La crise comme occasion
Gaétan Fontaine (27 août) nous appelait à réfléchir sur nos habitudes alimentaires et même à remettre en question notre consommation de viande. J'aimerais ajouter des raisons aux siennes.
La consommation de viande implique une destruction massive de céréales. L'an dernier, des 2100 millions de tonnes de céréales produites, 1100 m.t. ont servi à nourrir les humains, 100 m. t. à produire de l'éthanol comme biocombustible et 760 m.t. à nourrir bétail et volaille.
Il est déjà assez désolant que conservateurs et libéraux aient voté pour le projet de loi sur les biocombustibles en juin dernier, même si un moratoire a été demandé à l'ONU en 2007 et même si la Banque mondiale reconnaît que les biocombustibles sont à l'origine d'au moins 25 % de la hausse du prix des aliments ayant déclenché la crise alimentaire mondiale. Or la consommation mondiale de viande implique sept fois plus de céréales que le bioéthanol. Cela mérite un regard lucide et une action individuelle.
Les animaux d'élevage émettent 18 % des gaz à effet de serre, ils occupent directement ou indirectement 70 % des terres arables, ils nécessitent des milliards de litres d'eau et leurs déjections polluent l'air et les cours d'eau. De plus, manger trop de viande peut causer des maladies cardiovasculaires et l'ostéoporose.
Manger «à la chinoise», peu de viande et beaucoup de légumes, améliorerait notre santé, assurerait assez de nourriture pour tous et permettrait de reconstituer les réserves céréalières mondiales, qui sont au plus bas niveau (52 jours).
La consommation de viande implique une destruction massive de céréales. L'an dernier, des 2100 millions de tonnes de céréales produites, 1100 m.t. ont servi à nourrir les humains, 100 m. t. à produire de l'éthanol comme biocombustible et 760 m.t. à nourrir bétail et volaille.
Il est déjà assez désolant que conservateurs et libéraux aient voté pour le projet de loi sur les biocombustibles en juin dernier, même si un moratoire a été demandé à l'ONU en 2007 et même si la Banque mondiale reconnaît que les biocombustibles sont à l'origine d'au moins 25 % de la hausse du prix des aliments ayant déclenché la crise alimentaire mondiale. Or la consommation mondiale de viande implique sept fois plus de céréales que le bioéthanol. Cela mérite un regard lucide et une action individuelle.
Les animaux d'élevage émettent 18 % des gaz à effet de serre, ils occupent directement ou indirectement 70 % des terres arables, ils nécessitent des milliards de litres d'eau et leurs déjections polluent l'air et les cours d'eau. De plus, manger trop de viande peut causer des maladies cardiovasculaires et l'ostéoporose.
Manger «à la chinoise», peu de viande et beaucoup de légumes, améliorerait notre santé, assurerait assez de nourriture pour tous et permettrait de reconstituer les réserves céréalières mondiales, qui sont au plus bas niveau (52 jours).
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