Un pouvoir démesuré
Carol Villeneuve - Québec, le 28 octobre 2008
29 octobre 2008
Au-delà des élections à venir, il est intéressant de constater comment un homme, un seul, le premier ministre, peut s'arroger le pouvoir quasi constitutionnel de détourner le vote populaire de mars 2007 qu'il a lui-même demandé mais qu'il ne respectera pas sous de faux prétextes, et cela, malgré 70 % de ce vote populaire contre une élection anticipée.
Monsieur Charest est perçu comme un bon communicateur, mais il n'a pas les qualités de rassembleur. Imaginons le peuple telle une grande famille sujette à des dissensions comme il en est de la famille parlementaire. Les parents de cette famille, dans ce qu'ils croient être de leur autorité, décident de rejeter l'enfant fauteur de trouble au lieu de l'amener à une compréhension et à une intégration favorable.
Qu'arrive-t-il de cette famille? C'est le dysfonctionnement dans l'intolérance. Monsieur Charest n'est-il pas en voie de donner cet exemple de dysfonctionnement dans la grande famille québécoise?
Au-delà des calculs au gré des sondages, monsieur Charest n'expose-t-il pas, par ce vol de la démocratie, à des valeurs de chacun pour soi?
À ce jeu, monsieur Charest, qu'il soit majoritaire ou au pire minoritaire pourrait bien
en être le grand perdant. À moins qu'aveuglé par des élans de dominance, de quasi-dictature, il soit empêché d'y voir plus haut et plus loin.
Il serait grand temps que les parlementaires songent à une autre formule, comme des élections à date fixe, évitant ainsi qu'un seul homme, le premier ministre, soit l'arbitre au-dessus de tout un peuple.
Monsieur Charest est perçu comme un bon communicateur, mais il n'a pas les qualités de rassembleur. Imaginons le peuple telle une grande famille sujette à des dissensions comme il en est de la famille parlementaire. Les parents de cette famille, dans ce qu'ils croient être de leur autorité, décident de rejeter l'enfant fauteur de trouble au lieu de l'amener à une compréhension et à une intégration favorable.
Qu'arrive-t-il de cette famille? C'est le dysfonctionnement dans l'intolérance. Monsieur Charest n'est-il pas en voie de donner cet exemple de dysfonctionnement dans la grande famille québécoise?
Au-delà des calculs au gré des sondages, monsieur Charest n'expose-t-il pas, par ce vol de la démocratie, à des valeurs de chacun pour soi?
À ce jeu, monsieur Charest, qu'il soit majoritaire ou au pire minoritaire pourrait bien
en être le grand perdant. À moins qu'aveuglé par des élans de dominance, de quasi-dictature, il soit empêché d'y voir plus haut et plus loin.
Il serait grand temps que les parlementaires songent à une autre formule, comme des élections à date fixe, évitant ainsi qu'un seul homme, le premier ministre, soit l'arbitre au-dessus de tout un peuple.
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