Une campagne qui mise sur l'imbécillité
Jacques Martineau - La Pocatière, le 6 octobre 2008
8 octobre 2008
Barack Obama a dit récemment: «La plupart des gens sont fatigués de la politique de diversion et de division selon laquelle il faut simplement diffuser des spots désagréables et mentir sur ses adversaires pour gagner une élection.» Mais à regarder ce qui se passe dans la campagne actuelle au Canada, on voit qu'on est encore loin de ça. La surenchère dans la diabolisation du gouvernement Harper atteint des sommets inégalés ces jours-ci. Gilles Duceppe a fait figure de champion à ce titre dimanche. C'est au point que quand on souhaite pouvoir apprécier objectivement les forces et faiblesses du gouvernement sortant, on a envie de dire aux chefs des autres partis: «Vos gueules.»
Ces campagnes d'attaques outrancières et de peur impliquent évidemment que l'on prenne les électeurs pour des imbéciles. Mais le plus inquiétant, quand on voit dans un tel contexte les sondages changer de façon significative, comme cela semble s'être produit en faveur du Bloc par exemple, c'est que ce soit grandement le cas...
Ces campagnes d'attaques outrancières et de peur impliquent évidemment que l'on prenne les électeurs pour des imbéciles. Mais le plus inquiétant, quand on voit dans un tel contexte les sondages changer de façon significative, comme cela semble s'être produit en faveur du Bloc par exemple, c'est que ce soit grandement le cas...
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