Lettres: Déduction fiscale et transport en commun
Charles Tanguay - Montréal, 17 mars 2003
24 mars 2003
La déduction fiscale pour le transport en commun est certainement une bonne mesure. Cependant, puisque nous sommes en campagne électorale et que Mme Marois semble en bonne disposition d'écoute, voici une critique qui se veut constructive.
La déduction permet de diminuer notre revenu imposable. C'est bien. Mais pour les bas salariés qui ne paient pas d'impôt ou qui en paient peu, c'est injuste! A-t-on cyniquement calculé, au ministère des finances, que la clientèle à faible revenu est déjà captive du transport en commun et qu'elle n'a donc pas besoin d'un incitatif? Un crédit d'impôt remboursable aurait été plus juste.
Par ailleurs, tout le monde ne fait pas nécessairement du 9 à 5, cinq jours par semaine. Pensons aux travailleurs autonomes, à temps partiel ou aux «occasionnels». Pensons à ceux qui achèteront la réconciliation travail-famille et la semaine de quatre jours. Pourquoi, alors, la mesure n'est-elle valable que pour les titres mensuels? Pourquoi pas la CAM hebdo ou même les tickets?
Ces deux exemples montrent que dès qu'il est question de mesures fiscales pointues, on ouvre la porte au «pourquoi lui et pas moi?». Mieux que des déductions, le chemin le plus direct pour favoriser le transport en commun aurait été de réinvestir massivement dans nos sociétés de transport, quitte même à augmenter la taxe sur l'essence. Avec de l'argent neuf, la STM aurait pu baisser ses tarifs ET améliorer le service! N'est-ce pas là la meilleure voie pour augmenter l'achalandage, Madame Marois?
La déduction permet de diminuer notre revenu imposable. C'est bien. Mais pour les bas salariés qui ne paient pas d'impôt ou qui en paient peu, c'est injuste! A-t-on cyniquement calculé, au ministère des finances, que la clientèle à faible revenu est déjà captive du transport en commun et qu'elle n'a donc pas besoin d'un incitatif? Un crédit d'impôt remboursable aurait été plus juste.
Par ailleurs, tout le monde ne fait pas nécessairement du 9 à 5, cinq jours par semaine. Pensons aux travailleurs autonomes, à temps partiel ou aux «occasionnels». Pensons à ceux qui achèteront la réconciliation travail-famille et la semaine de quatre jours. Pourquoi, alors, la mesure n'est-elle valable que pour les titres mensuels? Pourquoi pas la CAM hebdo ou même les tickets?
Ces deux exemples montrent que dès qu'il est question de mesures fiscales pointues, on ouvre la porte au «pourquoi lui et pas moi?». Mieux que des déductions, le chemin le plus direct pour favoriser le transport en commun aurait été de réinvestir massivement dans nos sociétés de transport, quitte même à augmenter la taxe sur l'essence. Avec de l'argent neuf, la STM aurait pu baisser ses tarifs ET améliorer le service! N'est-ce pas là la meilleure voie pour augmenter l'achalandage, Madame Marois?
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