Lettres: Une guerre illégale mais légitime
Fatihi Abdul - Programmeur-analyste, Montréal, 18 mars 2003
24 mars 2003
La guerre n'est jamais une solution morale pour résoudre des divergences. Elle découle du principe où le Bien ne prend pas source. Cependant, elle pourrait donner le choix parmi les maux et l'homme raisonnable choisira le moins douloureux.
Dans le cas actuel, le régime sanguinaire et la conséquence néfaste de cette guerre, sont les choix. Saddam tue plus de 300 000 personnes civiles de façon directe et indirecte par année. S'il reste au pouvoir encore 10 ans, ce qui représente un minimum pour certains politologues optimistes, il en coûtera trois millions de vie pour le peuple irakien. La guerre illégale des États-Unis, au maximum, pourrait coûter 50 000 vies et en majeure partie, des soldats. Donc, un investissement à court terme sur le plan humain. De plus, ces soldats ne sont pas des simples soldats comme on en rencontre dans les rues de l'Occident. Ils sont souvent des tortionnaires sanguinaires, des psychopathes féroces, des gourous monstrueux dans le goulag de l'Irak.
Un régime totalitaire est un geôle où la souffrance est la cloison. Elle t'habite en permanence. Les murs sont invisibles. Tu ne sais pas comment t'en sortir. Tu ne peux les briser seul. Personne n'est là pour te venir en aide. Alors, tu suffoques. Tu te laisses doucement t'éteindre n'ayant pas la force de te battre. Parlez-en aux Afghans qui ont passés dans les geôles communistes durant les années 80.
J'aimerais dire aux Dan Bigras de notre société que la mort glorieuse est une délivrance pour les «Ivan Denissovitchs» de l'Irak. Je choisirai, sans hésitation aucune, cent fois la mort que la vie opprimée par un régime concentrationnaire, car la souffrance m'est intolérable. La captivité est une usure lente pour un homme libre. Vous avez une idée littéraire de la souffrance, car on ne vous a jamais mis la nuit de l'eau sous les pieds nus, durant des semaines, dans votre cellule dépourvue de lit, de matelas, de confort, car on ne vous a jamais électrocuté dans une cellule humide, car on n'a jamais versé de l'eau chaude sur votre corps en prenant soin d'attacher votre pénis à une corde pour prévoir le mouvement brusque, car on ne vous a jamais introduit dans un presto à l'échelle humaine, car on ne vous a jamais exposé aux hurlements de votre femme violée, vos enfants battus pour vous intimider, car on ne vous a jamais nourri avec cent grammes de pain noir et ça pendant des mois. Je vous demande de dépenser votre énergie dans un but humanitaire plus clair, car pour une rare fois, cette guerre illégale est légitime.
Dans le cas actuel, le régime sanguinaire et la conséquence néfaste de cette guerre, sont les choix. Saddam tue plus de 300 000 personnes civiles de façon directe et indirecte par année. S'il reste au pouvoir encore 10 ans, ce qui représente un minimum pour certains politologues optimistes, il en coûtera trois millions de vie pour le peuple irakien. La guerre illégale des États-Unis, au maximum, pourrait coûter 50 000 vies et en majeure partie, des soldats. Donc, un investissement à court terme sur le plan humain. De plus, ces soldats ne sont pas des simples soldats comme on en rencontre dans les rues de l'Occident. Ils sont souvent des tortionnaires sanguinaires, des psychopathes féroces, des gourous monstrueux dans le goulag de l'Irak.
Un régime totalitaire est un geôle où la souffrance est la cloison. Elle t'habite en permanence. Les murs sont invisibles. Tu ne sais pas comment t'en sortir. Tu ne peux les briser seul. Personne n'est là pour te venir en aide. Alors, tu suffoques. Tu te laisses doucement t'éteindre n'ayant pas la force de te battre. Parlez-en aux Afghans qui ont passés dans les geôles communistes durant les années 80.
J'aimerais dire aux Dan Bigras de notre société que la mort glorieuse est une délivrance pour les «Ivan Denissovitchs» de l'Irak. Je choisirai, sans hésitation aucune, cent fois la mort que la vie opprimée par un régime concentrationnaire, car la souffrance m'est intolérable. La captivité est une usure lente pour un homme libre. Vous avez une idée littéraire de la souffrance, car on ne vous a jamais mis la nuit de l'eau sous les pieds nus, durant des semaines, dans votre cellule dépourvue de lit, de matelas, de confort, car on ne vous a jamais électrocuté dans une cellule humide, car on n'a jamais versé de l'eau chaude sur votre corps en prenant soin d'attacher votre pénis à une corde pour prévoir le mouvement brusque, car on ne vous a jamais introduit dans un presto à l'échelle humaine, car on ne vous a jamais exposé aux hurlements de votre femme violée, vos enfants battus pour vous intimider, car on ne vous a jamais nourri avec cent grammes de pain noir et ça pendant des mois. Je vous demande de dépenser votre énergie dans un but humanitaire plus clair, car pour une rare fois, cette guerre illégale est légitime.
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