Une fausse perception
La lecture de votre éditorial du 16 septembre m'a laissé songeur. Vous répétez, comme l'ensemble des médias, que «La mise en veilleuse du projet de souveraineté force tout le mouvement souverainiste à se remettre en question.» Je m'attendais à plus de nuances.
Je milite depuis plus ou moins 40 ans pour la souveraineté du Québec et, à ce que je sache, cette notion n'a jamais été mise en veilleuse. Le PQ a retiré son engagement de tenir un référendum au cours du premier mandat suivant sa réélection. À mon avis, cela indique que le parti, conformément à sa tradition démocratique, reconnaît qu'il doit d'abord travailler davantage à convaincre les citoyens de la nécessité de la souveraineté politique. Cela indique également que ce parti reconnaît que son influence sera plus grande s'il forme le gouvernement au lieu de laisser le pouvoir et l'emprise sur les fonds publics à des partis acquis au fédéralisme. [...]
Ma lecture de la situation m'indique un changement de stratégie, bien sûr, mais je n'y vois qu'une façon de mieux atteindre la souveraineté politique du Québec. Que j'aille à mon travail en automobile, en autobus ou à pied, cela ne permet pas de déduire que je compte démissionner. Pourquoi un journal sérieux comme le Devoir contribue-t-il à répandre cette fausse perception?
Je milite depuis plus ou moins 40 ans pour la souveraineté du Québec et, à ce que je sache, cette notion n'a jamais été mise en veilleuse. Le PQ a retiré son engagement de tenir un référendum au cours du premier mandat suivant sa réélection. À mon avis, cela indique que le parti, conformément à sa tradition démocratique, reconnaît qu'il doit d'abord travailler davantage à convaincre les citoyens de la nécessité de la souveraineté politique. Cela indique également que ce parti reconnaît que son influence sera plus grande s'il forme le gouvernement au lieu de laisser le pouvoir et l'emprise sur les fonds publics à des partis acquis au fédéralisme. [...]
Ma lecture de la situation m'indique un changement de stratégie, bien sûr, mais je n'y vois qu'une façon de mieux atteindre la souveraineté politique du Québec. Que j'aille à mon travail en automobile, en autobus ou à pied, cela ne permet pas de déduire que je compte démissionner. Pourquoi un journal sérieux comme le Devoir contribue-t-il à répandre cette fausse perception?
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