Des propos malheureux
Lettre au maire de Québec, Régis Labeaume
Franck Goldberg - Le 11 octobre 2008
15 octobre 2008
Comme quelques-uns, j'ai pu vous voir et vous écouter le 9 octobre sur Télé-Québec à l'émission Bazzo TV. J'ai été très surpris par vos propos tenus sur le président Nicolas Sarkozy. À la question de l'animatrice, Mme Bazzo: «Mais l'admirez-vous [Nicolas Sarkozy], son style, sa manière d'être?»
Réponse du maire de Québec: «Oh, j'ai de la misère un petit peu. Le gars est énergique, mais je trouve qu'il est épars. Il part sur des "chires". Je trouve que ça manque souvent de cohérence son affaire. Enfin, je vais arrêter là parce que la visite s'en vient.»
Les mimiques du maire de Québec visibles en vidéo en rajoutent sur les propos. N'étant ni adhérent à l'UMP ni un farouche partisan de certaines actions du président, je trouve que vous avez, Monsieur Régis Labeaume, fait preuve lors de cette émission publique d'un total manque de respect à l'égard du président Sarkozy. Cela est assez inadmissible de mon point de vue. N'êtes-vous pas tenu à un rang diplomatique?
Le maire qui va très bientôt recevoir la visite de ce même président pour un sommet de la francophonie est-il en position de singer son hôte (si l'on en juge à vos grimaces et gestes)? Nous vous verrons à l'oeuvre le moment venu.
Je comprends que vous avez voulu par votre comportement faire plaisir d'abord aux Québécois, dont on connaît l'animosité à l'égard de la France. Cela s'appelle du clientélisme et de la bêtise.
Le Québec, s'il veut prétendre à une reconnaissance nationale et internationale comme vous l'espérez, devrait plutôt se garder d'adopter du mépris à l'égard de l'étranger et des présidents de pays étrangers. La Ville de Québec aurait-elle pu se passer de la contribution de la France pour son 400e? Voulez-vous me rappeler les montants ou le pourcentage du budget?
Non, Monsieur le maire Labeaume, c'est trop, ou alors vous vous exposez à la critique qui risque d'être cinglante. Choisissez entre une carrière en politique ou en bouffonnerie.
Réponse du maire de Québec: «Oh, j'ai de la misère un petit peu. Le gars est énergique, mais je trouve qu'il est épars. Il part sur des "chires". Je trouve que ça manque souvent de cohérence son affaire. Enfin, je vais arrêter là parce que la visite s'en vient.»
Les mimiques du maire de Québec visibles en vidéo en rajoutent sur les propos. N'étant ni adhérent à l'UMP ni un farouche partisan de certaines actions du président, je trouve que vous avez, Monsieur Régis Labeaume, fait preuve lors de cette émission publique d'un total manque de respect à l'égard du président Sarkozy. Cela est assez inadmissible de mon point de vue. N'êtes-vous pas tenu à un rang diplomatique?
Le maire qui va très bientôt recevoir la visite de ce même président pour un sommet de la francophonie est-il en position de singer son hôte (si l'on en juge à vos grimaces et gestes)? Nous vous verrons à l'oeuvre le moment venu.
Je comprends que vous avez voulu par votre comportement faire plaisir d'abord aux Québécois, dont on connaît l'animosité à l'égard de la France. Cela s'appelle du clientélisme et de la bêtise.
Le Québec, s'il veut prétendre à une reconnaissance nationale et internationale comme vous l'espérez, devrait plutôt se garder d'adopter du mépris à l'égard de l'étranger et des présidents de pays étrangers. La Ville de Québec aurait-elle pu se passer de la contribution de la France pour son 400e? Voulez-vous me rappeler les montants ou le pourcentage du budget?
Non, Monsieur le maire Labeaume, c'est trop, ou alors vous vous exposez à la critique qui risque d'être cinglante. Choisissez entre une carrière en politique ou en bouffonnerie.
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