Liberté et syndicalisme
Francis Lagacé - Président du Syndicat des chargés de cours de l'Université de Montréal. Le 11 février 2009
13 février 2009
Dans l'édition du 10 février 2009 du Devoir a paru une lettre de M. Marcel Boyer, laquelle lettre exige certaines mises au point. Le syndicat des chargées et chargés de cours de l'Université de Montréal est l'unité d'accréditation qui regroupe selon les règles prévues aux lois du travail toutes les personnes, entre autres, qui signent des contrats de charges de cours pour l'Université.
En 1946, le juge Rand, de la Cour suprême, a émis un arrêt célèbre qui donnera naissance à ce qu'on appelle la formule Rand: l'employeur a l'obligation de prélever les cotisations syndicales des employés syndiqués et de les remettre au syndicat. Un employé n'a donc pas à accepter ou à refuser de verser ses cotisations. Il doit le faire de par la loi. La raison invoquée par le juge était que, tous les employés bénéficiant des avantages offerts par la convention collective, il était raisonnable qu'ils paient des cotisations même s'ils n'étaient pas obligés d'adhérer au syndicat.
Il est possible pour un membre de se désister du syndicat et de renoncer à être défendu par lui, mais, dans tous les cas, il sera couvert par les protections offertes par la convention et devra en conséquence payer les cotisations. C'était la même chose pendant les années où M. Boyer était membre du Syndicat des professeurs.
C'est donc une technicalité de passer par l'adhésion avant de se désaffilier. Toutefois, l'université ne peut pas refuser de payer le salaire d'un employé au motif qu'il n'a pas signé sa carte d'adhésion. Cette affirmation nous étonne fort. Il en est de même pour l'accès aux listes d'étudiants à moins que le contrat n'ait pas été signé.
Enfin, on trouve facilement l'adresse du Syndicat sur notre site Web, http://www.scccum.umontreal.ca, de même que dans le répertoire de l'Université de Montréal.
En 1946, le juge Rand, de la Cour suprême, a émis un arrêt célèbre qui donnera naissance à ce qu'on appelle la formule Rand: l'employeur a l'obligation de prélever les cotisations syndicales des employés syndiqués et de les remettre au syndicat. Un employé n'a donc pas à accepter ou à refuser de verser ses cotisations. Il doit le faire de par la loi. La raison invoquée par le juge était que, tous les employés bénéficiant des avantages offerts par la convention collective, il était raisonnable qu'ils paient des cotisations même s'ils n'étaient pas obligés d'adhérer au syndicat.
Il est possible pour un membre de se désister du syndicat et de renoncer à être défendu par lui, mais, dans tous les cas, il sera couvert par les protections offertes par la convention et devra en conséquence payer les cotisations. C'était la même chose pendant les années où M. Boyer était membre du Syndicat des professeurs.
C'est donc une technicalité de passer par l'adhésion avant de se désaffilier. Toutefois, l'université ne peut pas refuser de payer le salaire d'un employé au motif qu'il n'a pas signé sa carte d'adhésion. Cette affirmation nous étonne fort. Il en est de même pour l'accès aux listes d'étudiants à moins que le contrat n'ait pas été signé.
Enfin, on trouve facilement l'adresse du Syndicat sur notre site Web, http://www.scccum.umontreal.ca, de même que dans le répertoire de l'Université de Montréal.
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