À quand une Église autocéphale?
Andréa Richard - Auteure, Trois-Rivières, le 13 mars 2009
16 mars 2009
Devant le «cancer» du Vatican dont fait mention M. Gérard Laverdure en ce journal du 11 mars, je me demande: à quand une Église autocéphale canadienne ou québécoise, séparée de l'autorité du Vatican? En 2004, dans mon livre Au-delà de la religion, je faisais appel aux évêques afin qu'ils se séparent du Vatican.
L'Église vit une crise majeure de crédibilité. L'Évolution souhaitée par les fidèles n'a donc que peu de chances d'être amorcée. Pour ceux qui choisiraient le maintien et non l'abolition de son institution, une » et laïque pourrait être une solution. En cette crise déchirante qui divise les catholiques dans la plupart des pays industrialisés, qui seront les vainqueurs? Les conservateurs qui veulent demeurer fidèles au pape, ou les avant-gardistes de gauche? Il s'agit bel et bien d'un conflit guerrier dont l'importance sera niée par ses instigateurs, et qui demeurera imperceptible pour la majorité de fidèles.
Les directives des dernières années provenant du Vatican transforment l'autorité des évêques en contre-pouvoir. Leurs responsabilités locales en souffrent, et leur action s'en trouve paralysée, contrebalancée en permanence par le constant rappel à l'ordre de la Curie romaine. L'obéissance servile n'a rien d'une vertu. J'invite donc nos évêques à couper le cordon ombilical et à se séparer de l'autorité papale pour retrouver leur liberté de paroles et d'actions.
L'Église vit une crise majeure de crédibilité. L'Évolution souhaitée par les fidèles n'a donc que peu de chances d'être amorcée. Pour ceux qui choisiraient le maintien et non l'abolition de son institution, une » et laïque pourrait être une solution. En cette crise déchirante qui divise les catholiques dans la plupart des pays industrialisés, qui seront les vainqueurs? Les conservateurs qui veulent demeurer fidèles au pape, ou les avant-gardistes de gauche? Il s'agit bel et bien d'un conflit guerrier dont l'importance sera niée par ses instigateurs, et qui demeurera imperceptible pour la majorité de fidèles.
Les directives des dernières années provenant du Vatican transforment l'autorité des évêques en contre-pouvoir. Leurs responsabilités locales en souffrent, et leur action s'en trouve paralysée, contrebalancée en permanence par le constant rappel à l'ordre de la Curie romaine. L'obéissance servile n'a rien d'une vertu. J'invite donc nos évêques à couper le cordon ombilical et à se séparer de l'autorité papale pour retrouver leur liberté de paroles et d'actions.
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