Cancer du sein : éviter la confusion
Pierre Audet-Lapointe - Médecin-conseil, Programme québécois de dépistage du cancer du sein
6 décembre 2008
Le 4 décembre 2008J'ai pris connaissance de l'article publié dans Le Devoir du 28 novembre 2008 intitulé «Des cancers du sein traités inutilement?» et j'en ai été fort vexé. D'une part, parce que le titre m'apparaît inutilement «accrocheur» et peu digne de votre journal.
D'autre part, parce que le contenu renferme plusieurs affirmations souvent fausses mais surtout propres à semer la confusion chez les femmes bénéficiaires du Programme québécois du dépistage du cancer du sein. Je ne nie pas aux journalistes le droit et la responsabilité d'informer le public de controverses médicales comme cela est mentionné au début de l'article. Cependant, la médecine demeure toujours à la fois un art et une science, et de ce fait les mises en garde sont toujours nécessaires, surtout quand il s'agit de «nouvelles scientifiques médicales», ce qui commande de faire les nuances appropriées. Parfois, trop d'information mène à la désinformation, avec les conséquences néfastes qui en découlent. Le dépistage du cancer du sein par mammographie a fait ses preuves et il demeure le moyen internationalement reconnu pour pratiquer ce dépistage. Il serait regrettable que des femmes s'y soustraient à la suite de la lecture de tels articles, et cela à leur plus grand détriment.
D'autre part, parce que le contenu renferme plusieurs affirmations souvent fausses mais surtout propres à semer la confusion chez les femmes bénéficiaires du Programme québécois du dépistage du cancer du sein. Je ne nie pas aux journalistes le droit et la responsabilité d'informer le public de controverses médicales comme cela est mentionné au début de l'article. Cependant, la médecine demeure toujours à la fois un art et une science, et de ce fait les mises en garde sont toujours nécessaires, surtout quand il s'agit de «nouvelles scientifiques médicales», ce qui commande de faire les nuances appropriées. Parfois, trop d'information mène à la désinformation, avec les conséquences néfastes qui en découlent. Le dépistage du cancer du sein par mammographie a fait ses preuves et il demeure le moyen internationalement reconnu pour pratiquer ce dépistage. Il serait regrettable que des femmes s'y soustraient à la suite de la lecture de tels articles, et cela à leur plus grand détriment.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

