Le pouvoir caché
Pierre Champagne - Danville, le 15 décembre 2008
18 décembre 2008
En cette époque de politique-spectacle menée par les faiseurs d'images et les médias populaires, où le «potinage» a pris la place de l'analyse socioéconomique, il est peut-être mal vu de faire intervenir la question linguistique dans l'analyse du scrutin du 8 décembre dernier. Pourtant, en étudiant les résultats à l'aide de la variable linguistique, on fait des découvertes éclairantes, qui nous aident à identifier les intérêts en jeu.
Il en est ainsi lorsqu'on recense les 46 circonscriptions où les électeurs de langue maternelle anglaise forment plus de 5 % de l'électorat. Alors que les électeurs francophones se divisent à l'intérieur des trois grands partis et des deux partis marginaux, comme l'indiquent tous les sondages, les électeurs anglophones accordent leurs suffrages au Parti libéral dans une proportion écrasante. Le dernier scrutin nous en fournit une démonstration éclatante.
Sur ces 46 circonscriptions, le Parti libéral en récolte 40, soit 61 % de sa députation. Les seules exceptions à cette loi des 5 % sont six circonscriptions où le pourcentage d'anglophones est inférieur à 10 %. On doit en conclure que les anglophones conservent un pouvoir politique disproportionné par rapport à leur importance démographique. À l'inverse, on se met à rêver à tout ce qui deviendrait possible si les francophones s'unissaient de la même manière pour défendre leur langue et leur nation.
Il en est ainsi lorsqu'on recense les 46 circonscriptions où les électeurs de langue maternelle anglaise forment plus de 5 % de l'électorat. Alors que les électeurs francophones se divisent à l'intérieur des trois grands partis et des deux partis marginaux, comme l'indiquent tous les sondages, les électeurs anglophones accordent leurs suffrages au Parti libéral dans une proportion écrasante. Le dernier scrutin nous en fournit une démonstration éclatante.
Sur ces 46 circonscriptions, le Parti libéral en récolte 40, soit 61 % de sa députation. Les seules exceptions à cette loi des 5 % sont six circonscriptions où le pourcentage d'anglophones est inférieur à 10 %. On doit en conclure que les anglophones conservent un pouvoir politique disproportionné par rapport à leur importance démographique. À l'inverse, on se met à rêver à tout ce qui deviendrait possible si les francophones s'unissaient de la même manière pour défendre leur langue et leur nation.
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