Lettres: Encore l'UFP!
Richard Langelier - Le 21 mars 2003
26 mars 2003
Je suis d'accord avec Daniel Gomez.
J'ai quitté le Rassemblement pour une alternative politique le jour où ce parti a inscrit à son programme un revenu de citoyenneté de 18 000 $ financé par les profits d'entreprises nationalisées avec l'argent de la Caisse de dépôt. Les délégués qui osaient exprimer des réserves se faisaient accuser de ne pas vouloir combattre la pauvreté. Un délégué a provoqué un tonnerre d'applaudissements en lançant: «On est à gauche, il faut bien faire des nationalisations!» L'UFP s'est construite avec les membres du Parti communiste, du Parti de la démocratie socialiste et des éléments radicaux qui avaient réussi à vider le RAP.
Les deux porte-parole de l'UFP, Molly Alexander et Pierre Dostie, écrivaient dans les pages du Devoir que la plate-forme de ce parti constituait rien de moins qu'un nouveau paradigme. Il s'agit bien au contraire d'un ramassis de slogans de la vieille gauche. Il est triste de voir un homme de grande qualité, le Dr Amir Khadir, se porter candidat pour cette formation.
Après les élections, il faudra continuer à réclamer le scrutin proportionnel et fonder un parti de centre-gauche. Lorsque Pauline Marois présente la Fondation Chagnon comme un apport du gouvernement à la lutte contre la pauvreté, il faut constater qu'il y a un vide sur l'échiquier politique. Lorsque Lucien Bouchard allait souper avec Jean Coutu et André Bérard pour leur demander combien ils étaient prêts à investir dans le fonds de lutte contre la pauvreté, on nageait dans le surréalisme. C'est comme si René Lévesque avait demandé aux promoteurs immobiliers combien d'acres ils étaient prêts à accorder aux producteurs agricoles!
Le 14 avril, il faudra se retrousser les manches, sans oublier l'éthique de la responsabilité.
J'ai quitté le Rassemblement pour une alternative politique le jour où ce parti a inscrit à son programme un revenu de citoyenneté de 18 000 $ financé par les profits d'entreprises nationalisées avec l'argent de la Caisse de dépôt. Les délégués qui osaient exprimer des réserves se faisaient accuser de ne pas vouloir combattre la pauvreté. Un délégué a provoqué un tonnerre d'applaudissements en lançant: «On est à gauche, il faut bien faire des nationalisations!» L'UFP s'est construite avec les membres du Parti communiste, du Parti de la démocratie socialiste et des éléments radicaux qui avaient réussi à vider le RAP.
Les deux porte-parole de l'UFP, Molly Alexander et Pierre Dostie, écrivaient dans les pages du Devoir que la plate-forme de ce parti constituait rien de moins qu'un nouveau paradigme. Il s'agit bien au contraire d'un ramassis de slogans de la vieille gauche. Il est triste de voir un homme de grande qualité, le Dr Amir Khadir, se porter candidat pour cette formation.
Après les élections, il faudra continuer à réclamer le scrutin proportionnel et fonder un parti de centre-gauche. Lorsque Pauline Marois présente la Fondation Chagnon comme un apport du gouvernement à la lutte contre la pauvreté, il faut constater qu'il y a un vide sur l'échiquier politique. Lorsque Lucien Bouchard allait souper avec Jean Coutu et André Bérard pour leur demander combien ils étaient prêts à investir dans le fonds de lutte contre la pauvreté, on nageait dans le surréalisme. C'est comme si René Lévesque avait demandé aux promoteurs immobiliers combien d'acres ils étaient prêts à accorder aux producteurs agricoles!
Le 14 avril, il faudra se retrousser les manches, sans oublier l'éthique de la responsabilité.
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