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La loi 101 à l'heure des bilans

Clairandrée Cauchy   18 septembre 2008 
Ruba Ghazal, Akos Verboczy, Daniel Russo-Garrido et Farouk Karim témoignent dans le documentaire La Génération 101, du cinéaste Claude Godbout, de leur intégration à la société québécoise. Ils esquissent un bilan des 30 ans de la loi qui a fait
Photo : Jacques Nadeau
Ruba Ghazal, Akos Verboczy, Daniel Russo-Garrido et Farouk Karim témoignent dans le documentaire La Génération 101, du cinéaste Claude Godbout, de leur intégration à la société québécoise. Ils esquissent un bilan des 30 ans de la loi qui a fait
Succès d'intégration des immigrants ou fausse assurance d'une pérennité de la langue française? La loi 101 qui a obligé les enfants d'immigrants à fréquenter l'école française est rendue à l'heure des bilans, plus de 30 ans après son entrée en vigueur, en 1977. Le cinéaste Claude Godbout s'est attelé à cette tâche en donnant la parole à quatre enfants de la génération 101.

Leur réflexion est entrecoupée d'incursions dans les écoles multiethniques d'aujourd'hui où se réalise, tel une série de petits miracles quotidiens, l'intégration concrète des enfants d'immigrants. Mais voilà, plusieurs de ces écoles sont en quelque sorte des ghettos multiethniques, où les petits de souche sont pratiquement absents.

Un des protagonistes du film, le commissaire scolaire Akos Verboczy, raconte à la caméra une anecdote tirée de son adolescence à l'école secondaire Saint-Luc, dans Côte-des-Neiges, qui en dit long sur les enjeux de l'intégration. Lors du spectacle d'une troupe de danse folklorique dans l'amphithéâtre de l'école, des jeunes se sont mis à huer devant un numéro de danse traditionnelle québécoise.

«C'était vrai il y a 20 ans dans les écoles multiethniques et je le vois encore comme commissaire aujourd'hui : le français, c'est la langue des loosers, et l'anglais, c'est la langue des winners. Le film nous permet de connaître la réalité de ces écoles multiethniques. On ne regarde plus les immigrants seulement avec un regard angélique. Quand tu es adolescent à l'école Saint-Luc, c'est ringard la culture québécoise», explique en entrevue l'homme dans la jeune trentaine d'origine hongroise.

Ce dernier a pourtant choisi de faire sa vie en français, parce qu'il a eu l'occasion de côtoyer des francophones qui «s'assument et réussissent», en fréquentant des cours d'escrime. «Cette réalité (des milieux multiethniques) est inconnue, à cause de la ségrégation. Les décideurs, les francophones, ils ne connaissent pas cela. Ils ne peuvent s'imaginer cela. C'est complètement surréaliste », poursuit Akos, qui agit parfois un peu comme une interface entre la société d'accueil et les immigrants.

Palestinienne d'origine arrivée au Québec à l'âge de 10 ans, Ruba Ghazal constate elle aussi le manque de pouvoir d'attraction de la culture francophone. Ses frères et soeurs s'intègrent tous davantage à la culture anglophone. «On a beau aller dans une école publique française, dans la cour d'école on parle quand même anglais. C'est plus cool», note la femme dans la trentaine qui a grandi à Laval.

Tout comme Akos, elle a décidé de s'engager politiquement, en militant au sein du parti de gauche Québec solidaire. Elle aussi endosse le rôle de trait d'union entre les immigrants et la société d'accueil. Mais la tâche n'est pas toujours facile. «Les francophones n'ont pas confiance que les immigrants puissent être attirés par la culture québécoise. Dès que j'ouvre la bouche, on s'étonne de mon accent québécois», constate Ruba.

Cette méfiance agace Farouk Karim, organisateur syndical et ex-candidat péquiste dans la circonscription d'Outremont. «La défense de la langue française, c'est pas juste le lot des Canadiens-français indépendantistes, descendants du chanoine Groulx. Ce qui me déplaît le plus en ce moment, c'est que les fédéralistes québécois ne défendent pas la langue française», tonne le militant péquiste, originaire de Madagascar.

