Élections partielles du 17 juin - L'ADQ rêve d'un balayage
Rivière-du-Loup — Le chef de l'ADQ, Mario Dumont, surfe sur une telle vague favorable à son parti qu'elle risque de sérieusement remettre en question le leadership des chefs du PQ et du PLQ lors des élections partielles du 17 juin. Les adéquistes se voient en mesure de remporter des victoires dans les circonscriptions péquistes de Joliette et de Berthier, mais ils croient aussi que leur bagage de sympathie causera une lutte très serrée dans Vimont, à forte tendance libérale, et une surprise toujours possible dans Lac-Saint-Jean.
Le vent souffle tellement en faveur de l'ADQ, en fait, que le chef adéquiste passera plus de temps dans Vimont jusqu'au 17 juin, date des élections partielles. Pendant que le PQ et le PLQ concentrent leurs attaques sur l'ADQ, Mario Dumont se distance de cette stratégie belliqueuse pour inviter les électeurs à rejoindre la famille adéquiste afin de «faire bouger les choses et de participer au changement».
Avec les échos favorables à l'ADQ en provenance de Joliette et de Berthier, M. Dumont se concentrera donc davantage sur la circonscription de Laval. Il imitera ainsi l'artillerie lourde libérale qui sent soudainement le souffle adéquiste dans son cou là où on lui prédisait une victoire facile. Autant en emporte le vent et la volonté populaire, estime toutefois Mario Dumont, et ce, peu importe ce que disent libéraux et péquistes.
«Franchement, je ne m'en préoccupe pas vraiment», a-t-il dit en anglais à propos de ses adversaires et à la fin d'un conseil général de deux jours à Rivière-du-Loup. Les adéquistes, tout pragmatiques et lucides qu'ils demeurent, avaient d'ailleurs peine à cacher leur joie. Le chef adéquiste dit maintenant préparer ses troupes pour un scrutin général à l'automne, élections qu'ils peuvent gagner, croit-il.
«Le peuple pense qu'un changement est nécessaire et je ne vois pas ce qui, en quelques mois, pourrait le faire changer d'avis», a-t-il expliqué lors d'un point de presse.
Auparavant, devant 300 militants, M. Dumont avait invité en français et en anglais les électeurs à choisir le camp adéquiste comme moteur de changement et solution de remplacement aux «vieilles chicanes». Il a dénoncé la campagne de peur de ses opposants, encore dos à dos, alors que l'ADQ mène une campagne positive, soutient-il, basée sur son programme et sur ses candidats.
«La politique ça peut être beau, a-t-il maintenu. Additionner les énergies et les talents pour améliorer le bien-être du monde c'est beau.»
Mais le chef adéquiste a également démontré ses talents de surfeur en esquivant des barrages de questions de journalistes sur son programme qui ne deviendra électoral qu'en octobre, a-t-il rappelé. Samedi, M. Dumont n'a pas voulu se prononcer sur l'acceptabilité morale d'une mesure permettant aux plus riches de se payer plus rapidement des services de santé.
Hier, le chef de l'ADQ a patiné sur le dossier des centres de la petite enfance. Il n'a pas pu confirmer avec certitude que les propositions de l'ADQ sur des bons de garde offrant la liberté de choix aux parents permettraient à un gouvernement adéquiste d'équilibrer le budget des services de garde québécois.
Une chose est sûre, l'ADQ ne s'empêtrera pas dans un nouveau débat sur une motion de l'Assemblée nationale dénonçant le déséquilibre fiscal canadien. Clairement en faveur du rapport Séguin depuis le début, M. Dumont a déploré hier qu'après cinq mois, péquistes et libéraux fassent «encore dans le tataouinage».
Il a beaucoup été question de liberté de choix, de décentralisation et de responsabilisation en fin de semaine à l'ADQ. Comme prévu, les adéquistes ont adopté des propositions adoucissant quelques irritants de leur programme sur la santé et le dégel des frais de scolarité notamment.
Les débats sur les grandes orientations du parti en santé ont parfois été houleux samedi. L'ADQ veut maintenir des soins gratuits et universels, mais clairement pas à n'importe quel prix. Plusieurs sont toutefois favorables à des soins plus rapides pour des gens qui peuvent se les payer.
«Est-ce que c'est un crime d'avoir de l'argent au Québec? On est trop social-démocrate au Québec», a d'ailleurs résumé un jeune militant.
