Le Bloc nuit au PQ
Jean Loiselle - Montréal, 6 octobre 2008
14 octobre 2008
Que le Bloc nuise au Québec, on a souvent tenté de le démontrer. Un important groupe de députés, dont le seul rôle possible est de protester, prive tour à tour le Parti conservateur ou le Parti libéral du Canada du réservoir normal de députés du Québec dans lequel un premier ministre canadien pourrait choisir des ministres valables pour nous représenter.
On s'empresse de décrier les ministres du Québec. Alors qu'un premier ministre qui veut donner à la Belle Province sa juste représentation au conseil des ministres du Canada doit les trouver parmi une poignée de députés, après que des candidats valables ont été défaits par le Bloc. Nous excellons dans les luttes fratricides.
La présence massive de députés du Bloc à Ottawa, alors que quelques-uns suffiraient à marquer le coup, a un effet pervers qui est presque toujours passé sous silence. Le Bloc nuit au Parti québécois. Les sources de financement de ces deux partis sont les mêmes. Leurs travailleurs d'élection se confondent. Il est vrai que, dans certains comtés, s'il n'y avait pas d'organisation du Bloc, il n'y aurait pas de député péquiste. C'est le contraire dans d'autres comtés. Il n'en reste pas moins que la direction bicéphale des troupes souverainistes mène souvent à la dissension plus ou moins feutrée. Certains des représentants des médias qui sont favorables aux idéaux de ces deux formations politiques en sont souvent embarrassés. Diaboliser Harper et réduire Dion à une trop simple expression n'efface pas ce problème.
Il faut retrouver le pourquoi du Parti québécois et réduire l'anomalie du Bloc. Il a eu sa raison d'être. L'heure de la retraite a sonné.
Monsieur Duceppe lui-même en est tellement conscient qu'il a voulu faire le saut d'Ottawa à la direction du Parti québécois, mais la place était prise et il ne le savait pas... ou ne voulait pas le savoir.
On s'empresse de décrier les ministres du Québec. Alors qu'un premier ministre qui veut donner à la Belle Province sa juste représentation au conseil des ministres du Canada doit les trouver parmi une poignée de députés, après que des candidats valables ont été défaits par le Bloc. Nous excellons dans les luttes fratricides.
La présence massive de députés du Bloc à Ottawa, alors que quelques-uns suffiraient à marquer le coup, a un effet pervers qui est presque toujours passé sous silence. Le Bloc nuit au Parti québécois. Les sources de financement de ces deux partis sont les mêmes. Leurs travailleurs d'élection se confondent. Il est vrai que, dans certains comtés, s'il n'y avait pas d'organisation du Bloc, il n'y aurait pas de député péquiste. C'est le contraire dans d'autres comtés. Il n'en reste pas moins que la direction bicéphale des troupes souverainistes mène souvent à la dissension plus ou moins feutrée. Certains des représentants des médias qui sont favorables aux idéaux de ces deux formations politiques en sont souvent embarrassés. Diaboliser Harper et réduire Dion à une trop simple expression n'efface pas ce problème.
Il faut retrouver le pourquoi du Parti québécois et réduire l'anomalie du Bloc. Il a eu sa raison d'être. L'heure de la retraite a sonné.
Monsieur Duceppe lui-même en est tellement conscient qu'il a voulu faire le saut d'Ottawa à la direction du Parti québécois, mais la place était prise et il ne le savait pas... ou ne voulait pas le savoir.
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