Le contexte politique dans lequel il a grandi a influencé grandement son parcours. «Le Québec s'affirmait: c'était l'époque de l'accord du Lac-Meech, des référendums. Dans les années 1990, même la Chambre de commerce de Montréal était souverainiste. On s'entend-tu qu'on est loin de cela aujourd'hui!» s'exclame-t-il. Son ami et ancien camarade de classe, Akos, renchérit : «Dans l'imaginaire, il y avait une chance que les francophones gagnent.»

Le portrait est aujourd'hui plus mitigé. Avec le triomphe de la mondialisation et la question nationale qui s'estompe, la force d'attraction du français risque d'être moins grande. «Notre génération, la première cohorte des enfants de la loi 101, est en train de remettre en question passivement la loi 101. Ils choisissent majoritairement de poursuivre leur éducation en anglais. Sur le marché du travail, au centre-ville chez Gap, ils fonctionnent en anglais. Le français, pour eux, c'est la langue pour accommoder les Canadiens-français», fait remarquer Akos, qui dénonce la pression en faveur de la «bilinguisation» de la société.

Farouk s'inquiète lui aussi de voir l'anglais figurer de plus en plus parmi les critères d'embauche, et les immigrants qui parlent français devoir se contenter d'emplois en-dessous de leurs capacités, quand ils ne sont pas carrément au chômage. «Il faut travailler sur la deuxième partie du contrat moral : on vous apprend le français, mais on vous intègre en contrepartie», martèle Farouk.

Les trois jeunes de la génération 101 plaident pour un renforcement de la loi 101, notamment pour qu'elle s'applique systématiquement à toutes les entreprises et non seulement à celles de plus de 50 employés.

Contrastant avec Akos, Farouk et Ruba, qui ont résolument jeté leur ancre dans la société québécoise, le quatrième protagoniste du documentaire, Daniel Russo-Garrido, incarne à merveille le citoyen du monde, qui n'a que faire de la langue ou de la nation. Le latino-américain d'origine né à Québec s'inquiète peu de l'intégration et voit dans la question identitaire un combat d'arrière-garde. «Les anglophones n'en ont rien à foutre de savoir d'où tu viens, ils sont fonctionnels», constate Daniel.

Le réalisateur Claude Godbout note lui aussi une dégradation du contexte d'intégration des immigrants. La loi 101 a certes fait son oeuvre en faisant apprendre le français, mais qu'advient-il ensuite? «Les jeunes qui se préparent à entrer sur le marché du travail voient l'Amérique, le Canada, puis le Québec, dans cet ordre», note-t-il.

La Génération 101 prend l'affiche demain au cinéma Ex-Centris, jusqu'au 25 septembre. Le film incite au débat, à la réflexion... et peut-être à l'action.






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  • Patric Choffrut
    Inscrit
    jeudi 18 septembre 2008 03h46
    Ringard?
    « Ancien responsable d'un groupe de défense de la culture occitane (le tiers sud de la France actuelle),parlant couramment 6 langues européennes, résidant à Londres, je comprends tout à fait la problématique d'une langue minoritairement parlée.
    Comment défendre une langue dont les locuteurs sont déjà persuadés qu'elle est dévaluée par rapport à une autre? (le français pour les Occitans, l'anglais pour les immigrés du Québec?)
    Ma réponse, sans en être totalement sûr, hélas, c'est le pragmatisme, c.à.d de choisir dans nos cultures les éléments qui "tiennent la route" et sont évidemment porteurs de modernité, et de favoriser les idées de progrès et de changement, alors que notre instinct nous porte à maintenir coûte que coûte ce qui nous tient à coeur.
    Et puis aussi l'humour: ces mêmes jeunes qui sifflent devant un spectacle folklorique occitan ou québécois(et ils n'ont pas vraiment tort, avouons-le) participent sans broncher, et vêtus de pantalons de vacher à des spectacles de défoulement primaux...
    Assumons la modernité pour tenter d'attacher la jeunesse, et refusons l'enfermement. Après tout, il y a d'autres cultures que la française et l'anglo-américaine! »

  • Guy Archambault
    Abonné
    jeudi 18 septembre 2008 04h42
    Une action drastique pour sauver la culture française au Québec.
    « Si le message véhiculé par le film est exact, et je le crois, je le sens, il faudra faire en sorte de prendre les mesures nécessaires pour éviter que dans 50 ans au Québec la langue d'usage à la maison et au travail ne soit l'Anglais.

