Calvaire aux Gonaïves
François Gérin-Lajoie - Port-au-Prince, le 7 octobre 2008
10 octobre 2008
Je termine tout juste une mission en Haïti où je me suis rendu, entre autres, aux Gonaïves. Je vous prie de me croire: à la suite de quatre ouragans consécutifs, la situation, là-bas, est catastrophique et exige notre aide la plus massive et la plus rapide.
Il y a quatre ans, en compagnie de Paul Gérin-Lajoie, j'avais vu les conséquences de l'ouragan Jeanne. Le bilan des décès était plus lourd, c'est vrai. Par contre, cette fois-ci, la dévastation est beaucoup plus importante. On ne compte plus les maisons effondrées, les écoles sans toit, les routes et les ponts tout simplement effacés de la carte. L'eau a envahi la majorité des maisons et y est demeurée. Les habitants sont contraints de vivre sur le toit de leur maison, s'ils ont la chance d'en avoir encore une.
La ville n'est plus qu'un immonde cloaque submergé par l'eau sale qui cède peu à peu sa place à une boue collante et nauséabonde. Les habitants tentent tant bien que mal de retrouver une vie normale. Les plus courageux s'affairent à nettoyer et à réparer ce qu'ils peuvent avec des moyens rudimentaires. La rentrée scolaire a été retardée. Au moindre coup de tonnerre, à la moindre goutte de pluie, les Gonaïvois se précipitent dans les montagnes de peur que la pluie ne se transforme à nouveau en torrent de boue meurtrier. Certains, trop faibles, en majorité des femmes et des enfants, sont contraints de demeurer sur leur toit pour y passer une nuit d'angoisse.
Dans le cadre de mes missions, j'ai eu la chance de parcourir un très grand nombre de pays. Lors de ma visite aux Gonaïves, l'une des choses qui m'a le plus frappé et qui ne m'était jamais arrivée auparavant, c'est d'avoir passé une journée entière sans avoir vu un seul autre caucasien.
Je me suis surpris à songer que cela voulait peut-être dire que les pays plus chanceux avaient décidé d'abandonner l'Artibonite à son triste sort. Je me suis ressaisi en me disant que ça ne devait être qu'un effet de mon imagination, un songe éveillé, justement, un cauchemar... Je souhaite me réveiller le plus rapidement possible.
Nous savons tous ce que nous devons faire pour venir en aide à la population haïtienne déjà tellement éprouvé: chaque individu, chaque gouvernement a le devoir de répondre activement à cette détresse inacceptable. Je vous en prie, réagissons!
Il y a quatre ans, en compagnie de Paul Gérin-Lajoie, j'avais vu les conséquences de l'ouragan Jeanne. Le bilan des décès était plus lourd, c'est vrai. Par contre, cette fois-ci, la dévastation est beaucoup plus importante. On ne compte plus les maisons effondrées, les écoles sans toit, les routes et les ponts tout simplement effacés de la carte. L'eau a envahi la majorité des maisons et y est demeurée. Les habitants sont contraints de vivre sur le toit de leur maison, s'ils ont la chance d'en avoir encore une.
La ville n'est plus qu'un immonde cloaque submergé par l'eau sale qui cède peu à peu sa place à une boue collante et nauséabonde. Les habitants tentent tant bien que mal de retrouver une vie normale. Les plus courageux s'affairent à nettoyer et à réparer ce qu'ils peuvent avec des moyens rudimentaires. La rentrée scolaire a été retardée. Au moindre coup de tonnerre, à la moindre goutte de pluie, les Gonaïvois se précipitent dans les montagnes de peur que la pluie ne se transforme à nouveau en torrent de boue meurtrier. Certains, trop faibles, en majorité des femmes et des enfants, sont contraints de demeurer sur leur toit pour y passer une nuit d'angoisse.
Dans le cadre de mes missions, j'ai eu la chance de parcourir un très grand nombre de pays. Lors de ma visite aux Gonaïves, l'une des choses qui m'a le plus frappé et qui ne m'était jamais arrivée auparavant, c'est d'avoir passé une journée entière sans avoir vu un seul autre caucasien.
Je me suis surpris à songer que cela voulait peut-être dire que les pays plus chanceux avaient décidé d'abandonner l'Artibonite à son triste sort. Je me suis ressaisi en me disant que ça ne devait être qu'un effet de mon imagination, un songe éveillé, justement, un cauchemar... Je souhaite me réveiller le plus rapidement possible.
Nous savons tous ce que nous devons faire pour venir en aide à la population haïtienne déjà tellement éprouvé: chaque individu, chaque gouvernement a le devoir de répondre activement à cette détresse inacceptable. Je vous en prie, réagissons!
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