Lettres: La guerre, réalisme ou déterminisme?
Jules Lafortune - Saint-Charles-Borromée, le 6 mars 2003
12 mars 2003
Norman Spector, dans son article «La guerre du pétrole», publié le jeudi 6 mars dans Le Devoir, illustre bien la confusion que certains spécialistes entretiennent entre ces deux mouvements de pensée. Si je suis bien le fil de sa pensée, il est de bon ton pour nous, Canadiens, de s'opposer à cette guerre, mais en définitive, nous y consentirons. Et pourquoi? Tout bêtement parce qu'elle sert nos intérêts autant que ceux de nos maîtres, les Américains.
En lisant ce texte, nous sentons que le chroniqueur a le sentiment d'avoir fondé son jugement final sur une série de raisonnements irréfutables. Ce faisant, il démontre une fois de plus comment la raison conduit à des conclusions déraisonnables. Dans sa balance, il ne met que des motifs d'intérêt, laissant tous les autres de côté. Est-ce seulement pour satisfaire des intérêts que l'homme vit? Est-ce par intérêt que des millions de marcheurs ont récemment manifesté pour la paix? La pauvreté du raisonnement devient évidente quand M. Spector prête aux défenseurs de la paix — dont la France, puisqu'il faut bien la nommer — des motifs secrets et mesquins. La guerre serait déterminée par des faits contre lesquels notre humanité ne peut rien.
Je dis au contraire que notre humanité nous dicte le devoir de résistance contre ce fléau. Je crois que la défense d'idées tordues n'est pas raisonnable. Je dis que cette guerre inutile pour les Canadiens ne devrait pas être appuyée par le Canada, selon toutes les lumières de la raison. C'est le réalisme qui nous le dicte.
En lisant ce texte, nous sentons que le chroniqueur a le sentiment d'avoir fondé son jugement final sur une série de raisonnements irréfutables. Ce faisant, il démontre une fois de plus comment la raison conduit à des conclusions déraisonnables. Dans sa balance, il ne met que des motifs d'intérêt, laissant tous les autres de côté. Est-ce seulement pour satisfaire des intérêts que l'homme vit? Est-ce par intérêt que des millions de marcheurs ont récemment manifesté pour la paix? La pauvreté du raisonnement devient évidente quand M. Spector prête aux défenseurs de la paix — dont la France, puisqu'il faut bien la nommer — des motifs secrets et mesquins. La guerre serait déterminée par des faits contre lesquels notre humanité ne peut rien.
Je dis au contraire que notre humanité nous dicte le devoir de résistance contre ce fléau. Je crois que la défense d'idées tordues n'est pas raisonnable. Je dis que cette guerre inutile pour les Canadiens ne devrait pas être appuyée par le Canada, selon toutes les lumières de la raison. C'est le réalisme qui nous le dicte.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