    Voici quelques mesures prioritaires à prendre si on veut vraiment contrer l'érosion de la culture française qui est en cours actuellement parmi tous les jeunes de 15 à 35 ans; ceux-ci ne jurent plus que par une adoration des stars américaines de la chanson et du cinéma.

    Première mesure : ne plus imposer l'enseignement de l'anglais aux trois niveaux d'enseignement, primaire, secondaire et collégial, sinon que pour apprendre le strict minimum des mots nécessaires pour sauver sa peau en cas de danger. Ce cours devrait être qu'optionnel au même titre que l'enseignement des autres langues.

    Deuxième mesure : afin d'accélérer la francisation des entreprises, tous les québécois issus de l'immigration devraient être obligés de s'inscrire aux cégeps francophones lorsqu'ils désirent choisir un programme technique.

    Troisième mesure : l'admission à tous les ordres professionnels et techniques devrait comporter les passage obligatoire d'un test extrêmement sévère, contrôlé par le gouvernement, pour juger de la maîtrise du français oral par les candidats aux postes
    qu'ils convoitent.

    Quatrième mesure : établir et financer généreusement un organisme para-public chargé de traduire en français tous les livres et les toutes les revues de langue étrangère permettant aux étudiants des cégeps et des universités d'avoir rapidement et gratuitement en mains les manuels et les livres de références essentiels à leur réussite.

    Guy Archambault »

  • andré michaud
    Inscrit
    jeudi 18 septembre 2008 08h35
    Les québécois vs la langue française
    « Que fait chaque citoyen québécois francophone pour apprendre à parler et écrire correctement le français? De moins en moins... Peut-on dire alors, qu'ils tiennent VRAIMENT au français et qu'ils le prouvent au delà des prétentions creuses?

    Quel pourcentage des citoyens francophones au Québec peut encore écrire correctement le français? Au maximum 25 à 30% ! Un certain pourcentage, de plus en plus grand, est même analphabète fonctionnel...

    Pourquoi notre français parlé doit-il être sous-titrés dans les autres pays francophones? Pace que nous parlons (et je m'inclus) un dialecte du français....oussé kalé , en dessour de ..etc..

    Et nous voudrions que les immigrés donnent plus d'importance à la langue française, nous qui la piétinons chaque jour!! Les gens qui parlent et écrivent correctement le français, comme M.Dion, sont méprisés et considérés comme parlant de façon "pédante"..Ici on veut parler "québécois", un dialecte du français que nous utilisons de père en fils depuis des lustres.

    Comment exiger des autres ce que nous ne voulons pas faire nous même??? Voila LA question qui est systématiquement mise sous le tapis...dans les films et le livres. »

  • Claude L'Heureux
    Abonné
    jeudi 18 septembre 2008 09h16
    5e mesure
    « Pour faire suite aux propos de monsieur Archambault j'ajouterais une cinquième mesure:
    un seul CHUM.

    Claude L'Heureux, Québec »

  • Julien Reny
    Inscrit
    jeudi 18 septembre 2008 09h22
    petite ingratitude
    « Ingratitude et mépris qui ne serait pas toleré ailleur. Les québecois parlent looser. Mais quand même, ils ont des garderies à 7$, des congés parentaux d'un an et des universités pas cher. Donc certains néo aiment bien finalement les loosers et ne prendraient pas le risque d'habiter dans les provinces de winners. Mais bon aujourd'hui il faut parler bilingue et être de culture multi culturel pour etre ouvert sur le monde et ne pas être raciste! Sérieusement, il n'y a qu'au Québec ou c'est comme ça.

