lundi 23 novembre 2009 Dernière mise à jour 22h09


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Lettre - Le constat de Jacques Parizeau

16 septembre 2008 
Le constat de Jacques Parizeau sur notre situation scolaire n'est pas une nouvelle, les chiffres qu'il commente étaient connus et font l'objet de polémiques qui alimentent l'opinion publique depuis longtemps. Ce qui fait la nouvelle, c'est que celui qui a été au gouvernement durant les années où le drame s'est joué, se scandalise aujourd'hui, lui qui ne s'est pas beaucoup intéressé à cette question durant sa vie politique, préoccupé qu'il était avant tout de stratégie et mystifié par l'idée que l'avènement du «pays» allait régler tout le reste.

En toute honnêteté pour lui cependant, il faut rappeler certains de ses efforts. Par exemple, au moment où la question du recul de l'enseignement de l'histoire avait fait la manchette, c'était dans les années 1990, alors que Monsieur était au Conseil des ministres, il avait réagi de façon énergique en déclarant cette situation insupportable et qu'il allait régler cette affaire en quelques semaines. Je me souviens aussi du coup de pied au derrière qu'il promettait aux cégépiens qui ne sauraient pas parler l'anglais. Tout cela évidemment ne s'est pas produit. Au fond, le silence de Monsieur comme celui de ceux qui l'ont suivi, vient du fait qu'ils ont progressivement perdu contact avec certains problèmes pourtant majeurs de la réalité québécoise. René Lévesque qui aurait dû être sensible à la question de l'éducation n'a-t-il pas laissé en poste des ministres qui ont été incapables de contrôler les idéologues fabricants de réformes aux résultats désastreux? Mais soyons justes, les libéraux, sauf depuis l'arrivée de la ministre actuelle n'ont pas été beaucoup plus forts. Dommage que celle-ci arrive au moment où le mal est devenu presque incurable. Disons enfin que ce grave problème ne se réglera pas tant qu'on n'aura pas pris conscience du fait qu'il découle avant tout d'un appauvrissement de certaines valeurs sociales. Pensons à la place qu'ont prise le consumérisme, le culte du divertissement implanté dans nos écoles et entretenu par nos médias (voir l'excellent texte dans Le Devoir de Philosophie signé par Patricia Nourry), et évidemment l'état de nos pratiques en matière de solidarité.






Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Partager
Digg Facebook Twitter Delicious
 

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
Déjà inscrit? Ajoutez votre commentaire ci-dessous

    Connexion




Cet article vous intéresse?
0 réactions
0 votes
 
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel
Choisir mes
infolettres
Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

» En savoir plus
© Le Devoir 2002-2009