Une nouvelle «fiction»
Jean-Serge Baribeau - Montréal, le 6 octobre 2008
8 octobre 2008
Dimanche, je me suis permis de jeter un coup d'oeil sur ce qui était, sauf erreur, la deuxième émission de Loft Story cette année. Et j'ai vécu l'un des moments les plus étonnants de ma vie (de sociologue des médias) lorsque j'ai aperçu, parmi les analystes et commentateurs, ce bon vieux Thomas Mulcair, «mon» député NPD (je vis dans le quartier Côte-des-Neiges). Au risque de passer pour un analyste rigide et borné, je dois dire et de redire qu'il est des moments où je n'apprécie pas le mélange des genres. Au risque de passer pour un puriste, je dois de dire et de redire que je n'aime pas la nouvelle mode qui consiste à demander aux politiciens de descendre au ras des pâquerettes et de participer à toute une brochette d'émissions axées surtout sur le divertissement, lequel divertissement est souvent «bon marché», minable et éminemment critiquable.
Mulcair a été spécialement démagogique, opportuniste et «populiste». Ce qui, semble-t-il, l'a amené à participer à l'émission, c'est que l'un des lofteurs, un dénommé Arcadio, a affirmé vouloir voter pour le NPD et pour Thomas Mulcair. Même si je ne veux pas être un «analyste» apocalyptique et totalement négatif, il n'en demeure pas moins que la téléréalité à l'état presque pur m'horripile profondément. Je prétends vigoureusement, fermement, mais sans dogmatisme, que le phénomène de la téléréalité correspond souvent à une progression fulgurante de l'inculture, de la médiocrité, de la facilité et de la négation de la sphère intime des êtres humains.
Après hésitation, je vais néanmoins voter pour Thomas Mulcair parce que je considère que le panorama politique du Canada n'est guère réjouissant. Mais, à partir de tout de suite, Mulcair et le NPD seront sous haute surveillance.
Mulcair a été spécialement démagogique, opportuniste et «populiste». Ce qui, semble-t-il, l'a amené à participer à l'émission, c'est que l'un des lofteurs, un dénommé Arcadio, a affirmé vouloir voter pour le NPD et pour Thomas Mulcair. Même si je ne veux pas être un «analyste» apocalyptique et totalement négatif, il n'en demeure pas moins que la téléréalité à l'état presque pur m'horripile profondément. Je prétends vigoureusement, fermement, mais sans dogmatisme, que le phénomène de la téléréalité correspond souvent à une progression fulgurante de l'inculture, de la médiocrité, de la facilité et de la négation de la sphère intime des êtres humains.
Après hésitation, je vais néanmoins voter pour Thomas Mulcair parce que je considère que le panorama politique du Canada n'est guère réjouissant. Mais, à partir de tout de suite, Mulcair et le NPD seront sous haute surveillance.
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