    Julien »

  • Yvon Montoya
    Abonné
    jeudi 18 septembre 2008 09h33
    Déprimant
    « Encore et encore la langue. Moi pas comprendre le début de phrase découlant directement de la rigoureuse éducation due a la Loi 101, celle-ci : « On s'entend-tu qu'on est loin de cela aujourd'hui!» s'exclame-t-il ». Puis avant, celle-ci pour les écoles : « ces écoles sont en quelque sorte des ghettos multiethniques, où les petits de souche sont pratiquement absents. », c'est quoi « les petits de souche » ? Est-ce que cela va durer des siècles cette distinction ? On ne peut faire un peuple homogène avec ce petit « souchi » de mauvais augure. Le petit qui vient de naitre et dont les parents sont d'origine camerounaise, hélas pour lui, ne peut que s'enfoncer dans le ghetto créé pour lui seul pas a un autre. Le pire pour ce petit être, sa progéniture aussi héritera de son ghetto. C'est la part de ghetto dont les immigrants ont droit. Le gâteau ce n'est pas pour eux. Mais on est démocratique pour les tibétains, n'est-ce pas ? Il ne faut pas oublier que durant le ghetto de Varsovie, les familles des soldats allemands y allaient se promener le dimanche (bras-dessus bras-dessous avec papa maman fils et filles a la bonne moralité qui n'aiment pas les anormaux : Juifs, noirs, homosexuels, gitans, russes, polonais lesbiennes etc.) pour voir les juifs et parler avec eux comme si de rien n'était. Goebbels a mis le holà à ce genre de visite. Idée qui serait pourtant a reprendre pour nos écoles. Allons les visiter. Faisons des écoles séparées, c'est moins complique, nous aurons moins de « souchi ».

    Pourtant j'entends mieux le parler français depuis que les immigrants de l'Afrique viennent ici de plus en plus. Syntaxe, vocabulaire et maitrise dialectique de la langue font merveille à l'écoute (cependant c'est en maitrisant le français que nous pouvons avoir les moyens de saisir cet apport considérable dans le processus de conserver la langue française en Amérique du Nord, notamment au Québec). Je me dis que c'est mieux que la Loi 101 puisqu'elle n'est pas capable d'éviter la phrase citée plus haut : « On s'entend-tu qu'on est loin de cela aujourd'hui! ».

    Puis Farouk et ses propos, il veut faire du chantage en disant : « on vous apprend le français, mais on vous intègre en contrepartie», ce n'est pas très démocratique ca. Une famille immigrante dira oui pour avoir du travail sinon rien. En d'autre termes on pourrait dire : « Mettez-vous à genoux et vous aurez ce que vous demandez. » Voila la morale de cette attitude politique pour laquelle on ne risque pas de voter. Toutes les entreprises font leurs entrevues en anglais non en français. Surtout si elles ont des relations économiques serrées avec le reste du continent américain. Puis l'anglais est une belle langue riche et précise comme la notre.

    Etre de la planète serait devenue une tare car si on lit ce que dit notre journaliste de service a propos de Garrido incarnant « à merveille le citoyen du monde, qui n'a que faire de la langue ou de la nation ». Que diantre, être citoyen du monde n'empêche pas de parler et d'écrire le français correctement. Voltaire fut un des premiers à le devenir. Je ne dis pas les circonstances pour ce Voltaire car je crois que notre chère journaliste maitrise sa culture française mieux qu'un camerounais. Elle est québécois elle, il me semble au vu de son propos. Elle comprendra facilement entre les lignes. C'est ca avoir de la culture.

    Tout ceci est bien déprimant encore après la seconde guerre mondiale et toutes les horreurs perpétrées durant cette période. Encore et encore cette mauvaise volonté de ne pas accepter autrui comme soi-même. Primo Levi, Hillesum, Levinas, Antelme, Duras, Wiesel, Lanzmann et tant d'autres ont écrit et témoigner pour rien du tout. Nous sommes comme jadis. Déprimant. »

  • Claude Archambault
    Inscrit
    jeudi 18 septembre 2008 09h38
    @ L'autre Archambault
    « M. Archambault, vous proposez des tests de français extrêmement sévère pour assurer une parfaite connaissance du français, vous proposez aussi que l'apprentissage de l'anglais soit facultatif et l'interdiction pour les enfants d'immigrant d'aller dans une institution d'enseignement anglophone.
    Vous avez oublié d'autres mesures telles que, d'avoir au Québec 100% du contrôle des ondes, pour pouvoir interdire la diffusion de musique anglophone sur les ondes francophone. Restreindre l'accès au poste de radio ou télé anglophone par le câble ou satellite à tous francophones et tous les immigrants.
    Limiter l'accès aux publications anglophones. Interdire l'usage d'une langue autre que le français dans les espaces publiques et dans les maisons privée. Seul ceux qui pourront prouver avoir des origines pur anglo-saxonne auront droit de posséder un permis qui leur permettra de parler anglais entre eux (à condition d'être dans un lieu privée ou personne d'autre pourront les entendre), leur donnerons le droit d'acheter des publications en anglais ou d'avoir accès à la radio et télé anglaise. Ce permis spécial devra être présenté en tout temps à tout francophone qui en fera la demande.
    Je suis certain qu'avec toutes ces mesures le français deviendra la seule langue officiel parlé par tout le Québec.
    J'oubliais, il faudra enlever le fleur de lys sur le drapeau aussi et le remplacer par des bananes, car le Québec sera réellement une république de banane à ce moment.

