Ras-le-bol
Richard Roy - Saint-Jean-sur-Richelieu, le 9 février 2009
11 février 2009
L'élite mondiale carbure aux bonus, aux primes, aux salaires mirobolants, au manque d'éthique, à l'incompétence, voire à la corruption. Je me mets un instant dans leur peau: une Mercedes ou une Jaguar. Ils n'ont pas besoin d'acheter un billet de loterie pour rêver. En prime, ils peuvent compter sur la docilité de la vile populace.
Le prix de l'essence ne baisse qu'à la télévision, le soir, aux nouvelles. À la pompe, rien n'y paraît. Les plans de relance économique de Harper, d'Obama et compagnie prévoient dépenser notre argent si durement gagné et même celui des années à venir. Des milliards pour les banques. Des milliards pour l'industrie de l'auto. Qu'y a-t-il pour le citoyen: une centaine de «piasses» de moins d'impôts par année, pi ferme ta gueule.
Nous ne savons même pas si ces milliards vont réellement réussir à sauver leur système basé sur la surconsommation alors que la planète étouffe. Où est la vision d'avenir que ces plans devraient comporter? Non, une Lexus ou, pourquoi pas, une Bentley.
Ce qui m'exaspère le plus, c'est l'absence d'opposition concrète à cette vision du monde. L'opposition officielle: opposition que de nom! Pire. Notre gauche ne mobilise pas les citoyens. Pas de campagne politique. Pas de manifestation devant un distributeur d'essence. Pas de boycottage des cartes de crédit à 19 % d'intérêts alors que le taux de la Banque du Canada est fixé à 1 %. Pas de pancartes devant une banque pour dénoncer les frais bancaires. Et quoi d'autre? Québec solidaire: une gauche caviar.
Prenons l'exemple des Guadeloupéens qui luttent contre la vie chère depuis une vingtaine de jours. Une grève générale suivie à la lettre par la population. Vingt mille personnes à Basse-Terre, samedi dernier, manifestaient leur solidarité. Du jamais vu pour l'île. Les Martiniquais se sont joints à la lutte depuis jeudi dernier. Là aussi, la grève générale prend de l'ampleur. Vingt mille personnes à Fort-de France pour améliorer leur sort. Là aussi, du jamais vu. La Guyane française va entrer dans la danse bientôt.
Ici, le citoyen est laissé à lui-même pour se dépêtrer. Isolé, nous ne pouvons rien. Ensemble, tout est possible. Alors, y a-t-il quelqu'un dans la salle?
Le prix de l'essence ne baisse qu'à la télévision, le soir, aux nouvelles. À la pompe, rien n'y paraît. Les plans de relance économique de Harper, d'Obama et compagnie prévoient dépenser notre argent si durement gagné et même celui des années à venir. Des milliards pour les banques. Des milliards pour l'industrie de l'auto. Qu'y a-t-il pour le citoyen: une centaine de «piasses» de moins d'impôts par année, pi ferme ta gueule.
Nous ne savons même pas si ces milliards vont réellement réussir à sauver leur système basé sur la surconsommation alors que la planète étouffe. Où est la vision d'avenir que ces plans devraient comporter? Non, une Lexus ou, pourquoi pas, une Bentley.
Ce qui m'exaspère le plus, c'est l'absence d'opposition concrète à cette vision du monde. L'opposition officielle: opposition que de nom! Pire. Notre gauche ne mobilise pas les citoyens. Pas de campagne politique. Pas de manifestation devant un distributeur d'essence. Pas de boycottage des cartes de crédit à 19 % d'intérêts alors que le taux de la Banque du Canada est fixé à 1 %. Pas de pancartes devant une banque pour dénoncer les frais bancaires. Et quoi d'autre? Québec solidaire: une gauche caviar.
Prenons l'exemple des Guadeloupéens qui luttent contre la vie chère depuis une vingtaine de jours. Une grève générale suivie à la lettre par la population. Vingt mille personnes à Basse-Terre, samedi dernier, manifestaient leur solidarité. Du jamais vu pour l'île. Les Martiniquais se sont joints à la lutte depuis jeudi dernier. Là aussi, la grève générale prend de l'ampleur. Vingt mille personnes à Fort-de France pour améliorer leur sort. Là aussi, du jamais vu. La Guyane française va entrer dans la danse bientôt.
Ici, le citoyen est laissé à lui-même pour se dépêtrer. Isolé, nous ne pouvons rien. Ensemble, tout est possible. Alors, y a-t-il quelqu'un dans la salle?
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