Lettre à Jean Chrétien, premier ministre du Canada - La violence ne résout rien
Christopher Campbell-Duruflé - Président du conseil étudiant de cinquième secondaire du collège Jean-de-Brébeuf
20 mars 2003
Nous sommes conscients que le Canada se trouve dans une position difficile face aux États-Unis, qui disposent d'importants leviers économiques. Cependant, nous considérons injustifiable tout effort de guerre visant le désarmement de l'Irak ou un changement de régime, et c'est pourquoi nous vous manifestons notre soutien.
Si l'Irak possède des armes proscrites par les résolutions du Conseil de sécurité, il doit véritablement être désarmé. Mais nous demeurons persuadés que le fait de répondre par la violence à ce problème réel ne fera qu'aggraver la situation. Comme tous les Canadiens, nous nous rendons bien compte qu'une attaque contre l'Irak ne ferait qu'envenimer les relations déjà très tendues entre le monde arabe et l'Occident.
Comment ne pas remettre en question les motifs des États-Unis pour mener une guerre contre l'Irak alors que d'autres pays violent de la même façon plusieurs résolutions des Nations unies? Il est clair que l'administration Bush veut la guerre à tout prix: les prétextes se multiplient. Que l'Irak, pour les Américains, soit une cible expiatoire pour les attentats du 11 septembre 2001 ou que les enjeux soient purement géopolitiques, nous vous appuyons pour dire que rien ne justifie une participation canadienne à cette guerre et aimerions que vous vous y opposiez vivement.
Alors que nous nous enorgueillissons chaque jour davantage des conditions de vie exemplaires dont nous jouissons ici au Canada, comment tolérer qu'on attaque un pays où la population baigne déjà dans la misère, sachant que cela entraînerait inévitablement des milliers de victimes directes et indirectes? Des millions d'Irakiens nécessiteraient de l'aide alimentaire et médicale ou fuiraient leur pays pour aller s'entasser aux frontières de pays limitrophes. Ainsi, en tant que génération montante, nous vous serions reconnaissants de ne pas nous imposer les conséquences de cette agression, de ne pas nous plonger dans la spirale de la haine que cette guerre entraînera. Pour ce faire, il est essentiel de se garder de tout appui aux Américains, qu'il soit militaire ou «amical».
Nous sommes soulagés de voir que la politique canadienne actuelle contribue à préserver la crédibilité des Nations unies et, par le fait même, de toute autre instance internationale. En effet, l'arrogance des États-Unis face au Conseil de sécurité remet en question l'efficacité et la portée de cette organisation pour les années à venir.
Nous comptons donc sur vous, à titre de premier ministre du Canada, pour continuer à montrer au monde que les Canadiens se feront toujours les défenseurs de la paix et promouvront sans relâche le dialogue international.
Cette lettre est appuyée par la majorité des élèves de la cinquième secondaire du collège Jean-de-Brébeuf.
Si l'Irak possède des armes proscrites par les résolutions du Conseil de sécurité, il doit véritablement être désarmé. Mais nous demeurons persuadés que le fait de répondre par la violence à ce problème réel ne fera qu'aggraver la situation. Comme tous les Canadiens, nous nous rendons bien compte qu'une attaque contre l'Irak ne ferait qu'envenimer les relations déjà très tendues entre le monde arabe et l'Occident.
Comment ne pas remettre en question les motifs des États-Unis pour mener une guerre contre l'Irak alors que d'autres pays violent de la même façon plusieurs résolutions des Nations unies? Il est clair que l'administration Bush veut la guerre à tout prix: les prétextes se multiplient. Que l'Irak, pour les Américains, soit une cible expiatoire pour les attentats du 11 septembre 2001 ou que les enjeux soient purement géopolitiques, nous vous appuyons pour dire que rien ne justifie une participation canadienne à cette guerre et aimerions que vous vous y opposiez vivement.
Alors que nous nous enorgueillissons chaque jour davantage des conditions de vie exemplaires dont nous jouissons ici au Canada, comment tolérer qu'on attaque un pays où la population baigne déjà dans la misère, sachant que cela entraînerait inévitablement des milliers de victimes directes et indirectes? Des millions d'Irakiens nécessiteraient de l'aide alimentaire et médicale ou fuiraient leur pays pour aller s'entasser aux frontières de pays limitrophes. Ainsi, en tant que génération montante, nous vous serions reconnaissants de ne pas nous imposer les conséquences de cette agression, de ne pas nous plonger dans la spirale de la haine que cette guerre entraînera. Pour ce faire, il est essentiel de se garder de tout appui aux Américains, qu'il soit militaire ou «amical».
Nous sommes soulagés de voir que la politique canadienne actuelle contribue à préserver la crédibilité des Nations unies et, par le fait même, de toute autre instance internationale. En effet, l'arrogance des États-Unis face au Conseil de sécurité remet en question l'efficacité et la portée de cette organisation pour les années à venir.
Nous comptons donc sur vous, à titre de premier ministre du Canada, pour continuer à montrer au monde que les Canadiens se feront toujours les défenseurs de la paix et promouvront sans relâche le dialogue international.
Cette lettre est appuyée par la majorité des élèves de la cinquième secondaire du collège Jean-de-Brébeuf.
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