    Une chance que nous avons la charte des droits pour nous protéger de tel mesure extrémiste.
    Si on veut que le français soit respecté il faut le respecter et il se doit d'être respectable. Et tout ce que les lois qui impose son usage font c'est le rendre non respectable.

    Et si le français disparaît dans 100 ans ou 200 ans, alors ainsi soit-il, après tout une langue n'est juste qu'un outil de communication et dans le temps combien d'outil on été remplacés par d'autre soit pour des raisons d'efficacité ou de mode ? Une langue n'est qu'un outil que personne ne l'oubli. »

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    jeudi 18 septembre 2008 10h26
    Cégeps et universités
    « Il existe au Québec un scandale systémique : alors que la population anglophone du Québec est de moins de 10 % de la population totale, les collèges et universités anglophones du Québec reçoivent autour de 25 % des subventions gouvernementales. Ce qui revient à dire que les universités francophones ne reçoivent pas la juste part qu'elles devraient avoir. On en est rendu au point où le Québec finance lui-même son assimilation à l'anglais.

    En plus, les universités anglophones du Québec reçoivent ces fonds en partie pour former des étudiants venus d'autres provinces, des Etats-Unis et d'ailleurs qui viennent profiter ici des faibles frais de scolarité pour ensuite retourner à l'extérieur du Québec monnayer le fruit de leurs études. Le cas le plus choquant est celui des étudiants en médecine formés ici à grand frais par les contribuables québécois et qui quittent ensuite allègrement.

    Va-t-on pour une fois s'interroger sur le degré de subvention des universités anglophones du Québec eu égard au poids démographique des vrais anglophones du Québec? Trois universités anglophones pour 7% de vrais anglophones, est-ce que cela a du sens ?


    À quand une Commission d'enquête sur cette situation absurde?

    Pour une question de justice envers la majorité, il est grand temps que le réseau d'enseignement anglophone au Québec ne soit subventionné qu'au prorata de la proportion de véritables anglophones au Québec, et ce à tous les niveaux : primaire, secondaire, et surtout aux niveaux collégial et universitaire. »

  • Eric Shannon
    Inscrit
    jeudi 18 septembre 2008 11h02
    Soit noir, soit blanc...
    « Ce qui me déplaît et qui me déplaira toujours est l'équation manichéenne qui veut que pour préserver la langue et la culture française, on doit absolument construire un pays souverain.

    J'attends encore un projet censé qui offre des solutions concrètes dans un environnement où la mondialisation signifie s'ouvrir sur le monde et non créer un climat isolationiste autant politique qu'économique pour une population qui n'en a toujours pas fini avec la "révolution tranquille". »

  • Marc A. Vallée
    Abonné
    jeudi 18 septembre 2008 11h13
    L'attraction du français
    « L'attraction du français est un débat qui dépasse les frontières du Québec pour atteindre tout le Canada. Quelles sont les raisons qui peuvent justifier aux yeux des autres Canadiens la conservation du français par les Québécois? La langue n'est pas qu'un outil, elle est un lien partagé entre les humains et leur réalité. Elle est un outil oui, pour échafauder multes projets. À l'heure où les Autochtones retrouvent l'importance de préserver leur langue, les Québécois sont encore obligés d'expliquer pourquoi préserver le français. Parce que c'est la langue de Cartier, Champlain et ceux qui les ont suivis. Parce que c'est une des trois langues qui ont participé à la construction et l'organisation du territoire que constitue aujourd'hui l'Amérique du Nord. C'est cela qu'il faut rappeler aux enfants d'immigrants, afin qu'ils comprennent les pays dans lesquels ils prennent place à leur tour. »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    jeudi 18 septembre 2008 11h15
    @ M. Claude Archambault
    « Quand vous demeurez poli comme ici, j'ai tendance à vous donner raison sur le fond. Charité bien ordonnée comme par soi-même dans l'affaire du français. Faut commencer à être bon dans une chose avant de tenter de l'enseigner ou de la promouvoir. »

