Le vide
Colin L’Ériger - Le 24 septembre 2008
26 septembre 2008
Chaque fois qu'ils ouvrent la bouche, je suis aspiré dans un vacuum où mon esprit s'égare dans un sinueux labyrinthe. Je perçois le discours sans jamais en appréhender le sens. Ma tête enfle, mes veines se gonflent et mon souffle exhale une fureur impuissante.
Une fois apaisé, j'ose l'espoir. J'aimerais croire qu'ils existent et que subsiste autre chose qu'une image déformée par les interférences de mon téléviseur. Le lendemain matin, je suis toujours aussi défoncé par les mêmes paroles vaporeuses émanant du journal. Des paroles qui me laissent croire que tout ça existe bel et bien. La réalité est une illusion créée en l'absence de drogues, disait Richard Desjardins. Par analogie, la campagne électorale fédérale est une illusion créée en l'absence d'idées. La seule différence est que l'on se «shoote» avec du vide «dealé» par les politiciens.
Colin L'Ériger
Le 24 septembre 2008
Une fois apaisé, j'ose l'espoir. J'aimerais croire qu'ils existent et que subsiste autre chose qu'une image déformée par les interférences de mon téléviseur. Le lendemain matin, je suis toujours aussi défoncé par les mêmes paroles vaporeuses émanant du journal. Des paroles qui me laissent croire que tout ça existe bel et bien. La réalité est une illusion créée en l'absence de drogues, disait Richard Desjardins. Par analogie, la campagne électorale fédérale est une illusion créée en l'absence d'idées. La seule différence est que l'on se «shoote» avec du vide «dealé» par les politiciens.
Colin L'Ériger
Le 24 septembre 2008
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

