La formation dispensée à l'INIS
Lettre à la ministre du Patrimoine, Josée Verner
Janette Bertrand - Auteure et formatrice à l'Institut national de l'image et du son (INIS), le 18 septembre 2008
19 septembre 2008
Madame,
Avec tout le respect que je vous dois, laissez-moi vous exprimer mon indignation à la suite de votre décision d'abolir le programme de soutien à la formation dispensée par l'INIS. Je n'ai pas besoin de vous rappeler que cette institution offre une formation spécialisée et particulièrement adaptée au contexte de notre industrie québécoise de la télévision. Notre enseignement est personnalisé, ce qu'aucune université ne peut offrir. En 1996, j'ai participé à sa création parce l'Institut correspondait, et correspond toujours, à un besoin réel.
La formation professionnelle dispensée à l'INIS est essentielle pour assurer la relève. Ce n'est pas un hasard si la télévision, notre télévision, est aimée du public plus que partout au monde: c'est parce que nos artisans sont talentueux et compétents et qu'ils ont été formés pour exercer leur métier. Leurs oeuvres rayonnent aussi avec éclat à l'extérieur du Québec.
Quant à moi, qui n'ai absolument pas besoin d'enseigner pour vivre, je ne perds pas mon temps, madame; je prends ce temps de ma vie pour donner à la relève ce que j'ai mis cinquante ans à apprendre. La transmission du savoir d'une génération à l'autre, j'y crois. Ça fait partie d'un processus essentiel à la survie et à l'épanouissement de notre culture. C'est l'héritage que je lègue aux jeunes.
À l'INIS, j'enseigne à des gens de talent que, bien humblement, je contribue à former. Ce sont eux qui prennent et prendront le relais et qui font que cette télévision que nous aimons tant continuera d'exister. Les diplômés de l'INIS sont performants; ils occupent une place de choix dans notre industrie. Rien ne justifie donc votre décision.
Madame Verner, j'espère avoir éclairé votre lanterne et vous amener à revenir sur votre décision. Il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'idée.
Avec tout le respect que je vous dois, laissez-moi vous exprimer mon indignation à la suite de votre décision d'abolir le programme de soutien à la formation dispensée par l'INIS. Je n'ai pas besoin de vous rappeler que cette institution offre une formation spécialisée et particulièrement adaptée au contexte de notre industrie québécoise de la télévision. Notre enseignement est personnalisé, ce qu'aucune université ne peut offrir. En 1996, j'ai participé à sa création parce l'Institut correspondait, et correspond toujours, à un besoin réel.
La formation professionnelle dispensée à l'INIS est essentielle pour assurer la relève. Ce n'est pas un hasard si la télévision, notre télévision, est aimée du public plus que partout au monde: c'est parce que nos artisans sont talentueux et compétents et qu'ils ont été formés pour exercer leur métier. Leurs oeuvres rayonnent aussi avec éclat à l'extérieur du Québec.
Quant à moi, qui n'ai absolument pas besoin d'enseigner pour vivre, je ne perds pas mon temps, madame; je prends ce temps de ma vie pour donner à la relève ce que j'ai mis cinquante ans à apprendre. La transmission du savoir d'une génération à l'autre, j'y crois. Ça fait partie d'un processus essentiel à la survie et à l'épanouissement de notre culture. C'est l'héritage que je lègue aux jeunes.
À l'INIS, j'enseigne à des gens de talent que, bien humblement, je contribue à former. Ce sont eux qui prennent et prendront le relais et qui font que cette télévision que nous aimons tant continuera d'exister. Les diplômés de l'INIS sont performants; ils occupent une place de choix dans notre industrie. Rien ne justifie donc votre décision.
Madame Verner, j'espère avoir éclairé votre lanterne et vous amener à revenir sur votre décision. Il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'idée.
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