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Le père Lindsay: une passion, une vocation

Marie Lavigne - Présidente-directrice générale de la Place des Arts, Montréal, le 20 mars 2009  21 mars 2009 
On ne saurait trop insister sur l'immense travail de bâtisseur qu'a réalisé le père Fernand Lindsay, le fondateur du Festival de Lanaudière. Depuis l'annonce de son décès, tous reconnaissent son apport à l'univers musical québécois, sa passion pour la musique classique, son enthousiasme pour le développement de talents musicaux et sa détermination à faire vivre la musique, au-delà des genres.

La Place des Arts tient à souligner à quel point ce travail de bâtisseur et de visionnaire va continuer de rejaillir sur la communauté artistique d'ici et d'ailleurs.

Gestionnaire de l'Amphithéâtre de Lanaudière à Joliette depuis 1995, là où se déroule le festival, la Place des Arts est bien placée pour souligner combien celui que l'on a surnommé l'âme du Festival de Lanaudière a comblé de sa passion les lieux. C'est à lui que nous devons ce lieu majestueux, un amphithéâtre à l'acoustique incomparable.

Mais une salle de spectacle, aussi belle soit-elle, ne saurait combler les mélomanes sans un supplément d'âme qui naît de la beauté de la musique. Bien sûr, ce sont les musiciens qui incarnent et qui font vivre la musique sous la baguette de leur chef d'orchestre. Mais au Festival de Lanaudière, quiconque s'y produisait était porté par la passion même du fondateur du festival, et ce, depuis plus de 30 ans. Une passion pour la musique qui, en fait, était devenue sa vocation.

Chaque année, la silhouette bienveillante du père Lindsay était un gage de continuité. Une source de qualité. Chaque année, des milliers de mélomanes le retrouvaient, fidèles au rendez-vous du plus important festival de musique classique au pays.

Grâce à cet ambassadeur dont le dévouement trouvait sa source dans la beauté, la musique classique avait trouvé un appui à sa pérennité. Aujourd'hui, son héritage continuera de résonner haut et fort, car il se mesure par le rayonnement du festival ici comme ailleurs. La musique classique a perdu son meilleur ami tandis que les musiciens, mélomanes et compositeurs ont perdu, tout comme le Québec entier, l'un de ses plus grands animateurs.
 
 
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