Bonne nouvelle
Pierre Lincourt - Montréal, le 26 août 2008
29 août 2008
L'annonce de l'investissement de REC Silicon à Bécancour m'a rappelé une des thèses de l'urbaniste Jane Jacobs dans son livre The Question of Separatism (présenté par Robin Philpot dans Le Devoir des 12 et 13 octobre 2006): la taille du marché intérieur n'est pas le facteur déterminant du développement d'une industrie nationale.
La Norvège, pays indépendant malgré sa petite taille, lui aussi essentiellement tributaire à l'origine des ressources naturelles, avec une population inférieure à celle du Québec, vient utiliser notre électricité bon marché pour mettre en valeur une technologie qu'elle a développée elle-même.
Cet investissement est une bonne nouvelle, mais il pourrait aussi déclencher une réflexion sur la technologie que nous pouvons inventer chez nous. Par exemple, l'industrie éolienne du Danemark, autre petit pays indépendant, crée 20 000 emplois. Pourquoi nous contenter de l'assemblage des éoliennes? Où va la matière grise de notre «économie du savoir»?
Pourquoi, comme la Norvège, ne saisissons-nous pas toutes les occasions que présentent les activités du secteur primaire afin de construire une véritable base industrielle? Est-ce à cause d'une trop longue habitude de la dépendance?
La Norvège, pays indépendant malgré sa petite taille, lui aussi essentiellement tributaire à l'origine des ressources naturelles, avec une population inférieure à celle du Québec, vient utiliser notre électricité bon marché pour mettre en valeur une technologie qu'elle a développée elle-même.
Cet investissement est une bonne nouvelle, mais il pourrait aussi déclencher une réflexion sur la technologie que nous pouvons inventer chez nous. Par exemple, l'industrie éolienne du Danemark, autre petit pays indépendant, crée 20 000 emplois. Pourquoi nous contenter de l'assemblage des éoliennes? Où va la matière grise de notre «économie du savoir»?
Pourquoi, comme la Norvège, ne saisissons-nous pas toutes les occasions que présentent les activités du secteur primaire afin de construire une véritable base industrielle? Est-ce à cause d'une trop longue habitude de la dépendance?
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