Parti conservateur peut bien être contre l'initiative de M. Godin sur le principe d'avoir le meilleur candidat, peu importent ses capacités linguistiques. Cette attitude ne devrait pas sous-tendre les actions gouvernementales. Il y a sûrement d'excellents juges qui sont minimalement bilingues au Canada.
La vitalité du français en Amérique du Nord dépend de ces petits gestes d'une très haute importance qui assurent la pérennité de la langue. Connaissant le positionnement géographique du Parti conservateur fortement ancré dans l'ouest du pays, il est particulièrement troublant de voir pareille insouciance par rapport à la fragilité du français au Canada. Contrairement au député conservateur Steven Blaney, qui se dit contre ce projet de loi privé, le député Godin refuse de se comporter comme le «francophone de service» au sein de sa formation politique. Heureusement et paradoxalement, un élu des Maritimes défend la réalité francophone dans les institutions fédérales. Merci M. Godin.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

