mardi 24 novembre 2009 Dernière mise à jour 09h39


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Médecine familiale: les partis politiques peuvent-ils concrétiser leurs promesses?

19 novembre 2008 
Un récent sondage Léger Marketing nous apprenait que la santé est la première préoccupation de la population québécoise, même avant l'économie. Tous les partis s'entendent pour faire de la santé un enjeu déterminant. Le temps est venu de s'engager.

La Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ) a rendu publique une série de 15 recommandations sur la nécessaire valorisation de la médecine familiale et a demandé d'urgence au gouvernement l'adoption et la mise en oeuvre d'une politique nationale à cet égard (Énoncé de principes pour une politique nationale sur la médecine familiale). En cette période d'élections, la FMOQ interpelle directement chaque parti en lice et lui demande d'énoncer clairement ses intentions en ce qui concerne la médecine familiale et de préciser quel sera son plan de match envisagé, s'il est élu.

Pour améliorer l'accès de la population aux soins de santé:

- Est-ce que votre formation politique s'engage formellement à adopter et à mettre en oeuvre pendant son mandat une politique de valorisation de la médecine familiale qui aura comme objectif de faire en sorte que chaque Québécois puisse avoir accès à un médecin de famille?

- Vous engagez-vous formellement à tout mettre en oeuvre au cours de votre mandat pour que chaque Québécois puisse avoir accès à un médecin de famille?

Les autres questions de la FMOQ portent sur deux aspects cruciaux: soutenir les services médicaux, particulièrement en première ligne, et favoriser la pratique de la médecine familiale au Québec.

Le soutien aux services médicaux

Que ce soit à l'hôpital, au CLSC, dans tout autre établissement ou dans la collectivité, l'omnipraticien doit avoir un accès raisonnable aux ressources techniques, aux tests diagnostiques et aux consultations spécialisées.

Les médecins de famille pratiquant en cabinet et en CLSC constituent la porte d'entrée du système de santé par leurs activités de prise en charge et de suivi de patients: maladies chroniques, troubles de santé mentale, suivi de grossesse, prévention, urgences sans rendez-vous, soins à domicile, qui sont autant d'activités de première ligne assurées par les médecins de famille. Une grande part de la prise en charge est effectuée par les médecins de famille qui exercent en cabinet. Or, les cabinets n'offrent plus un environnement de travail stimulant et attrayant, notamment pour la relève.

Les principales raisons en sont le sous-financement qui ne tient pas compte de l'évolution des frais de pratique actuels, encore moins des coûts pour s'entourer d'une infirmière et acheter de l'équipement de pointe. Si l'on ajoute à cela la lourdeur de la clientèle et le fardeau de gérer une entreprise, il n'est pas surprenant que les cabinets ferment les uns après les autres, laissant des clientèles entières sans médecin de famille.

Pour faire en sorte que les omnipraticiens puissent exercer de façon optimale:

- Que comptez-vous faire pour apporter aux omnipraticiens et à leurs patients un accès raisonnable aux ressources techniques, aux tests diagnostiques et aux consultations spécialisées?

- Que comptez-vous faire pour financer de façon réaliste les cabinets de médecins de famille et leur permettre de fonctionner dans un environnement adéquat?

- Que proposez-vous afin de permettre à tous les médecins de famille qui exercent en cabinet d'être soutenus de la même façon que leurs collègues appartenant à des groupes de médecine de famille (GMF) et les cliniques-réseau, et de pouvoir travailler avec des infirmières et d'autres professionnels de la santé?

Favoriser la pratique de la médecine familiale

La FMOQ a déclaré il y a un mois que la médecine familiale était menacée et qu'il y avait urgence d'agir. Outre l'organisation des soins, les conditions de travail des omnipraticiens au Québec n'encouragent pas ce choix de carrière. L'écart de rémunération entre un omnipraticien et un médecin spécialiste au Québec doit être réduit à un niveau acceptable et concurrentiel puisque la charge de travail s'alourdit et que de plus en plus de responsabilités sont confiées à l'omnipraticien, qu'il exerce en établissement ou en première ligne. Quant à l'écart qui subsiste entre le revenu moyen des omnipraticiens canadiens et celui de leurs confrères québécois, il risque d'augmenter malgré la dernière entente sur le redressement qui s'étend jusqu'en 2016, car les conditions ailleurs au pays seront bonifiées pendant cette période. De plus, les omnipraticiens du Québec sont soumis à plusieurs contraintes gouvernementales qui mériteraient d'être revues, comme les activités médicales particulières (AMP), instaurées il y a plus de dix ans, afin d'évaluer leurs effets concrets sur l'organisation des soins.

Pour rendre le Québec plus concurrentiel et encourager les médecins omnipraticiens à exercer dans la province et à choisir la médecine familiale:

- Vous engagez-vous à reconnaître la complexité et l'ampleur de la pratique des omnipraticiens québécois en leur offrant une rémunération concurrentielle à tous égards?

- Êtes-vous prêts à prendre l'engagement de revoir les contraintes auxquelles sont soumis les omnipraticiens, notamment celles qui sont reliées aux activités médicales particulières (AMP), pour simplifier et faciliter la pratique médicale au quotidien?

La FMOQ invite donc les partis politiques à lui faire part de leurs réponses dans les meilleurs délais. Elle les affichera ensuite sur la page d'accueil de son site Internet. Nous invitons aussi les électeurs à envoyer leurs commentaires au président, le Dr Louis Godin (president@fmoq.org).

Syndicat professionnel représentant l'ensemble des médecins omnipraticiens du Québec, la FMOQ compte plus de 8000 membres. Sa mission consiste à veiller aux intérêts professionnels et scientifiques de ses membres.

Pour plus de renseignements sur la FMOQ, consultez son site Internet au www.fmoq.org






Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Partager
Digg Facebook Twitter Delicious
 

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
Déjà inscrit? Ajoutez votre commentaire ci-dessous

    Connexion




Cet article vous intéresse?
0 réactions
0 votes
 
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel
Choisir mes
infolettres
Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

» En savoir plus
© Le Devoir 2002-2009