Lettres: Une citoyenne qui a envie de crier
Anne-Marie Séguin et ses enfants: Jean-Christophe, Élisabeth, Thomas et William - Boucherville, le 7 mars 2003
18 mars 2003
Je ne peux pas croire qu'il va y avoir une guerre. Des artistes ont pris la parole. Des mères, des pères et des enfants ont marché dans les villes du monde pour supplier les dirigeants d'écouter la voix du peuple qui chante la paix.
Je suis une simple citoyenne qui travaille à chaque instant, au quotidien, malgré les difficultés de la vie, à devenir meilleure. Je suis une mère de quatre merveilleux adolescents qui possèdent l'intelligence du coeur et savent ce que veut dire le mot respect. J'ai marché avec mes enfants.
Je suis une simple citoyenne qui a envie de crier. Je ne peux pas croire qu'il va y avoir une guerre. Et j'ai honte. J'ai honte de souhaiter une catastrophe naturelle aux États-Unis qui obligerait ce peuple à s'occuper de ses affaires au lieu d'aller faire la loi ailleurs. J'ai honte de la colère qui m'habite.
Bush a raison. C'est vrai que les États-Unis sont en danger. La tête de son pays est coupée du coeur, son peuple. La tête a perdu le contrôle et le corps est en grand danger. La gangrène est prise dans ses membres.
Bush a raison, les États-Unis sont en danger parce qu'à force de tout vouloir avec autant d'acharnement, ils vont creuser leur propre tombe. Absorber aussi goulûment et vouloir toujours plus est une forme d'obésité morbide, M. Bush. Votre merveilleux pays finira par imploser.
L'histoire a toujours montré que les peuples qui vont à la conquête des autres finissent un jour ou l'autre par disparaître.
Vous avez parfaitement raison M. Bush. Les États-Unis sont en danger. Le cancer de votre beau pays est sur le point d'être généralisé.
Je suis une simple citoyenne qui travaille à chaque instant, au quotidien, malgré les difficultés de la vie, à devenir meilleure. Je suis une mère de quatre merveilleux adolescents qui possèdent l'intelligence du coeur et savent ce que veut dire le mot respect. J'ai marché avec mes enfants.
Je suis une simple citoyenne qui a envie de crier. Je ne peux pas croire qu'il va y avoir une guerre. Et j'ai honte. J'ai honte de souhaiter une catastrophe naturelle aux États-Unis qui obligerait ce peuple à s'occuper de ses affaires au lieu d'aller faire la loi ailleurs. J'ai honte de la colère qui m'habite.
Bush a raison. C'est vrai que les États-Unis sont en danger. La tête de son pays est coupée du coeur, son peuple. La tête a perdu le contrôle et le corps est en grand danger. La gangrène est prise dans ses membres.
Bush a raison, les États-Unis sont en danger parce qu'à force de tout vouloir avec autant d'acharnement, ils vont creuser leur propre tombe. Absorber aussi goulûment et vouloir toujours plus est une forme d'obésité morbide, M. Bush. Votre merveilleux pays finira par imploser.
L'histoire a toujours montré que les peuples qui vont à la conquête des autres finissent un jour ou l'autre par disparaître.
Vous avez parfaitement raison M. Bush. Les États-Unis sont en danger. Le cancer de votre beau pays est sur le point d'être généralisé.
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