Les absents n'ont pas toujours tort
Jacques Desmarais - Montréal, le 20 novembre 2008
21 novembre 2008
Du haut de leurs belles plumes subjectives, certains analystes de la scène politique ont argué que seuls les élus avaient le droit de participer au débat des chefs! C'est un argument soi-disant légaliste qui ne tient pas debout dès que nous prenons en compte le contexte électoral québécois, assez tordu et pas représentatif de l'expression populaire. Tous les démocrates de ce pays, depuis au moins René Lévesque, l'affirment avec force depuis des lunes!
Or, quand vient le temps de réformer le mode de scrutin, on se traîne les pieds depuis 30 ans pour des motifs purement électoralistes, chez les libéraux comme chez les péquistes. Mais voici que les élus sortants, à l'exception semble-t-il de Mario Dumont, qui s'est dit ouvert à cela, ferment la porte, en petit-bourgeois jaloux de «leur» tribune publique. Ils disent non au dialogue réel avec tous les acteurs politiques pertinents, en l'occurrence Québec solidaire et le Parti vert.
Ces deux formations ont recueilli au moins 3 % des votes en 2007, ce qui, selon la loi électorale, leur donne le droit au même temps d'antenne que les autres partis.
Les diffuseurs, quant à eux, semblent en retard d'une saison s'il est vrai qu'ils refusent à leur tour ce qui émerge au Québec sur le plan des idées politiques sous le fallacieux prétexte que ce n'est pas «d'intérêt public». L'intérêt du public et la vitalité de la démocratie exigent au contraire qu'on puisse voir et entendre tous les acteurs politiques, pas seulement les riches et les puissants.
Le refus d'inviter M. Rainville et Françoise David au débat de la semaine prochaine est pour le moins désolant et tristement anachronique en regard du Québec réel.
Or, quand vient le temps de réformer le mode de scrutin, on se traîne les pieds depuis 30 ans pour des motifs purement électoralistes, chez les libéraux comme chez les péquistes. Mais voici que les élus sortants, à l'exception semble-t-il de Mario Dumont, qui s'est dit ouvert à cela, ferment la porte, en petit-bourgeois jaloux de «leur» tribune publique. Ils disent non au dialogue réel avec tous les acteurs politiques pertinents, en l'occurrence Québec solidaire et le Parti vert.
Ces deux formations ont recueilli au moins 3 % des votes en 2007, ce qui, selon la loi électorale, leur donne le droit au même temps d'antenne que les autres partis.
Les diffuseurs, quant à eux, semblent en retard d'une saison s'il est vrai qu'ils refusent à leur tour ce qui émerge au Québec sur le plan des idées politiques sous le fallacieux prétexte que ce n'est pas «d'intérêt public». L'intérêt du public et la vitalité de la démocratie exigent au contraire qu'on puisse voir et entendre tous les acteurs politiques, pas seulement les riches et les puissants.
Le refus d'inviter M. Rainville et Françoise David au débat de la semaine prochaine est pour le moins désolant et tristement anachronique en regard du Québec réel.
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