Parlons de participation
Christian Bergeron - Québec, le 10 décembre 2008
12 décembre 2008
En guise d'explication de la débandade participative de lundi, certains se rabattent sur la météo, tandis que pour plusieurs citoyens, c'est l'expression d'un ras-le-bol envers la classe politique. Peut importe les raisons des Québécois, nos dirigeants doivent s'inquiéter de la situation.
Seulement 57 % des Québécois ont exercé leur droit de vote, et c'est à Montréal que la représentativité démocratique de nos élus pose problème. Vingt-cinq circonscriptions sur 125 ont obtenu un taux de participation en deçà des 50 %, dont 17 dans la région de Montréal. De même, trois endroits à Montréal (Mont-Royal,Westmount-Saint-Louis et d'Arcy-McGee) sont sous la barre des 40 %. De ces 25 circonscriptions, 22 ont été prises par le PLQ et trois par le PQ. Est-ce que c'étaient des «lieux» gagnés d'avance ou des endroits où le vote libéral a davantage «sorti»? Un fait demeure: rien ne justifie l'abstention de 50 % à 60 % des électeurs dans ces circonscriptions.
Lorsqu'une formule politique comme l'élection à un tour semble en quelque sorte dépassée et que les citoyens perdent confiance dans les principes sur lesquels s'appuient nos dirigeants, alors, c'est un important cri d'indifférence que la population envoie à la classe politique. Nous sommes en droit d'exiger des changements. [...]
Seulement 57 % des Québécois ont exercé leur droit de vote, et c'est à Montréal que la représentativité démocratique de nos élus pose problème. Vingt-cinq circonscriptions sur 125 ont obtenu un taux de participation en deçà des 50 %, dont 17 dans la région de Montréal. De même, trois endroits à Montréal (Mont-Royal,Westmount-Saint-Louis et d'Arcy-McGee) sont sous la barre des 40 %. De ces 25 circonscriptions, 22 ont été prises par le PLQ et trois par le PQ. Est-ce que c'étaient des «lieux» gagnés d'avance ou des endroits où le vote libéral a davantage «sorti»? Un fait demeure: rien ne justifie l'abstention de 50 % à 60 % des électeurs dans ces circonscriptions.
Lorsqu'une formule politique comme l'élection à un tour semble en quelque sorte dépassée et que les citoyens perdent confiance dans les principes sur lesquels s'appuient nos dirigeants, alors, c'est un important cri d'indifférence que la population envoie à la classe politique. Nous sommes en droit d'exiger des changements. [...]
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