Mais l'ADQ continuera de ratisser large, promet Mario Dumont. Il croit que si son parti ne prend pas en charge la réflexion sur les questions de l'heure, personne d'autre ne le fera. Les autres formations, souligne-t-il, sont plus occupées à s'attaquer à l'ADQ qu'à défendre de nouvelles idées.
«Demander à des vieux partis de trouver des idées nouvelles, c'est comme demander à une vache de pondre un oeuf.»
Le vent souffle tellement en faveur de l'ADQ, en fait, que le chef adéquiste passera plus de temps dans Vimont jusqu'au 17 juin, date des élections partielles. Pendant que le PQ et le PLQ concentrent leurs attaques sur l'ADQ, Mario Dumont se distance de cette stratégie belliqueuse pour inviter les électeurs à rejoindre la famille adéquiste afin de «faire bouger les choses et de participer au changement».
Avec les échos favorables à l'ADQ en provenance de Joliette et de Berthier, M. Dumont se concentrera donc davantage sur la circonscription de Laval. Il imitera ainsi l'artillerie lourde libérale qui sent soudainement le souffle adéquiste dans son cou là où on lui prédisait une victoire facile. Autant en emporte le vent et la volonté populaire, estime toutefois Mario Dumont, et ce, peu importe ce que disent libéraux et péquistes.
«Franchement, je ne m'en préoccupe pas vraiment», a-t-il dit en anglais à propos de ses adversaires et à la fin d'un conseil général de deux jours à Rivière-du-Loup. Les adéquistes, tout pragmatiques et lucides qu'ils demeurent, avaient d'ailleurs peine à cacher leur joie. Le chef adéquiste dit maintenant préparer ses troupes pour un scrutin général à l'automne, élections qu'ils peuvent gagner, croit-il.
«Le peuple pense qu'un changement est nécessaire et je ne vois pas ce qui, en quelques mois, pourrait le faire changer d'avis», a-t-il expliqué lors d'un point de presse.
Auparavant, devant 300 militants, M. Dumont avait invité en français et en anglais les électeurs à choisir le camp adéquiste comme moteur de changement et solution de remplacement aux «vieilles chicanes». Il a dénoncé la campagne de peur de ses opposants, encore dos à dos, alors que l'ADQ mène une campagne positive, soutient-il, basée sur son programme et sur ses candidats.
«La politique ça peut être beau, a-t-il maintenu. Additionner les énergies et les talents pour améliorer le bien-être du monde c'est beau.»
Mais le chef adéquiste a également démontré ses talents de surfeur en esquivant des barrages de questions de journalistes sur son programme qui ne deviendra électoral qu'en octobre, a-t-il rappelé. Samedi, M. Dumont n'a pas voulu se prononcer sur l'acceptabilité morale d'une mesure permettant aux plus riches de se payer plus rapidement des services de santé.
Hier, le chef de l'ADQ a patiné sur le dossier des centres de la petite enfance. Il n'a pas pu confirmer avec certitude que les propositions de l'ADQ sur des bons de garde offrant la liberté de choix aux parents permettraient à un gouvernement adéquiste d'équilibrer le budget des services de garde québécois.
Une chose est sûre, l'ADQ ne s'empêtrera pas dans un nouveau débat sur une motion de l'Assemblée nationale dénonçant le déséquilibre fiscal canadien. Clairement en faveur du rapport Séguin depuis le début, M. Dumont a déploré hier qu'après cinq mois, péquistes et libéraux fassent «encore dans le tataouinage».
Il a beaucoup été question de liberté de choix, de décentralisation et de responsabilisation en fin de semaine à l'ADQ. Comme prévu, les adéquistes ont adopté des propositions adoucissant quelques irritants de leur programme sur la santé et le dégel des frais de scolarité notamment.
Les débats sur les grandes orientations du parti en santé ont parfois été houleux samedi. L'ADQ veut maintenir des soins gratuits et universels, mais clairement pas à n'importe quel prix. Plusieurs sont toutefois favorables à des soins plus rapides pour des gens qui peuvent se les payer.
«Est-ce que c'est un crime d'avoir de l'argent au Québec? On est trop social-démocrate au Québec», a d'ailleurs résumé un jeune militant.
Mais l'ADQ continuera de ratisser large, promet Mario Dumont. Il croit que si son parti ne prend pas en charge la réflexion sur les questions de l'heure, personne d'autre ne le fera. Les autres formations, souligne-t-il, sont plus occupées à s'attaquer à l'ADQ qu'à défendre de nouvelles idées.
«Demander à des vieux partis de trouver des idées nouvelles, c'est comme demander à une vache de pondre un oeuf.»
Haut de la page

