Lettres: Le Québec contre la guerre en Irak
Collectif - Chicoutimi, le 27 janvier 2003
13 février 2003
Nous, écrivains du Saguenay-Lac-Saint-Jean, aimerions proposer que l'Assemblée nationale du Québec adopte une résolution d'opposition au projet américano-britannique de guerre contre l'Irak. Le président de l'Égypte, Hosni Moubarak, a prédit que cette guerre «ouvrira les portes de l'enfer».
Il est temps que le Québec agisse en tant que vraie nation sur la scène internationale et que son gouvernement fasse valoir les idéaux de paix, de fraternité et de justice sociale qu'a toujours chéris le peuple québécois. Par son silence actuel à l'égard d'une guerre de l'Occident contre l'Orient, le gouvernement du Québec donne l'impression qu'il entérine l'attitude ambiguë d'Ottawa qui, un jour, dit qu'il faut respecter les décisions des Nations unies et qui, le lendemain, affirme être prêt à suivre les ordres de Washington. L'Assemblée nationale a certainement la possibilité de s'aligner avec la France, qui, par l'exercice de son droit de veto au Conseil de sécurité, pourrait éventuellement représenter le dernier espoir d'éviter la guerre. La gouvernement québécois, qui prône l'indépendance du Québec, ne doit pas laisser passer cette occasion unique pour le Québec de s'affirmer comme nation et de faire avancer la cause de la paix en même temps.
Robert Dôle, Danielle Dubé, André Girard, Yvon Paré, Elisabeth Vonarburg
Il est temps que le Québec agisse en tant que vraie nation sur la scène internationale et que son gouvernement fasse valoir les idéaux de paix, de fraternité et de justice sociale qu'a toujours chéris le peuple québécois. Par son silence actuel à l'égard d'une guerre de l'Occident contre l'Orient, le gouvernement du Québec donne l'impression qu'il entérine l'attitude ambiguë d'Ottawa qui, un jour, dit qu'il faut respecter les décisions des Nations unies et qui, le lendemain, affirme être prêt à suivre les ordres de Washington. L'Assemblée nationale a certainement la possibilité de s'aligner avec la France, qui, par l'exercice de son droit de veto au Conseil de sécurité, pourrait éventuellement représenter le dernier espoir d'éviter la guerre. La gouvernement québécois, qui prône l'indépendance du Québec, ne doit pas laisser passer cette occasion unique pour le Québec de s'affirmer comme nation et de faire avancer la cause de la paix en même temps.
Robert Dôle, Danielle Dubé, André Girard, Yvon Paré, Elisabeth Vonarburg
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