Lettres: Pacifistes du dimanche?
Alexandre Shields - Montréal, le 15 février 2003
24 février 2003
Plus de 150 000 personnes ont affirmé à Montréal samedi dernier, le 15 février, leur grand désir de paix, malgré le soleil timide de février. Mais ce souffle pacifiste restera un élan éphémère et non significatif s'il n'inspire pas une prise de conscience sociale quotidienne. En plus de manifester notre opposition morale à la guerre, il faut désormais agir de façon conséquente selon les principes auxquels nous croyons.
Certes, je ne remets absolument pas en doute la sincérité des gens venus lancer un message que nos élus ne peuvent ignorer sans êtres indécents. Il me semble cependant que ce geste devrait aller au-delà d'une marche qui effleure à peine la carapace guerrière des faucons de Washington et de ceux qui les soutiennent.
Tant que nous serons dépendants des énergies fossiles, les compagnies pétrolières continueront de financer grassement les campagnes présidentielles chez nos voisins du Sud. Ces mêmes industries qui insistent pour que George W. Bush aille «sécuriser» les réserves d'or noir irakien qui garantiront leurs profits pour des décennies.
La doctrine économique qui régit actuellement le monde favorisera toujours l'émergence d'injustices, de la guerre à la pauvreté endémique, sans y apporter de solutions concrètes. Il nous appartient donc de prendre en compte que nos choix de consommation ont des répercussions planétaires importantes dont nous tardons à saisir la portée.
Pourquoi ne pas s'inspirer du mouvement populaire historique auquel des millions de personnes ont participé pour bâtir enfin un autre monde? Sans quoi nous ne serons que des pacifistes du dimanche.
Certes, je ne remets absolument pas en doute la sincérité des gens venus lancer un message que nos élus ne peuvent ignorer sans êtres indécents. Il me semble cependant que ce geste devrait aller au-delà d'une marche qui effleure à peine la carapace guerrière des faucons de Washington et de ceux qui les soutiennent.
Tant que nous serons dépendants des énergies fossiles, les compagnies pétrolières continueront de financer grassement les campagnes présidentielles chez nos voisins du Sud. Ces mêmes industries qui insistent pour que George W. Bush aille «sécuriser» les réserves d'or noir irakien qui garantiront leurs profits pour des décennies.
La doctrine économique qui régit actuellement le monde favorisera toujours l'émergence d'injustices, de la guerre à la pauvreté endémique, sans y apporter de solutions concrètes. Il nous appartient donc de prendre en compte que nos choix de consommation ont des répercussions planétaires importantes dont nous tardons à saisir la portée.
Pourquoi ne pas s'inspirer du mouvement populaire historique auquel des millions de personnes ont participé pour bâtir enfin un autre monde? Sans quoi nous ne serons que des pacifistes du dimanche.
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