  • Michel Simard
    Abonné
    jeudi 18 septembre 2008 12h56
    Crevez donc tous, bande de caves, comme disait l'autre...
    « Oui bien sûr une langue n'est qu'un idiome permettant de communiquer des idées simples ou complexes. Elle est totalement désincarnée de la culture du groupe qui la parle, bien sûr. Elle est totalement indépendante de la fierté que son groupe locuteur peut avoir ou non. Après tout, l'humanité n'est qu'une collection d'individus communiquant dans un idiome plus ou moins neutre. C'est bien l'enseignement que le groupe dominant veut bien que les groupes dominés ingurgitent. Et ils ingurgitent sans poser de question.

    Oui, bien sûr, une langue de moins, c'est comme une espèce de grenouille de moins. Ça ne fait pas pleurer personne. Une nation de moins, c'est pas bien grave, ça fait moins d'idiomes à inscrire sur les modes d'emploi des produits que les individus consommateurs qui ont renié leur statut de citoyens noationaux et du monde, vont bien acheter et produire comme des robots sans réflexion ni référence au monde.

    Que le groupe dominant ne se pose pas la question à savoir d'où quelqu'un vient, c'est tout à fait naturel : il ne sait même pas qu'il qu'il y a d'autres sortes de monde que lui-même. Quand on confond la Suisse et la République tchèque, quand on n'a jamais eu de passeport de sa vie, on pense que tout le monde parle anglais et pense comme le mode de pensée anglo-saxon. Pour avoir conscience de culture, encore faut-il être exposé à groupes d'autrui.

    Il m'apparaît triste de constater que plusieurs Québécois ont décidé de disparaître : c'est le corollaire de l'idéologie fédéraliste, on est Canadiens avant d'être francophones; le rêve est de vivre dans un Québec acadianisé ou louisianisé, où la langue française est la langue des inférieurs et des fossiles, et où on est si fier d'être capable de parler l'idiome de leurs maîtres. Est-ce vraiment l'avenir que nous souhaitons.

    L'action des francophones francophobes est la plus dommageable sur l'intégration des immigrants. Indépendantisme ou non, le manque de dignité amènera toujours le mépris et l'indifférence. C'est ce que le PLQ a semé au cours des 30 dernières années. Quand au repli sur soi prôné par l'ADQ, il mène tout droit vers l'assimilation des immigrants à l'anglophonie.

    Et pour tous les pseudo citoyens du monde se posant contre la nation québécoise, je peux leur assurer qu'on peut très bien être fier de sa langue et de sa nation et de fonctionner à merveille de par le vaste monde, pas seulement à Saskatoon SK ou à Hollywood FL comme plusieurs fédéralistes anti-québécois et anti-francophones, incapables de survivre en Europe (surtout dans la méchante France), à New York ou ailleurs. »

  • Claude Archambault
    Inscrit
    jeudi 18 septembre 2008 13h05
    le jour ou la loi 101 serait appliquée à 101%
    « Je me demande ce qu'il arrivera le jour ou toutes les personnes vivants au Québec sont capable de parler et d'écrire un bon français, et que tout l'affichage se fait en français et que toutes les communications qui se font à l'intérieur des frontières du Québec sont en français, mais OH SACRILÈGE 80% des gens parlent l'anglais ou une autre langue entre eux sur la rue et dans la maison. Que seulement 20% consomment des livres, disques, théâtres et cinéma français. La loi 101 serait respecté à 101%, mais les gens serait presque tous bilingue ou trilingue.

