N'en demandons pas trop
On ne pouvait qu'être ému par le récit que nous a fait l'historien Guy Laperrière, de l'Université de Sherbrooke, du sort tragique des 3000 Acadiens de l'île Saint-Jean (Le Devoir, «Il y a 250 ans - 1758: la déportation des Acadiens», le 15 décembre). Un autre historien, le Néo-Écossais John Johnston, a aussi relaté dans son plus récent ouvrage («Endgame 1758: The Promise, the Glory, and the Despair of Louisbourg's Last Decade», Cape Breton University Press, 2007) que la chute de la forteresse de Louisbourg mena directement à la déportation des Acadiens de ce qui est aujourd'hui l'Île-du-Prince-Édouard. Plus de la moitié des 3000 hommes, femmes et enfants entassés dans une douzaine de navires bondés périront, pour cause de maladie ou noyés. Compte tenu de ce triste bilan, «il convient bien qu'un monument commémore leur mémoire» comme cela a été fait à Saint-Malo, conclut le professeur Laperrière.
Je tiens à le rassurer. Une simple commémoration aurait été trop sobre. L'été dernier, c'est une véritable célébration qui a été organisée du 5 juin au 24 août en Nouvelle-Écosse. Dès février 2007, l'Institut Louisbourg de l'Université du Cap-Breton, coorganisateur des fêtes avec Parcs Canada, nous annonçait fièrement qu'«en 2008, le lieu historique national du Canada de la Forteresse-de-Louisbourg célébrera[it] le 250e anniversaire du second siège de Louisbourg. Ce siège a été un tournant décisif dans la guerre de Sept Ans et a ouvert la voie à l'attaque de Québec par la mer l'année suivante.»
Feux d'artifice, spectacles, repas champêtres, concerts: rien n'a été négligé pour animer ces trois mois de réjouissances. Culminant le 26 juillet, jour même des 250 ans de la prise de ladite forteresse par l'armée anglaise, les festivités de Louisbourg 2008 auront obtenu le généreux soutien financier du ministère du Patrimoine canadien, de l'Agence fédérale de promotion économique du Canada Atlantique et de l'association des commerçants de Louisbourg. Alors, pour ce qui est d'ériger un monument aux victimes acadiennes, n'en demandons pas trop, et surtout trop tard. Il faudra repasser, car aujourd'hui, la caisse en vide.
Je tiens à le rassurer. Une simple commémoration aurait été trop sobre. L'été dernier, c'est une véritable célébration qui a été organisée du 5 juin au 24 août en Nouvelle-Écosse. Dès février 2007, l'Institut Louisbourg de l'Université du Cap-Breton, coorganisateur des fêtes avec Parcs Canada, nous annonçait fièrement qu'«en 2008, le lieu historique national du Canada de la Forteresse-de-Louisbourg célébrera[it] le 250e anniversaire du second siège de Louisbourg. Ce siège a été un tournant décisif dans la guerre de Sept Ans et a ouvert la voie à l'attaque de Québec par la mer l'année suivante.»
Feux d'artifice, spectacles, repas champêtres, concerts: rien n'a été négligé pour animer ces trois mois de réjouissances. Culminant le 26 juillet, jour même des 250 ans de la prise de ladite forteresse par l'armée anglaise, les festivités de Louisbourg 2008 auront obtenu le généreux soutien financier du ministère du Patrimoine canadien, de l'Agence fédérale de promotion économique du Canada Atlantique et de l'association des commerçants de Louisbourg. Alors, pour ce qui est d'ériger un monument aux victimes acadiennes, n'en demandons pas trop, et surtout trop tard. Il faudra repasser, car aujourd'hui, la caisse en vide.
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