Saleté d'auto
Ramon Vitesse - Cowansville, le 16 janvier 2009
17 janvier 2009
Alors que les effets «boule de neige» des changements climatiques (perturbation des courants océaniques, acidification des océans, dégel du pergélisol, etc.) sont sur le point de se déclencher et que nous avons atteint le seuil de la zone d'irréversibilité et des réactions climatiques extrêmes, nous en sommes encore à tergiverser sur des mesures dépassées et des espoirs de rouler dans des autos individuelles «propres».
Détrompons-nous: malgré toutes les tentatives technologiques pour faire rouler la voiture sans émission de polluants, la voiture propre n'existe pas. Car avant même d'avoir franchi son premier kilomètre, la voiture aura englouti, uniquement pour sa construction, 300 000 litres d'eau (ce qui correspond à une douche quotidienne pendant 10 ans), 27 barils de pétrole en énergie (soit 4293 litres) et environ 30 tonnes de matières premières. Puis, après avoir servi au maximum une quinzaine d'années, la voiture se retrouve dans la plupart des cas dans nos décharges, qui débordent.
Cette idée magique d'auto propre à laquelle on s'accroche inlassablement se fonde sur des croyances irrationnelles: une planète dotée de ressources infinies et une biosphère capable d'absorber, sans limites, nos déchets.
Les gouvernements sortent du gouffre les multinationales automobiles à grand renfort de milliards, l'Agence de l'efficacité énergétique du Québec propose de subventionner l'achat d'automobiles moins consommatrices d'essence, les chroniqueurs automobiles nous assènent d'inepties sur les carcasses meurtrières à quatre roues, et 30 milliards d'automobilistes obstruent les routes à l'échelle mondiale; mais où donc ont-ils la tête (et le coeur)? Pour nos enfants, cessons de faire semblant de réfléchir et agissons de manière radicale: restreignons l'égoïsme automobiliste, instaurons l'autopartage (Communauto) à la grandeur de la province, demandons aux gouvernements de financer l'achat de vélos individuels, de donner des crédits d'impôt aux usagers des transports en commun, de réaménager l'espace public et d'investir massivement dans les transports collectifs, et pourquoi pas, troquons les chroniques automobiles pour des chroniques vélos!
Détrompons-nous: malgré toutes les tentatives technologiques pour faire rouler la voiture sans émission de polluants, la voiture propre n'existe pas. Car avant même d'avoir franchi son premier kilomètre, la voiture aura englouti, uniquement pour sa construction, 300 000 litres d'eau (ce qui correspond à une douche quotidienne pendant 10 ans), 27 barils de pétrole en énergie (soit 4293 litres) et environ 30 tonnes de matières premières. Puis, après avoir servi au maximum une quinzaine d'années, la voiture se retrouve dans la plupart des cas dans nos décharges, qui débordent.
Cette idée magique d'auto propre à laquelle on s'accroche inlassablement se fonde sur des croyances irrationnelles: une planète dotée de ressources infinies et une biosphère capable d'absorber, sans limites, nos déchets.
Les gouvernements sortent du gouffre les multinationales automobiles à grand renfort de milliards, l'Agence de l'efficacité énergétique du Québec propose de subventionner l'achat d'automobiles moins consommatrices d'essence, les chroniqueurs automobiles nous assènent d'inepties sur les carcasses meurtrières à quatre roues, et 30 milliards d'automobilistes obstruent les routes à l'échelle mondiale; mais où donc ont-ils la tête (et le coeur)? Pour nos enfants, cessons de faire semblant de réfléchir et agissons de manière radicale: restreignons l'égoïsme automobiliste, instaurons l'autopartage (Communauto) à la grandeur de la province, demandons aux gouvernements de financer l'achat de vélos individuels, de donner des crédits d'impôt aux usagers des transports en commun, de réaménager l'espace public et d'investir massivement dans les transports collectifs, et pourquoi pas, troquons les chroniques automobiles pour des chroniques vélos!
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