    Qu'allons nous faire ? On ne poura prétendre que le français est en péril il sera plus que majoritaire il sera parlé par tous. »

  • Claude Archambault
    Inscrit
    jeudi 18 septembre 2008 13h06
    @M St Arnaud
    « M. St Arnaud, vous dite une grande fausseté en prétendant que le fait de subventionner les universités Anglophone sert è payer les études des étrangers. Savez vous que les frais de scolarité des étudiants étranger ne sont pas régis de la même façon et qu'un étudiant américain qui étudie à McGill paie bien plus cher ses frais de scolarité qu'un étudiant québécois ou canadien. Mais qu'un étudiant d'un pays francophone paie, lui, presque la même chose qu'un étudiant québécois. Et ces étudiants de pays francophone vont en très forte majorité dans des universités francophone. Eux nous coutent cher. De plus les universités anglophones reçoivent de très grosse somme d'argent des anciens étudiants, c'est une tradition bien établi chez les anglos.
    De plus savez-vous le pourcentage d'étudiant francophone qui étudie à McGill ? Il est près de 60%. Oui près de 60% des étudiants à McGill sont francophone, ils le font par choix et aussi à cause de l'excellente réputation de cette université. Avouez que si vous avez le choix de faire vos étude à l'UQAM ou McGill le choix est facile à faire, si vous avez les notes requise il va de soit.
    De plus toutes les taxes scolaires sont payés par défaut à la commission scolaire francophone, et seul ceux qui on le droit d'envoyer leurs enfants à l'école anglaise paient à la commission anglophones. La part du gouvernement est établie en fonction du nombre d'élève. Donc votre argument de financement ne fonctionne pas.

    Les CEGEP et les universités, qu'ils soient francophones ou anglophones sont ouvertes à tous. Il y a un très fort pourcentage d'étudiant francophone dans ces institution anglophones, voulez vous les priver de ce droit ?
    Et pour ce qui est de la langue parlé dans la maison, cela est une question de liberté individuelle, tout comme son droit de vote. Car je comprends que pour plusieurs, un référendum ne se gagnera jamais si tous ne parlent pas seulement le français à la maison et que tous n'écoutent pas les mêmes médias propagateur d'idée. »

  • Etienne Merven
    Inscrit
    jeudi 18 septembre 2008 13h24
    Tanné!
    « Oui, je suis tanné d'entendre la même rengaine de certains forumistes, qui ne sont en fait que des fumistes : imposer des examens de langue aux immigrants, les forcer à fréquenter l'école française, ne pas enseigner « trop » d'anglais à l'école (depuis ce matin), forcer les gens à travailler en français, etc., etc., alors que, comme nombre de forumistes avertis l'ont dit aujourd'hui, la majorité des Québécois dits « de souche » ne fait que baragouiner le français! Il y en a même que je ne comprends pas! Ils devraient appliquer à eux-mêmes ce qu'ils préconisent pour les immigrants. « Commence par balayer dans ta cour », comme dirait l'autre.
    Ils devraient changer de refrain, trouver d'autres idées, d'autres pistes de réflexion pour faire bouger les choses et non s'enfermer dans une espèce de ghetto...
    Heureusement, la vaste majorité des jeunes de la province sait où est son intérêt et prend des mesures en ce sens. »

  • Guy Archambault
    Abonné
    jeudi 18 septembre 2008 14h53
    Réaction à Monsieur Claude Archambault
    « Ce que monsieur Guy Archambault demande, c'est exactement ce que vous demandez; à savoir, d'arrêter d'imposer aux francophones (par lois, règlements scolaires ou pressions sociales et élitistes) l'obligation d'apprendre l'anglais, d'avoir à parler anglais pour avoir un job convenable ou des chances de promotion sociale. Et cela, pour arrêter d'être ce que nous sommes déjà culturellement, une république de bananes, c'est-à-dire un pays à la remorque de la " tendance " à la mode actuellement dans bien des pays, la culture anglo-américaine.

    Guy Archambault »

  • Jacques Léger
    Inscrit
    jeudi 18 septembre 2008 21h15
    Ce Québec à l'image du monde
    « On pourrait longtemps palabrer sur le sort à long terme du projet de loi 101 au Québec, trente ou quarante ans après sa supposée mise en application. Le Québec fait désormais partie de ces nations soumises à une globalisation et à une mondialisation des échanges culturelles et économiques qui ont tendance à fragiliser les combats individuels ou personnels des "petites nations". Comment, dans ces conditions, pourrons-nous sauver ou protéger ce qui reste de nous. Je cherche encore la réponse.

    JACQUES LÉGER, MONTRÉAL (PETITE-PATRIE). »

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